‹ Aymeri de NarbonneChapitre 218 sur 244 · LA LEGENDE D AYMERI EN ITALIE CCCXI · texte numérisé non relu

LA LEGENDE D AYMERI EN ITALIE CCCXI

Inutile de dire que celui-ci est vaincu et mis à mort. Notre héros reprend ensuite le chemin de la France, après s'être arrêté à Mascona (Mâcon), ville que le poète a transportée sans plus de façon de la Bourgogne en Toscane. Bientôt, on le retrouve près du roi Didier, mais ici encore, la perte d'un feuillet du manuscrit nous laisse ignorer les circonstances de son arrivée à la cour du monarque. Nous assistons seulement à son départ et à ses adieux :

Con grand' amor l'un coU' altr 'abraciossi, E chosi l'un dall' altro schomiattossi.

(Ch.VII, st. 4G, fol. 26 r".)

Didier recommande à son hôte de saluer de sa part Charlemagne et tous ses barons. Aymeri, dès qu'il est de retour, s'acquitte de cette commission :

Po' da parte di Disider salutollo, Dicendo corne a Pavia trovoUo, E SI com' e' gli fece grand' onore, E délia figlia non potie celare, Dicendo che gli avie rubato il core, Tante la vide bella a un ballare.

Po' mando Carlo per anbasciatore Per Amegiarda, e fegliele sposare; Onde n'ebe cosi bella brighata, Com' al présente vi sarà contata.

(St. 5G, fol. 27 v«.)

On voit ici une réminiscence, du reste assez lointaine, du voyage d'Aymeri à Pavic et de ses fiançailles avec Hcrmengardc, tels qu'ils sont rapportés dans notre chanson française. Il y a sur ce point en-

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