‹ Aymeri de NarbonneChapitre 238 sur 244 · CCCXXVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

CCCXXVIII INTRODUCTION

mier récit (celui d'Ulrich), dit le remanieur, cesse ici (après la mention de la prise de Narbonne et d'Irmenschart de Pavie :

Ouch hette her eyii edele vrowen...

De gravinne Irmenschart si hiez, Unde was burtik von Pavie.)

Un autre récit (celui de Wolfram, 91, 27 — 92, 2) est nécessaire pour nous raconter l'aventure (la prise de Rome). Permettez donc que je le rattache ici au précédent; toute contradiction aura ainsi disparu, et la narration en sera embellie. »

Quoi qu'il en soit, Ulrich raconte en quelques mots, dans le texte primitif, comment Aymeri prit Narbonne, et comment Charlemagne, au retour de l'expédition de Rome, lui fit épouser Hermengarde à Pavie ^, et l'on peut se demander à quelle source il a puisé ces notions. M. Suchier a prouvé qu'il n'a connu aucun poème français, et qu'il s'est borné à développer, avec les ressources propres de son imagination 2, les indications sur le passé de Guillaume qu'il a trouvées dans Wolfram. Cette assertion nous semble ici pleinement justifiée. Ulrich a emprunté à cet auteur les noms d'Heimnch von Naribôn et d'Irmenscliart von Pavie, et c'est sur cette double quaUfication qu'il a fondé son récit ^. Il est évident qu'il ne doit

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