I^XXXIV INTRODUCTION
Cette fuite de Desramé et de Baufumé est rapportée dans Ayrncn, aux v. 4347 et suiv. Lorsqu'Aymeri a mis les Sarrasins en déroute sous les murs de Narbonne et s'apprête à rentrer en vainqueur dans la ville pour y célébrer son mariage, les deux rois païens ont pu seuls, avec trente de leurs hommes, échapper au désastre :
Mal soit de ceus qui soient eschapé, Fors Baufumé et le roi Desramé; Par tost aler ont il le jeu joé, Ensemble o eus .xxx. païen armé; A lor ne's vienent, si sont dedanz entré, En un chalant s'en sont nagent torné Tout droitement à Cordres.
Outre ces rapports si frappants, le Département des enfants d'Aymeri offre avec Aymeri de Navbonne une entière ressemblance dans le style, la langue et la versification. Ces deux chansons sont donc Tœuvre du même auteur. Avec Girart de Vienne, elles font un ensemble complet, nous serions tenté de dire trois chants d'un même poème, qui ont été composés successivement et se suivent dans un ordre très logique.
Bertrand de Bar-sur-Aube, ainsi que nous Pavons avancé ci-dessus, est aussi Fauteur de Tune des rédactions de Beuve d'hantone ^. Le manuscrit de
I. Une autre rédaction de ce poème, contenue dans les mss. fr. 12048 de la Bibl. nat. et L. II, 14 de la bibliothèque de l'Université de Turin, est attribuée à Pierre du Ries. (Stengel, Mitthei-