AUTEUR DU POEME LXXXV
Carpentras ^ nous fournit à ce sujet des détails fort intéressants :
Signor baron, or entendez la soumc Com est escrite en la cité de Roume.
A Bar seur Aube, descur une colombe, Se sist Bertrans desous .j. pin, en l'ombre; C'est uns juglerres cui Damediex bien donne. Si le nouri li dus Guis de Ilantonne; Tant li donna que mult estoit riche homme. Don de Maience l'avoit chacié a honte; A Bar s'en vint servir .j. grant homme [sic). Il se porpense et de dus et de contes, Tant que li menbre de Beuvon de Hantonnc, Qu'il fu chaciez de son paiz a honte, Et de sa mie Josiene la blonde, Et de Robert a la barbe freconde ; Ce fu li maistrcs a Beuvon de Hantonne. En nule terre ne connu plus preudomme; Bertrans en jure de qanque Dicx fist onques Qu'il chcrcheroit cnsois de mi le monde Qu'il ne trouvast dant Beuvon de Ilantonne ^
luHffen ans fraii'^œsischen IlanJscliriften dcr Tiiriner Univcrsita'ts-Bibliutfiek,p. 3i, 32.) CcUc rcdaciion est celle que M. Mcyer désigne par B. (Daurel et Betun, Introd., p. xxi.)
1. Ce manuscrit porte le liire suivant ; « Le roman de Beuves de Ilantonne el de Josicnnc, princesse d'Arménie. » C'est un in-4" de io5 feuillets, vél., qui remonte au xiii' siècle. (Lambert, Catalofçiie des manuscrits de la bibliothèque de Caryentras, t. i, p. 242.) Il paraît être d'origine champenoise; du moins, il était encore à Reims au xvuc siècle, ainsi que nous allons le voir.
2. Les manuscrits du Vatican et de Venise ollient le miîme passage, mais avec des variantes assez imporlunles. Vuici leur