liist. littéraire de la France, t. XXll, p. 5oi
4. Ce rapprochement a été fait pour la première fois par M. Tarbé dans son édition de Fouque de Candie, p. 1G7.
5. l.e premier comte carolingien de Narbonne dont le nom nous soit parvenu est Milon qui confirma et (it exécuter en 782 un jugement rendu par les viissi dominici à Narbonne en faveur de Daniel, archevêque de cette ville. Magnarius, le second, fixa en 7<ji
CXXVI INTRODUCTION
pas qu'il y ait eu place pour notre Haimriciis dans cet intervalle. Mais il a pu être l'un des premiers vicomtes de Narbonne,car, antérieurement au milieu du ix'' siècle, ces vicomtes sont presque inconnus, et le champ reste ouvert à toutes les conjectures ^
Quant à la femme d^Aymeri, Hermengarde, dont nos poètes font la fille de Didier et la sœur de Boniface, roi des Lombards, nous avons vainement cherché dans l'histoire un type qui pût lui correspondre. Boniface paraît être un personnage à peu près imaginaire ~; du moins, aucun prince de ce nom ne figure dans la Hste des rois des Lombards. Pour Didier, il a réellement existé, et il s'est rendu célèbre par ses luttes contre Gharlemagne ^. Les démêlés des Lombards et des Français dans Aymeri de Narbonne en sont
les limites d'un territoire qui appartenait à l'abbaye de Caunes. Sturmion fut comte depuis 800 jusqu'en 810 ou 811 environ; il est rappelé dans un jugement de 834, comme ayant reçu un rescrit de Louis le Débonnaire, lorsque ce prince n'était encore que roi d'Aquitaine {Hisi. générale de Languedoc, nouvelle éd., t. II, p. 3 14, note de M. E. Mabille).
1. « Rien n'empêche, » dit M. Paris, « qu'au ixe siècle, époque à laquelle nous connaissons fort imparfaitement la suite des vicomtes de Narbonne, un d'eux se soit appelé Aimeri ... ; rien n'empêche qu'il ait été le véritable héros de la poésie épique, et qu'elle en ait fait plus lard le père des guerriers les plus célèbres dans le midi. » Romania, t. IX, p. 43.
2. 11 y a eu au ix* siècle deux Bonifaces, le premier duc de Toscane vers 812, le second marquis de Toscane en 823. L'un d'eux a pu servir de modèle au Boniface de notre épopée, ou tout au moins lui prêter son nom.
3. Sur le rôle que joue Didier dans l'ancienne épopée française, voy. G. Paris, Hist. poétique de Charlemagne, p. 3o8, 33o-5.