‹ Aymeri de NarbonneChapitre 99 sur 244 · CLVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

CLVIII INTRODUCTION

conservé le texte, renferme d'intéressants détails sur les origines assignées à la cathédrale de Narbonne : <( Ecclcsiam vero iliam olim pins rex Carohis fabricaverat, atque in honore sanctorum Justi et Pastoris consecrare fecerat, et eam înclite casteUis et villis, terrisque locarat et vineis, sicut et a veieranorimi traditur dictis, et ut legitur in regalibus ejusdem ecclesiae praeceptis Corpora sanctorum Justi et Pastoris, qu£e prasmemoratus rex Garolus ab Yspania deferens, atque in via carens, in prasfata in eorum honore fedifîcata ecclesia coUocare obtaverat, quas nobis nostrisque patribus multum erant obtata, ab idem archiepiscopo (Guifredo) explorata et capta, ad suam usque cum honore asportavit ecclesiam, atque honorifice coUocavit ^ »

On remarquera les mots « a vetei^anorum traditur dictis^ >) qui donnent à cette opinion sur la fondation de la cathédrale de Narbonne son caractère exact. Rien n'était plus fréquent, du reste, au moyen âge que d'attribuer à la générosité de Charlemagne la construction des églises et la possession de certaines reliques, et nous n'avons probablement ici qu'un des nombreux exemples de cette tradition très populaire ^.

1. Ibid., preuves, n° CGXI, col. 232, 234. — On peut voir dans les Bollandistes (AA. SS., Août, t. II, p. 162) d'autres opinions émises par divers auteurs sur l'origine des reliques de saint Juste et saint Pasteur conservées à Narbonne.

2. M. Quichcrat a donné de curieux renseignements sur plusieurs églises dont Charlemagne passait à tort pour avoir été le fondateur (Mélanges d'archéologie, t. II, p. 354). 11 nous suffit de rappeler la chapelle Sainte Croix, près de l'abbaye de Montmajour, où

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