‹ AzincourtChapitre 9 sur 24 · CLARY (GUILLAUME DE · texte numérisé non relu

CLARY (GUILLAUME DE

Guillaume pe Crany, chevalier, seigneur de Gézaincourt et d'Esquencourt, fils de Jean de Clary, dit Lancelot, chevalier : (voir aux tués au mot CLARY). Il vendit à Jeanne de La Rivière, dame de Domjierre, sa seigneurie de Gézaincourt pour 5,000 écus d’or, le 27 juin 1424, pour pouvoir s'acquitter des dettes contractées par lui afin de payer la ran:on de 2300 écus d’or à laquelle il avait été taxé quand il fut fait prisonnier à Azincourt. [Il avait épousé Renaude de Lersy 5.

1 Chron. anonyme de Charles VI.

? Dossier origin. au Cab. des titres.

3 P. Anselme, t. VI, p. 637 et suiv.

* Dossier origin. au Cab. des titres, Ribl. imp. et titres scell, de Clairambault, t, XXVIIT, Bibl. imp.

8 Msse. de Du Cange, D. p. 116, Bibl. imp.

CRAON (JEAN DE). — Cité partout, excepté dans P. de Fénin.

Jean pe Craon, dit le Jeune, seigneur de Domart, Boernaville, Montsoreau et Nousstre, fils aîné de kean de Craon, seigneur desdits lieux, et de Marie de Châtillon. Il mourut en 1420, laissant plusieurs enfants de Guyote de Lengroy, sa femme. — (Pour les armes et la notice, voir la liste des tués au même nom).

EU (LE couTe D’). — Toutes sources.

Charles d'Artois, comte d’Eu, pair de France, seigneur de Saint-Valery et de Houdain, lieutenant du roi en Normandie et en Guyenne, né vers 1394 de Philippe d'Artois, comte d’Eu, et de Marie de Berry, n'avait par conséquent que vingt et un à vingt-deux aus quand il fut fait prisonnier. 11 demeura vingt-trois ans prisonnier en Angleterre et ne fut délivré qu’en 1438, en échange du comte de Somerset, prisonnier du duc de Bourbon. Etabli lieutenent-général en Normandie et en Guyenne, il fut créé { air de France en août 1458, et gouverneur de Paris en 1465. II mourut le 25 juillrt 1473 et fut enterré dans l'Eglise d'Eu. Il n'avait pas cu d'enfants de ses deux femmes, Jeaone de Saveuse, et Hélène de Melun !. — Armes: semé de France au lambel de quatre pendants de gueules, chaque pendant chargé de 3 chdteaux d’or.

FAYEL (Jean DE). — Seule sourcc : Rymer, t. IV. part. u, p. 151, qui l'appelle Feel.

Jean og Faye, chevalier, vicomte de Breteuil, fils de Guillaume de Fayel, dit

le Bègue, chevalier, et de Marguerite de Châtillon, vicomtesse de Breteuil. Fait

prisonnier à Azincourt, il fut emmené en Angleterre, et reçut le 6 décembre 1415 un sauf-conduit du roi d'Angleterre pour se rendre en sa présence, suivi

1 P. Anselme, t. 1, p. 390.

‘d’un écuyer !. Il épousa en 1418 Jacqueline Paynel, veuve de Pierre d'Orgemeat, seigneur de Montjay et de Chantilly. Il jouit pendant toute sa vie du château de Chantilly et y entretint jusqu’à sa mort des gens de guerre pour le Dauphin. Il devint comte de Dammartin comme plus proche héritier de Blanche de Trie, comtesse de Dammartin, morte sans enfants. Il mourut en 1420, sans postérité, et son héritage passa à sa sœur Marie de Fayel, femme de Renaut de Nanteuil, seigneur d'Acy. Eudes de Fayel, vivant en 1240, est le plus ancien de ce nom que l'on connaisse ?. — Armes : d'argent au sautoir de gueules accompageé de & merlaies de même.

FOSSEUX (LE SEIGNEUR DE). — .Cité dans toutes les chroniques.

Jean ne Fosseux, chevalier, seigneur d’Auteville, Nivelle et Wime, conseiller et chambellan du duc de Bourgogne, gouverneur de Picardie et d’Artois, fils aîné de Jean de Fosseux, chevalier, seigneur dudit lieu, Auteville, Nivelle, Wimes et Marconnelle, gouverneur de Guise, Bohain et Saint-Quentin, et de Catherine d’Ailly, dame dudit lieu, Boubers et Fontaines. Il allait se rendre à l'appel du comte de Saint-Pol quand celui-ci, battu par les Anglais à Mercq, en 1405, voulait prendre sa revanche, mais le roi l’en empêcha ?. Il accompagna le duc de Bourgogne contre les Liégeois en 1408, et alla au secours d'Arras en 1414 *. Licencié après la paix d'Arras il assista à Azincourt, fut fait prisonnier, mais mis en liberté après très peu de temps, puisqu’au mois de décembre 1415 il était nommé gouverneur de Picardie, et en 1416 gouverneur d'Artois ; — en cette dernière qualité, il alla la même année se saisir de Boulogne, appartenant à la duchesse de Berry, qui venait d’épouser le seigneur de La Trémoille 5. L'année suivante, en 1417, à la tête d’un corps d'armée bourguignon, Jean de Fosseux envahit le Beauvoisis et au mois de juillet il parvint à se faire ouvrir les portes de Beauvais, grâce à l’éloquence de Robert Le Josne, avocat d'Amiens, qui l'accompagnait. N'ayant pu faire lever le siége de Senlis, car les assiégeants étaient tro nombreux, il s’en dédommagea en poussant une pointe jusqu’à Paris et en ravageant le faubourg Saint-Marceau : plus heureux en:

1 Rymer, t. Il, part. 1v, p. 451.

? Hist. de Châtillon, par Du Chesne, p. 375.

3 Monstrelet, ch. 24.

4 Ebid., ch. 47 et 126.

$ Ibid., ch. 131, 154 et 160,

1418, il réussit à dégager Senlis, le 17 avril, avec Jean de Luxembourg, et entra à Paris le 14 juin suivant ; s'étant porté avec tous les chefs du parti bourguignon au devant du duc Jean et de la reine Isabeau, il revint à leur suite dans la capitale, le 14 juillet ; il n’en devait plus sortir, et il y mourut de la peste qui faisait dans la ville de grands ravages !. — De Jeanne de Preure, sa femme, il n'avait eu que deux filles ; l’aînée épousa le 29 janvier 1422 Jean de Montmorency-Fosseux. (Pour la notice et les armes, voir au mot FOSSEUX dans la liste des tués).

GAMACHES (GuizLaue DE). — Cité par le P. Anselme.

Guillaume pe Gawacues, chevalier, conseiller et chambellan du roi, fils aîné de Guillaume de Gamaches, et de Marie de Fescamp, était encore sous la tutelle de son oncle en 1404. Il servait en 1410 sous le comte de La Marche avec dixneuf écuyers. Le 29 décembre de la même année il fut nommé grand veneur ; cassé le 2 janvier 1414, il fut rétabli peu aprés dans celte charge. Il ne fut guères prisonnier des Anglais plus d’une année puisque le roi le nomma bailli de Rouen, le 3 août 1417, et capitaine de Compiègne le 21 juillet 1418. [1 fut fait encore prisonnier à la bataille de Crevant en 1493, et créé grand-maitre des eaux et forèts en 1424. De Marguerite de Corbie, sa femme, il n'avait eu qu’une seule fille qui fut la dernière de la branche atnée de cette maison *. — (Pour la notice et les armes, voir au mot GAMACHES dans la liste des tués).

GIFFARD (Jean). — Sources : Dom Morice, Hist. de Bretagne, et la Chron. de Guillaume Gruel.

Jean Girran», chevalier, seigneur du Plexsis-Giffard et de Raye, breton, fit montre d’un chevalier et de neuf écuyers, le 14 juillet et le 1er et le 18 septembre 1379. En qualit” d: chevalier, il fit encore montre à Lille le 12 octobre 1386, avec cinquante-sept écuyers et cent onze archers servant dans le corps d'armée destiné à passer en Angleterre ?. Il était fils de Geoffroy Giffard,

1 Monstrelet, ch. 176, 179, 186, 189, 199 et 197. — Fénin, passim. ? P. Anselme, t. VIII, p. 690.

4 Preuves de D. Morice.

chevalier. De Guillemette de Ruault, sa femme, il eut des enfants: il était issu par filiation suivie d’Osbert Giffard, seigneur de Bolbec au pays de Caux, qui épouse Améline, sœur de Gonnor, duchesse de Normandie, et mourut en 1063‘. Armes : d'argent à la bande de sable chargée de 3 macles d'argent.

HARCOURT {Le courte D’). — Cité par le P. Anselme.

Jean VIT, comte d’Harcourt et d’Aumale, vicomte de Chatelleraut, sire d’Elbeuf, de La Saussaye, Lillebonne, Arschot et Mezières, fils aîné de Jean VI, comte d’Harcourt, et de Catherine de Bourbon. Il fut fait chevalier au siége de Taillebourg de la main de son oncle, Louis II de Bourbon, qu'il suivit en Afrique, en 1390. 11 donna quittance de 600 livres pour lui banneret, trois chevaliers bannerets, six chevaliers bacheliers et quatorze écuyers, le 28 juillet 1392 ?. (Sceau : écu à deux fasces ; supports : deux aigles). Il assista à l'hommage du duché de Bretagne, à Tours, en 1391, à l'entrevue des rois de France et d'Angleterre entre Ardres ‘et Guines, en 1396, se distingua au siége de Honfleur et à la bataille d'Azincourt où il fut fait prisonnier, et mourut le 18 décembre 3452. — L'’illustre famille d'Harcourt est issue, selon La Roque, de Bernard, dit le Danois, gouverneur de Normandie en 912, et selon le P. Anselme, de Turchetil, seigneur de Turqueville et de Turqueraye, en 1001. — Armes :

de queules à 2 fasces d’or.

HARCOURT {Jacques D’). — Toutes sources, moins Fénin.

Jacques D’Hancourr, chevalier, baron de Montgommery, seigneur de Noyellessur-mer et de Waïlly, capitaine de Rue et du Crotoy, fut fait chevalier par le comte de Saint-Pol au siége de Domfront, en 1411 ; à peine sorti des prisons d'Angleterre, il voua aux Anglais une haine éternelle, surprit son cousin, le comte d’Harcourt, qui leur était favorable, dans le château d'Aumale et leur fit une rude guerre dans le Ponthieu et le Vimeu jusqu’en 1493, quand il fut obligé de rendre le Crotoy, la dernière place qui tint encore pour le Dauphin.

1 La Chesnaye-des-Bois.

? Titres seell. de Clairambhauit.

‘IL fut tué en 1438 dans le château de Parthenay appartenant à son oncle, le sire de Parthenay, dont il avait voulu s’emparer par trahison. Jacques était le fils puiné de Jacques d’Harcourt, chevalier, sire de Noyelles et Montgommery, et de Jeanne d’Enghien, dame de Havrech. Il avait épousé en premières noces Léonor, dame de Crésecques, et en secondes noces, en 1417, Marguerite de Melun, comtesse de Tancarville, de laquelle il eut un fils qui fut le dernier " Harcourt de la branche de Montgommery. — Armes: écartelé au 1 et & de gueules à 2 fasces d’or qui est Harcourt, au 2 et 3 d’or à 3 bandes d'azur qu est * Ponthieu anoien.

HUMIÈRES (Dreux DE). — Cité par tous les chroniqueurs à l'exception de Fénin.

Dreux pe Humiëres, chevalier, seigneur dudit lieu, Bouzincourt, Vaux-les- Boulenœurt et Humereuil, fils ainé de Mathieu, sire de Humières, et de Jeanne d’Azincourt. I] assista au mariage d'Antoine de Bourgogne, à Arras, le 25 avril 140%, ct fut au nombre des seigneurs auxquels on distribua des robes mi-parties de velours vert et de satin blanc. [ fut fait prisonnier par les Anglais devant le château de Mercq, en 1405 ; relaché peu après, il servait la même andée le comte de Nevers avec dix écuyers et quatre archers. Le duc de Bourgogne le convoqua, en décembre 1409, pour l’accompagner à Paris ‘. [1 servait encore ce prince, sous les ordres du comte de Saint-Pol en 1410 avec quatorze écuyers et sept archers, et en 1411 avec sept écuyers et neuf archers à cheval, Fait prisonnier à Azincourt où il assistait en compagnie de ses frères dont deux furent tués, tandis que le second seul, Philippe, parvenait à s'échapper sain et sauf, il fut remis en liberté l’année suivante, et on le trouve dans l’armée bourguignonne en 1417, et commandant les gens d'armes du sire d’Antoing au siége de Crespy en 1419. [1 vivait encore en 1424. Sur son sceau de 1412 on voit un fretté à un lambel en chef; cimier : une tête de bœuf dans un vol. D’Agnès de Willerval, sa femme, il laissait plusieurs enfants. (Pour les armes et pour la notice, voir au même nom dans la liste des tués).

{ Collect. de Bourgogne, t. XXIV, Bibl. imp.

INCHY (LE 5EUNE SEIGNEUR D’). — Cité partout.

H est probable que ce personnage était le fils du scigneur d'Inchy, tué à la même bataille. (Voir à ce nom dans la liste des tués).

LA FE{LLÉE (Ourvier De). — Cité dans la Chron. d’Artus de Richemont, par Guillaume Gruel.

11 appartenait à une bonne famille de Bretagne qui tirait son origine de Thibaut, seigneur de La Feillée, chevalier, vivant en 1263 ét avec qui cpmmence la généalogie suivie. Olivier, gui n'eut pas d'enfants et dont op ne connait pas l'union, était le deuxième fils de Thibaut, seigneur de La Feillée, :et de Catherine de Coëtmen, vicomtesse de Pléhédel et de Landucrseau. La branche aînée s’éteignit dans les familles de Rieux et de Bcaumanoir, en 1538, et La branche cadette dans celles de Maure, de l'Enfant et de Malestroit en 1468 !.— Armes : d’or à la croix engrélée d'azur.

LA TRÉMOILLE (Grorces pe). — Cité seulement par le P. Anselme.

Georges ne La Trémoiize, comte de Guines, de Boulogne et d'Auvergne, baron de Sully, Craon, Sainte-Hermine et l’Fle-Bouchart, seigneur de Jonvelle, grand-chambellan et grand-maitre des eaux et forêts de France le 18 mai 1413. Fait prisonnier à Asincourt, il devint ensuite tristement célèbre commeé favori du roi Charles VIT ; les Anglais s’emparèrent de lui une seconde fois pendant qu'il se rendait auprès du duc de Bourgogne pour traiter de la paix : les contemporains s'accordent à dire que c'était un pauvre chevalier, fait plutôt pour les antichambres royales que pour les champs de batailles. Il assista au couronnement de Charles VII le 17 juillet 1499, et fut créé capitaine de Compiègne le 18 août suivant. Les courtisans, jaloux de son crédit sur Charles VII dont il usait de la

1 La Chesnaye-des-Bois.

manière la plus contraire aux intérêts du prince et de la France, l’enlevèrent de Chinon et l'enfermèrent au château de Montrésor d’où il ne sortit qu'après avoir payé une grosse rançon. [1 mourut le 6 mai 1446 et fut enterré dans l’église de Sully. Il était fils de Guy V, sire de La Trémoille, et de Marie, dame de Sully et de Craon, et avait épousé le 16 novembre 1416 Jeanne, comtesse d'Auvergne et de Boulogne : en secondes noces il s'était allié, le 2 juillet 1425, à Catherine, dame de l’Ile-Bouchard. — Cette grande famille était connue depuis Pierre, seigneur de La Trémoille, en 1040. La généalogie suivie est établie depuis Humbert de La Trémoille, en 1205, dont les descendants ne commencèrent à marquer dans l'histoire qu’au xve siècle !. — Armes : écartelé au 1 et & d’or au chevron de gueules accompagné de 3 aigleites d'azur, becquées et membrées de gueules, qui est La Trémoille, au ? et 3 d'argent à une aigle à deux têtes de gueules, membrée d’or, qui est Jonvelle.

LANNOY (Huçues DE). — Sources : les Chron. de Wavrin et de Juvénal des Ursins.

Hugues pe Lannoy, chevalier, seigneur de Santes, conseiller et chambellan du roi et du duc de Bourgogne, fils aîné de Gilbert de Lannoy, seigneur de Santes et de Beaumont, et de Marguerite de Maingoval. Il servit fidèlement le duc de Bourgogne dans ses démélés avec les d'Orléans, et fut nommé capitaine de Compiègne en 1413, puis de Montargis, et grand-maitre des arbalétriers le 21 janvier 1421. Il défit à Pierrepont, en 1422 un corps d'armée Dauphinois que Xaintrailles conduisait faire lever le siége du château d’Airaines. Le duc de Bourgogne l’envoya visiter au château de Vincennes Henri Ÿ mourant, et ce prince chargea Lannoy de retourner dire à son maître qu’il « entretenist bien les sermens et aliances qu’il avoit aux Anglez ?. » En considération des services de Hugues, le nouveau roi d'Angleterre, Henri VI, lui donna la seigneurie d’Argies, tandis que le duc de Bourgogne, de son côté, le 10 janvier 1499, le créait chevalier de la Toison d'Or et gouverneur de Hollande, Zélande et Basse- Frise. Il avait été fait prisonnier à la bataille d'Azincourt, mais il avait réussi à s'échapper pendant la nuit?, 11 mourut le 1er mai 1456, sans enfants de

1 P. Anselme, t. IV, p. 164. — Hist. de la maison de La Trémoille, par Sainte- Marthe, etc.

3 Mém. de P. de Fénin.

8 Chron. de Wawvrin.

Marguerite de Boncourt, sa femme . — Voir à la liste des tués, pour la notice et les armes.

LANNOY (Gizserr De). — Cité par tous les chroniqueurs.

Gilbert pe Lannoy, chevalier, seigneur de Santes, Beaumont et Willerval, conseiller et chambellan du duc de Bourgogne, était frère puiné du précédent. Il fut fait prisonnier à Azincourt, et c’est par lui que Saint-Rémy, qui faisait partie de l’armée anglaise, apprit tout ce qui s'était passé dans l’armée française, avant et pendant la bataïlle 3. Il fut fait chevalier à une escarmouche entre les Bourguignons commandés par son frère Hugues, et les Dauphinois commandés par Xaintrailles, à Pierrepont en 1422 3, — Gilbert avait épousé d'abord Léonore d’Équennes ; il se remaria à Marie de Ghistelles et en eut des enfants.

LIGNE EN HAINAUT {Le siRe DE). — Toutes sources.

Jean 11, baron de Ligne, seigneur de Montreuil-sur-Aine, Bailleul, Oblignies et Roubaix, baron de Barbançon, pair et maréchal de Hainaut, conseiller et chambellan du roi, fils aîné de Guillaume, baron de Ligne, et de Berthe de Schellandt. Il assis'a avec le duc de Bourgogne à la bataille de Tongres, en 1408 », et reçut la même année du roi une pension de 600 livres. [l fut nommé garde du scel du roi et envoyé en ambassade avec quelques autres auprès du duc de Brabant, à Cambrai, en 1414 5. Il accompagnait Boucicaut quand celui-ci tenta de délivrer Harfleur *, et fut fait prisonnier à Azincourt. Le 8 juin 1416 le roi d’Angieterre lui délivra un sauf-conduit pour se rendre en France suivi d’un serviteur, afin d'y réunir sa rançon fixée à 14400 écus ’. Il mourut le 5 janvier 1442 et fut enterré à Ligne. Il avait épousé 1° Eustache, dame et héritière de Barbançon, dont il avait des enfants, 2° Isabelle de Zewenberghe. — Cette illustre maison était issue, par généalogie suivie, de Thierri, sire et baron de

1 P. Anselme, t. VIIL, p. 73.

3 Clron. de Saint-Rémy, ch. 64.

3 Mem. de P. de Fénin.

# Monstrelet, ch. 47.

5 Ibidem, ch. 198.

« Thidem, ch. 147.

7 Rymer, t. IV, part. 11, p. 165.

Ligne, en 1742, issu luit-même-de Flustre de Ligne em 1047 ‘. — Armes : d'or à la bande de gueules.

LIGNE (LE FILS AINÉ DU sGNEUR DE). -— Toutes sourees.

C'est Michel pe Liane, chevalier, baron de Barbançon, pair et maréchal de Hainaut et bailli du Cambrésis. Il n’était que le troisième fils de Jean de Ligne, mais il devint son héritier, son frère ainé étant mort en 1411, et son autre frère s’étant fait prêtre. I] assista à la bataille‘de Montlhéry et mourut en 1468, laissant une nombreuse postérité de Bonne d’Abbeville, sa femme :. — Mêmes armes-que le précédent.

LUPÉ (Pierre 0e). — Cité par Rymer, t. IV, part. n, p. 149.

Pierre pe Luré, dit Pierron, chevalier, fut un des capitaines les plus renommés du xve siècle : on le croit fils puiné de Raymond-Guillaume de Lupé, chevalier. Il était déjà libre le 1er janvier 1416 puisqu'il donna ce jour quittance pour lui et douze écuyers de sa compagnie servant à accompagner le roi à Paris *. Il fit montre à Sancerre, le 25 juin 1418, avec onze écuyers. Le 1° avril et le 30 août 1419 il donna quittance de deux sommes de 30 et de 840 livres tournois tant pour le défrayer des dépenses qu’il avait faites en allant à Soissons vers Barbazan, que pour la solde de dix-neuf écuyers et quatre-vingt-onze sergents servant dans sa compagnie sous les ordres de Barbazan et de Tanneguy du Chastel. Pierre était en 1420 capitaine de Montaigu. En 1421 il fut l’un des chefs qui défendirent Meaux contre les Anglais, et dans l’une des sorties il fit prisonnier le comte-de Conversan, frère de Jean de Luxembourg +. Il fut l’un des signataires de la capitulation et obtint, avec Gérard de Cissé, Philippe de Gamaches et Jean d’Aunay, la vie sauve à condition de remettre entre les mains des Anglais toutes les forteresses qui étaient en leur pouvoir : c’est pour ce motif que Pierre rendit la forteresse de Montaigu. — On fait remonter l’origine de cette famille jusqu'à Donat de Lupé, en 956, mais la généalogie suivie n’est établie que depuis Fortaner, seigneur de Lupé en 1285 5. — Armes : d'azur à 3 bandes d’or.

1 P. Ansclme, t. VIII, p. 80 et suiv.

3 P. Anselme, t. VII, p. 34.

3 Titres scell. de Clairambauit, t. LXVIT.

+ Monstrelet, ch. 238.

# La Chesnaye-des-Bois.

ge lt.

NOYELLES (Le SEIGNEUR DE). — Cité partout.

Ge personnage, connu sous-le nom du Blanc chevalier, était Jean de Nôÿelles, cheva'ier, seigneur dudit lieu, Castan et Chantevelle : il alla s’enfermer dans Arras en 1414 par ordre du duc de Bourgogne ‘, et fut un de ‘ceux que le roi convoqua par lettres closes, en 1415 2. Il accompagna le duc de Bourgogne à Paris, en 1418, et en 1421 fut chargé de garder la frontière de l’Artois avec 120 hommes d'armes 3. De Marie de Rosimbos, sa femme, il avait eu quatre fils; l’ainé, qui va suivre, fait prisonnier avec lui, et les trois autres tués à la même bataille. (Voir à ce nom dans la liste des tués pour la notice et les armes).

NOYELLES (Baunouin DE). — Mèmes sources que pour le précédent.

Baudouin pe Noveuxs, chevalier, fils aîné du précédent, joua un bien plus grand rôle que son père. Il servait, le 15 septembre 1410, avec un chevalier, treize écuyers et 135 archers, à Paris, sous les ordres du sire de Heilly *. Le duc de Bourgogne l’envoya en 1421 faire une chevauchée aux environs d'Auxerre ‘, et le nomma en 1433 chevalier de la Toison-d'Or, son conseiller et chambellan, et gouverneur de Péronne, de Roye et de Montdidier. Baudouin alla avec Jean de Nevers assiéger le château de Moreuil, puis Belleville, en 1434 6. Avec le sire de Croy il se fit battre par les Anglais, en 1436, et n’échappa à une nouvelle captivité qu’en s’enfermant dans Ardres ”. Il alla rejoindre les sires d'Auxy et de Brimeu devant le Crotoy, en 1437, et fit construire en face de la ville « une grande bastille » afin que les Anglais ne pussent la ravitailler par mer ; mais ils abandonnèrent peu après le siége et en furent vivement blamés s. — Baudouin avait epousé Marie, dame de Hangest et de Davenescourt.

‘ Monstrelet, ch. 193.

3 1b‘d. ch. 445.

3 Chron. anou. de Charles V1.

+ Dossier origin. au Cab. des titres.

$ Monstrelet, ch. 224.

6 Jbid. ch. 154 et 168.

T Fh'd. ch. 304.

® Ibid. ch. 291,

OCCOCHES-SUR-TERNOISE (Le seicneu D’). — Aviel (Monstrelet, n° 2678); Aurech en Ternois (ibid. n° 268%); Aucoch en Ternois (ibid. n° 2680, 2683, 5016 et 32, La Vallière); Angnois en Ternois (Saint-Rémy).

C'est Jean n'Occocass, chevalier, seigneur dudit lieu, fils aîné de Porus d’Occoches, chevalier, et de Marie de Villers-au-Tertre. De N... de Neufville, sa femme, il eut des enfants. — Cette ancienne famille, éteinte, était issue par généalogie suivie de Hugues d’Occoches, chevalier, seigneur dudit lieu, la Chapelle et Bazel, et d’Alette de Béthune, sa femme, en 1198 ‘. — Armes : d'argent à la fasce de gueules surmontée de 3 cogs de sable, membrés, crétés, becqués et barbelés de gueules.

ORLÉANS {Le ouc D’). — Cité par tous les chroniqueurs,

Charles, duc d'Orléans et de Milan, comte de Valois, de Beaumont-sur-Oise, de Blois et d’Ast, sire de Coucy, pair de France, chevalier de la Toison-d'Or, né le 26 mai 1391 de Louis de France, duc d'Orléans, et de Valentine de Milan. Il demeura vingt-cinq ans prisonnier en Angleterre, et ne fut mis en liberté qu’en 1440, à la sollicitation du duc de Bourgogne. Il mourut à Amboise, le 4 janvier 1465. Son corps fut déposé provisoirement dans l’église collégiale de Saint- Sauveur de Blois, et transporté ensuite dans l’église des Célestins de Paris, le 21 février 1504. [1 avait épousé 1e le 29 juin 1406 I:abelle de France, veuve de Richard IL, roi d'Angleterre, % en 1410 Bonne d’Armagnac, 3° en 1440 Marie de Clèves de Jaquelle il eut celui qui devait régner sur la France sous le nom de Louis XII *. — Armes : écartelé au 1 et & d'Orléans, au ? et 3 de Milan.

PUY (Georrroy pu). — Cité par le P. Anselme, t. VIII, p. 902.

Geoffroy ou Pur, chambellan du roi et du duc de Berry, seigneur de Dames,

{ Nobil. de Ponthieu et de Vimeu.

3 P. Anselme, t. I, p. 207 et suiv.

des Places et du Coudray, fils aîné de Perrin du Puy, et de Jeanne du Four. Il fut emmené en Angleterre et y resta une année entière entre les mains de deux chevaliers anglais auxquels il paya 2120 écus pour sa rançon. Il mourut en 1421, laissant plusieurs enfants de Jeanne de Pierre-Buffère, sa femme. — Famille éteinte dans celle de Saint-Gelais, en 1579 : généalogie suivie depuis Philippe du Puy, chevalier, en 1263 1. — Armes : d’or au lion d'azur, couronné, lampassé et armé de gueules.

QUESNOY (Cnances pu). — Cité par La Chesnaye-des-Bois seulement.

On ne sait absolument rien sur ce personnage... Voir pour la notice et les armes à la liste des tués.

QUIÉRET, seieneur De Heucuin (wessine Boonr). — Tous les chroniqueurs enregistrent ce nom comme on le donne ici, à l'exception des n°’ 2680 et 5016 de Monstrelet qui mettent seulement : le seigneur de Heuchin.

Guy Quréasr, dit Boort, chevalier, seigneur de Heuchin, de Tours en Vimeu et Pontrohart, sénéchal du Boulonnais et capitaine du château de Boulogne, était fils aîné d'Henri Quiéret, chevalier, seigneur de Tours, et de Jeanne, dame de Heuchin. 11 faisait partie de l’armée amenée par le duc de Bourgogne à Paris, en 1407, et il y fut passé en revue, avec sa compagnie, par Jean de Vergy, maréchal de Bourgogne *. Il accompagna avec ses frères le duc Jean contre les Liégeois, en 1408, et prit part à la bataille de Tongres ?. En qualité de chevalier bachelier il fit montre, avec sa compagnie composée de douze écuyers et de trente-un archers, à Pont-Sainte-Maxence, devant les commissaires du duc de Bourgogne, le 9 mai 1412 *. (Sceau : écu écartelé au 1 et 4 de Quiéret, au % et 8 de Heuchin,

1 P. Anselme, t. VIIT, p. 904.

2 Archiv. du département de la Côte-d'Or.

3 Monastrelet, ch. 47.

* Titres scell. de Clairambaull, t. XX, Bibl. imp. ,

qui-est un lion ; supports : deux lions). Il assista, sous les crdrès du connétäble, & la journée de St.-Remy-au-Plain, en 1412. Fait prisonnier à Azincourt il n’obtint sa liberté qu’en payant une forte rançon. Dès le 19 juillet 1416 Guy donnait quittance des gages de lui, chevalier banneret, et de quatre écuyers servant à la défense de Boulogne, et le %Æ£ octobre 1418, comme sénéchai du Boulonnais et capitaine de Boulogne, il recevait du froment et du foin pour sa garnison !. De Jeanne de Poix, sa femme, il laissa des enfants. — Cette famille, l’une des plus illustres du Nord de la France, aux x, xive, xv° et xvre siècles, reconnaissait pour auteur Jacques Quiéret qui figura au tournoi d’Anchin en 1096 ?, et la généalogie suivie était établie depuis Adam Quiéret, chevalier, pleige du comte de Saint-Pol en 1198 3. Elle s’est éteinte le 24 avril 1729, dans une profonde obscurité. — Armes particulières dé Guy: écartelé au 1 et & d’hermines à 3 fleurs de lys au pied nourri de gueules, qui est Quiéret, au ® et 3 d'argent semé de billettes de sable au lion de même, qui est Heuchin. (Voir au mot QUIÉRET à la liste des tués).

QUIÉRET, seiGnEuR DE RAMECOURT (MESSIRE PIERRE). — Cité ainsi par toutes les chroniques, à l'exception des n° 2680 et 5016 de Monstrelet qui le désignent sous le nom du seigneur de Ramecourt.

Pierre Quiéaer, chevalier, seigneur de Ramecourt, échanson du duc d'Orléans, et capitaine du château d’Airaines, était frère puiné du précédent. Il reçut, le 20 décembre 1403, 10 livres pour ses gages de quinre jours en accompagnant le due d'Orléans en Lombardie *. En compagnie de Trouillard de Maucruel, capitaine de Senlis pour le duc de Bourgogne, il défit une troupe d'Orlésnais dans le comté de Valois, le 6 novembre 1411 5. Fait prisonnier à Azinceurt, il fut remis bientôt en liberté et il accompagnait le duc de Bourgogne quand ce prince marcha sur Paris, en 1417. En qualité de capitaine du château d’Airaines il reçut 60 livres pour les gages de six arbalétriers servant sous ses ordres à la défense

1 Dossier origin. au Cab. des titres, Bibl. imp. ? Le Carpentier, Hist. du Cambrésis.

3 Généal. mss. et inéd. dressée par l’auteur. * Orig. Bibl. de l’auteur.

# Chron. de Monstraet.

de cette forteresse, le 4 février 1416 ‘, (Sceau : écu de Quiéret à un chef chargé d’une étoile ; cimier : une tête de chien dans un vol). Le désastreux traité de Troyes (21 mai 1420) jeta Pierre avec bien‘d’autres gentilshommes dans le parti du Dauphin : il ferma les portes du château d’Airaines eux bourguignons, en augmenta la garnison, alla rejoindre Jacques d'Harcourt pour opérer avec lui autour d’Abbeville et de Saint-Riquier, et assista à la bataille de Mons-en- Vimeu. En 142%, celui des deux châteaux d’Airaines qu’il commandait fat pris assaut et rasé, tandis que l’autre recevait une garnison anglo-bourguignonne. Îl accompagne Maillotin de Bours quand celui-ci se battit en champ clos contre Hector de Flavy, èn mats 1481 : la même année il était lieutenant de Christophe d’Harvtourt, capitaine de Thouers, el en lui confla La garde de cette place le 4 octobre 1431 5. — De Marguerite de Leval, dame de Pippemont, Pierre Quiéret ent deux fils. — Armes : d’hermènes à S fleurs de lys au pied nourri de gueules, au chef de. chargé d'une étoile entre 2 merlottes de.

RICHEMONT (Le coute De). — Toutes sources.

Artus 111, duc de Broiagne et de Touraine, comte de Richemont, de Dreux, d'Étampes et de Montfort, seigneur de Partheaay, pair et connétable de France, gouverneur de l'ile de France et de Normandie, né au château de Sucinio, le 25 août 1393, de Jean V, duc de Bretagne, et de Jeanne de Navarre, sa troisième femme. Fait prisonnier à Azincourt et emmené an Angleterre, il ne recobvrà la liberté qu’en épousant Le 19 octobre 1423 Marguerite de Bourgogne, ei on s’ailiant à son beau-frère le duc Philippe qui obtint pour lui du due de Bedford les titres de duc de Touraine, de comte de Montfort et d'Ivryz. Il épousa en secondes neces Jeanne d’ » le 29 août 1442, et en troisièmes noces Catherine de Luxembourg, le 2 juillet 1445 : mais il meurut le 26 décembre 1458 ne laissant qu’une fille naturelle, Jacquette, légitimée en septembre 1443 st mariée, le 15 janvier 1438, à Artus Brécart, écuyer, qui

. 4 Titres scell. de Clairambault, Bibl. imp. 3 Monstrelet, passim. — P. Anselme, t. VII, p. 747.

devint seigneur de Bréhat, capitaine de Mervant, de Saint-Aubin du Cormier et du Coudray-Salbart !. — Armes : d’hérmines plein.

ROCHECHOUART (JEAN DE). — On ne trouve ce nom que dans le P. Anselme.

Jean »& Rocacaouanr, chevalier, seigneur de Mortemart, Vivonne et Saint- Germain, fils puiné d’Aimery de Rochechouart, seigneur de Mortemart, et de Jeanne d’Angle, dame de Montpipeau, sa deuxième femme. Fait prisonnier à Azincourt, il fut depuis conseiller et chambellan du roi et gouverneur de La Rochelle, en 1426. Dans une quittance de ses gages, du 96 septembre 1418, il est qualifié chambellan du roi et du Dauphin, et capitaine du château de Dorat. (Sceau : fascé et ondé ; cimier : une tête de licorne : supports: deux griffons)?. Il assista à la bataille de Baugé, en 1438, et mourut avant 1444. De Jeanne Turpin, sa première femme, et de Jeanne de Torsay, sa seconde femme, il eut beaucoup d'enfants. La mort de son frère ainé le fit chef de la famille, et c’est de lui que descendent directement les ducs de Mortemart. — Cette maison tire son origine d’Aimery I, dit Ostofrancus, Bme fils de Giraud, vicomte de Limoges, qui prit le nom de vicomte de Rochechouart, et vivait en 1018 3. — Armes : fascé ondé d'argent et de gueules de 6 pièces.

ROHAN (Évouano pe). — Se trouve dans la Chronique d’Artus de Bretagne, par Guillaume Gruel, et dans les Hist. de Bretagne de D. Morice et D. Lobineau.

Édouard px Roman, fils pulné de Jean, vicomte de Rohan, et de Jeanne, dame de Léon, servait le roi en qualité de chevalier banneret en 1418. Il avait épousé Marguerite de Châteaubriant, dame de La Morousière, de laquelle il n’eut qu’une fille. — La généalogie de Rohan s'établit, selon le P. Anselme, depuis Alain, vicomte de Rohan, seigneur du château de Nouée, en 1119, et, selon Dom Lobineau, depuis Guéthenoc, vicomte de Porhoët, seigneur de Chas-

+ P. Anselme, t. L. — Hist. de Bretagne, par Dom Morice at Dom Lobinean, — Chron. de Guillaume Gruel, etc.

3 Titres scell. de Clairambault, Bibl. imp. °

3 P. Anselme, t. IV, p. 649.

teautro, en 10%6, ce qui lui donne trois générations de plus. — Armes : de gueules à 9 macles d'or.

ROYE (Le seiGNeuR px). — Cité partout.

Mathieu pe Rovyz, chevalier, seigneur dudit lieu, Germigny, Aunoy, Muret, Portes et Saint-Germain, fils aîné de Jean, sire de Roye, et de Jeanne de Béthune. Il fut l’un des chefs de l’armée que le comte de Saint-Pol, gouverneur de Picardie, conduisit contre les Anglais. Fait prisonnier à Azincourt, il fut mené en Angleterre d’où il ne revint qu'après avoir payé une forte rançon. Le duc de Bourgogne le députa pour assister au traité de paix, à Arras, en 1435. Il mourut peu après 1440 et fut enterré dans l’abbaye d’Ourscamp. De Marguerite de Ghistelles, sa première femme, et de Catherine de Montmorency-Beaussault, sa seconde femme, il eut plusieurs enfants. — Maison connue par généalogie suivie depuis Evrard, sire de Roye, en 1096 !. — Àrmes : de gueules à la bande d'argent.

SAVOISY (CHARLES DE). — Seule source : Rymer.

Charles pe Savoisr, chevalier, seigneur de Seignelay, conseiller et premier chambellan du roi, et grand échanson de France, fut élevé auprès de Charles VI dont il était chevalier d'honneur en 1388, avec 500 livres de pension. Îl servit en Poitou en 1397 avec treize écuyers de sa compagnie, fut nommé capitaine de Bar-sur-Seine en 1408, avec 500 livres de gages, et se démit de cet office le 20 février 1411. Fait prisonnier à Azincourt : le roi d'Angleterre lui avait accordé un sauf-conduit pour aller en France, le 6 décembre 1415, avec deux écuyers et quatre serviteurs 3. Charles avait été nommé du conseil du roi et grand échanson en 1407: Il servit au siége de Bourges en 1412, fut fait premier chambellan en 1418 et mourut avant le 3 août 1490. D’Yolande de Rodemach, sa femme, il laissa des enfants. Il était

1 P. Auselme, t. VIII, p. 7 et suiv. — Hist. généal. de la maisou de Roucy et de Roye, par P. Muret de La Fayolle, etc.

3 Rymer, t. Il, part. IV, p. 154.

quatrième fils de Philippe de Savoisy, chevalier, seigneur de Saignslay, conseiller et chambellan du roi et grand-maitre de l'hôtel de la reine, et ds Marie de Duisy, et petit-fils de Hémonin de Savoisy, chevalier, seigneur dudit lieu, Bietry et Chevigny en Bourgogne, mort avant 1857, et avec qui commence la généalogie suivis de cette maison !, — Armes : de gueules à B cheprons d'or, à La bordure engrélée d'azur, ,

SESSE (Guicuanp De). — Seule source : Rymer.

Rymer dit que ce personnage était prisonnier du roi d'Angleterre *. On ne sait rien de plus sur lui.

TRIE (Jacques ne). — Seule source : Rymer,

Jacques px Taie, chevalier, seigneur de Roulleboise, Sérifontaines, Telles, Vaumain, Vaulron, Vaulancourt, Lincourt, La Trouée, Latainville, La Ville- Tertre, Buchy, Montreuil, Copierte, Ommerville, Villarceaux, Limoy, Monceaux, Maricourt en partie, Mouchy-le-Châtel, Boisy, Mareuil, Villiers, Villebon, Le Quesnoy, Jeufosse en partie, Boulay-Thierry, Ruechandon, Vaubrun, Mesnil- Ponceau, Beaumesnil, Fontenailles, Boisemont, Coudray, Tigerville, Arquency, Fresnel, Sarmont, Hodenc-en-Bray, Mésengneville, Yville-sur-Seine, Vaudreuil, Hamel-du-Bosc, et Alménesches : c'était, on le voit, l'un des plus riches seigneurs de son temps. Il fut fait prisonnier à Azincourt et reçut du roi d'Angleterre un sauf-conduit pour se rendre auprès de sa personne avec un écuyer et deux sergents, le 6 décembre 1415 3. Le même prince lui restitua, le 14 décembre 1431, la seigneurie de Rolleboise, car il lui avait exposé que de Catherine de Fleurigny, sa femme, il avait onze enfants, dont six filles à marier alors. Il mourut le 5 octobre 1432. [1 était fils pulné de Mathieu de

1 P. Anselme, t. VIII, p. 548 et suiv.

8 Ibid., t. IV, part. …, p. 149.

3 Rymer, t. IV, part. 11, p. 151.

4 P. Anselme, t. VI, p. 674.

Trie, dit Lobier, chevalier, seigneur de Sérifontaine, et de Jeanne de La

Roche-Guyon, sa quatrième femme *. — Voir aux tués pour la notice et les armes.

TYREL DE POIX (uessing JEANNET). —Cité par tous les chroniqueurs.

Jeannot Trasz px Poix, amiral de France, fils puiné de Jean Tyrel, m° du nom, sire de Poix et de Mareuil, et de Marguerite de Châtillon-Dampierre. À peine de retour des prisons d'Angleterre, il embrassa chaleureusement le parti de Bourgogne, ce qui le fit bannir de France le 6 mai 1416 1. En 1414, à la tête de deux cents hommes d'armes bourguignons, il s'était fait battre par un parti orléanais. Le duc de Bourgogne l’envoya à Paris pour négocier avec ses . partisans, en 1446 ? ; Jeannet le suivit en 1417 avec quatre cents hommes sous son étendart quand ce prince marcha sur Paris, et Paccompagna ensuite à Tours où il allait rejoindre la reine. Il servit encore au ravitaillement de Senlis aspiégée par de connélable d'Armagnac et moury} de la peste à Paris, en 1418, sans avoir jamais exercé les fonctions d’amiral quoiqu'il en portat le titre. Il mourut sans alliance ?. — Pour la notice et les armes, voir aux tués aux mots BRIMEU et POIX.

VENDOME (LE couTE DE). — Toutes les chroniques.

Louis de Bourbon, comte de Vendôme et de Chartres, seigneur de Montdoubleau, Eperpon, Préaux et Romalart, grand-chambellan et grand-maitre de France, gouverneur de Picardie, Champagne et Brie, était le second fils de Jean de Bourbon, comte de La Marche, et de Catherine, comtesse de Vendôme. 11 fut fait chevalier à la prise de l’île de Falmouth, grand-chambellan en 1408 et grand-maltre le 15 novembre 1413. Vendôme fut fait prisonnier à Azincourt, où il commandait quinze cents hommes d’armes à cheval formant l'aile droite du premier corps d'armée, par John Cornwall à qui le roi d’Angleterre

1 Monstrelet, ch. 157.

2 Tbidem, ch. 156.

3 Ibidem, ch. 186, 189 et 197. — P. Anselme, t. VII, p. 820.

accorda, le 16 novembre 1415, le droit de le mettre à rançon et de lui délivrer un sauf-conduit pour aller en France ‘. Enfermé dans la tour de Londres, il fut taxé à 100,000 écus de rançon ; mais, comme il n’avait pu en payer que 5£,000, il réussit à s'évader miraculeusement en 142% et fonda en mémoire de cet événement, à Vendôme, une procession annuelle, que l’on faisait encore au siècle dernier, et après laquelle on mettait en liberté un condamné à mort. Le comte de Vendôme assista aux siéges d'Orléans et de Jargeau, au sacre de Charles VII et délivra Compiègne assiégée] par les Anglais, en 1430. Il était présent à la signature du traité de paix, à Arras, le 21 septembre 1435, et mourut le 21 décembre 1446. I] avait épousé : 1° Blanche de Roucy, le 21 décembre 1414, 2% Jeanne de Laval, le 24 août 1424 *. — Armes: écoréelé au 1 et 4 de France au baton de queules chargé de 3 lionceaux d'argent, au % «tt 3 d'argent au chef de gueules, au lion d'azur armé, couronné et lampassé d’or sur le tout, qui est Vendôme.

VENTADOUR (Jacques, comte DE). — Source: Généal. de Ventadour. t. IV de l'Hist. des Pairs, par le Ch® de Courcelles.

Fils aîné de Robert, comte de Ventadour, et d'Isabelle de Vendat. Il était qualifié, en 1420, chambellan du Dauphin. En juillet 1421 il obtint des lettres de rémission pour avoir tué un huissier d’armes de ce prince. Sans enfants de Jeanne de Torsay, sa femme. Famille éteinte, dont la généalogie suivie était établie depuis Ebles de Comborn, vicomte de Ventadour, en 1086. — Armes :

échiqueté d’or et de gueules.

VENTADOUR (CHarLes, COMTE DE). — Mème source.

Il épousa en 1427 Marie de Pierre Buffière et vivait encore le 18 juin 1470. — Mômes armes.

WAENCOURT (MEssiRE JEAN DE). — Cité dans toutes les chroniques.

Jean pe Wasncourt, chevalier, sire de Pont-Remy, fils aîné de Jean de

{ Rymer, t. IV, part. u, p. 149.

3 P. Anselme, t. I, P: 229-8283.

Waencourt, et d’Alix de Sempy. Le 14 octobre 1415, le roi d'Angleterre ayant attaqué le château du Pont-Remy pour s'assurer un moyen de franchir la Somme, le sire de Waencourt et ses deux fils « qui estoient chevaliers de haut courage et bien renommés {, » repoussèrent les Anglais et les forcèrent à s'éloigner. Cinq jours après, Jean de Waencourt rejoignit l’armée du connétable avec un chevalier et douze écuyers et s’y rangea sous la bannière du sénéchal de Hainaut ?. Il fut fait prisonnier à Azincourt, tandis que Robinet, son frère puiné, y était tué. (Voir ce nom à la liste des tués). D’Isabeau d’Ollehain, sa femme, Jean eut deux fils, Louis, mort à la prise de Saint Denis, en 1495, et Philippe, seigneur de Pont-Remy et de Duin, allié à Marguerite Quiéret, dont une seule fille et héritière alliée à Edmond Deule, écuyer. Cette famille était connue en Artois dès 1096. — Armes : d'argent fretté de sable.

{ Mém. de P. de Fénin, p. 60.

2 Titres scell. de Clairambault, t, CIX.

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PRINCES

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