‹ AzincourtChapitre 8 sur 24 · LE · texte numérisé non relu

LE

AZINCOURT (GuiicaumE D’). — Ïl n'est fait mention de lui que dans Rymer (t. IV, part. n, p. 165), qui l'appelle: Achyngcourt.

I1 avait été fait prisonnier par le comte de March. Le roi d'Angleterre lui accorda, le 11 juin 1416, un sauf-conduit pour venir en France. — Pour les armes et la notice voir au mot AZINCOURT dans la liste des morts.

BOUCICAUT (Le marécHai). — Cité par tous les chroniqueurs ; Fénin l'appelle : Bouchigant.

Jean Le Meingre, dit Boucicaut, comte de Beaufort et d'Alais, vicomte de Turenne, seigneur d'Anduse, maréchal de France, né à Tours en 1366, et fils

aîné de Jean Le Meingre, dit Boucicaut, maréchal de France, et de Flore de Linières, dame d’Estableau, Breuildoré et la Bretinière. Il fut élevé auprès du Dauphin, depuis Charles VI, dont il était enfant d'honneur, et fait chevalier par le duc de Bourbon, le 26 novembre 1382, veille de la bataille de Rosebecque où il combattit près du roi. Il alla en Prusse combattre les chevaliers teutoniques, et à son retour Louis de Clermont le choisit pour son lieutenant dans la campagne de Poitou en 1385. En compagnie de Renaud de Roye et du sire de Sempy il soutint contre les chevaliers anglais le fameux pas-d’armes de Saint-Inglevert, entre Calais et Boulogne. Au retour d’une seconde expédition en Prusse, 1l fut enfin créé maréchal de France, le 23 décembre 1391, à l’âge de vingt-six ans. Boucicaut fut envoyé dans le Comtat-Venaissin pour mettre fin au schisme et s'emparer de l’anti-pape Benoit XIII. Le comte de Nevers l’emmena en Hongrie et ils furent ensemble faits prisonniers à Nicopolis, mais le prince se chargea de payer sa rançon, et en 1398 on le retrouve dans le Périgord qu’il soumet en s’emparant du comte Archambaud. Créé gouverneur de Gênes en 1401, il y resta jusqu’en 1409, époque du soulèvement de cette ville et du massacre des Français. Il embrassa en 1411 le parti du duc de Bourgogne, et ensuite celui du duc de Berry qui le fit son capitaine-général en Languedoc et en Guyenne, le 13 avril 1414. À Azincourt il était l’un des chefs du premier corps d'armée : * blessé au visage et enseveli sous un monceau de cadavres il fut fait prisonnier, emmené en Angleterre et y mourut en 1421. Son corps, rapporté en France, fut enseveli dans l’abbaye de Saint-Martin de Tours. — D’Antoinette de Beaufort, sa femme, il n'avait eu qu’un fils, mort sans alliance. Sa famille, d’une origine très obscure, puisqu'elle ne datait réellement que de son père, s'éteignit en 1490 . — Armes: d'argent à une aigle éployée et à deux tétes de

gueules, membrée et becquée d'azur.

BOUFFLERS (ALÉAUME DE). — Source : le P. Anselme, t. V, p. 78 et suiv.

Aléaume ne Bourriens, sire dudit lieu, chevalier, fils aîné de Jean, sire de Boufllers, chevalier. Il donna quittance le 13 mars 1389 de 1000 livres sur 5000 que le roi lui donnait, par lettres du 29 mai précédent, pour aider à payer la rançon de 15,000 livres à laquelle lui, son frère Enguerran, Guillaume de

1 P. Anselme, t. VI, p. 754 et 760. — Hist. de Boucicaut, par Th. Godefroy, — id. par de Pitham, — id. par d'Aubigny, — Moreri, etc... °

Brimeu et vingt-quatre autres gentilshommes de Ponthieu avaient été taxés par Pierre de Crounebert, chevalier, lors de l'expédition faite par le roi en Allemagne. Îl se trouva à Amiens avec plusieurs écuyers et archers pour servir dans une nouvelle expédition projetée en Angleterre. Ayant élé fait prisonnier à Azincourt et emmené en Angleterre, sa rançon fut fixée à 3000 livres; il obtint des Anglais l'autorisation de revenir en Ponthieu pour ramasser cette somme et leur laissa pour otage une partie du chef de Saint-Mauguille qui était en sa possession ; quand il eut ses 5000 livres il alla lui méme les porter en Angleterre pour dégager son précieux reliquaire ?. — De Catherine de Bernieulles, sa femme, Aléaume eut plusieurs enfants. — Cette illustre famille, éteinte au siècle dernier, était connue depuis Enguerran de Morlay, chevalier, seigneur dudit lieu, Boufflers et Campigneulles en 1150, dont le petit-fils adopta le surnom de Boufllers que lous ses descendants ont conservé. — Armes : d'argent à 3 moleties d’éperon de gueules accompagnées de neuf croix recroiseiées au pied fiché de même, 3, 3 et 3.

BOURBON {Le ouc ne). — Cité par tous les chroniqueurs.

Jean I, duc de Bourbon et d'Auvergne, comte de Clermont, de Montpensier et de Forez, seigneur de Beaujolais, de Dombes et du pays de Combrailles, pair et grand-chambrier de France né en mars 1380 de Louis Il, duc de Bourbon, et d'Anne, dauphine d'Auvergne, comtesse de Forez. Il fut établi le 12 juin 1404 capitaine-général de Languedoc et de Guyenne. Le 10 mars 1413 il fit montre avec 1000 hommes d'armes et 500 archers. Créé commandant en chef de l’armée de Guyenne le 28 janvier 1414, il accompagna le roi aux sitges de Compiègne et d'Arras, et fut l’un des chefs de l’avant-garde à Azincourt où il fut fait prisonnier. Plus malheureux encore que le sire de Gaucourt qui ne paya sa rançon que deux fois, le duc de Bourbon paya quatre fois la sienne ; ainsi, taxé à 60,000 écus d’or, il en paya 35,000 le 13 février 1421 5 ; il vendit, le {+7 juillet suivant, le comté de l’Ile-Jourdain à Jean, comte d'Armagrae,

1 P, Anselme, t. V, p. 78 et suiv.

? Biogr. d'Abbeville, par Louandre, p. 67, d’après le livre intitul : Considérations sur les ouvrages du Créateur et plusieurs histoires et autres choses mémorables tant anciennes que modernes, par Adrien de Boufñllers, gentilhomme de la chambre du roi, grand-bailli de Beauvais. — Paris, 1698, in 8°,

3 Archiv. de l’'Emp. PP. 87, C. 861.

pour compléter sa rançon ‘. Le 4 octobre 1422 il ordonnait à ses gens dex comptes « de faire payer à ses subjets leurs reddevances à forte monnoye pour compléter le prix de sa rançon ?. » Le 2 juin 1493 il verse encore entre les mains du roi d'Angleterre 25,000 écus, toujours pour cette même rançon, dont le chiffre s’accroit à chaque paiement. Enfin, le 26 novembre 1430 le roi d’Angleterre fixe de nouveau à 80,000 livres la rançon du malheureux prince ? qui mourut prisonnier au mois de janvier 1433, après dix-neuf ans de captivité. Il avait épousé, le 24 juin 1400, Marie de Berry *. — Armes : de France à la bande de gueules.

BOYLESVE (PiERRE DE). — Cité seulement par La Chesnayedes-Bois.

Pierre pe Boyesve, chevalier, seigneur de Forjan, conseiller au parlement de Paris, en 1372, gouverneur du château de Mehun-sur-Loire pour Île duc d'Orléans. Il était fils aîné de Jean de Boylesve, chevalier, seigneur de Forjan, premier maître d'hôtel du duc d'Orléans, et d'Andrée Briçonnet. Fait prisonnier à Azincourt avec le duc d'Orléans auquel ïl était attaché, 1l ne put payer sa rançon qu’en 1431. Le 6 août de la même ‘année, ayant été arrêté au Mans par le sire de Scales, malgré un sauf-conduit du duc de Bedford dont il était muni, il provoqua l’Anglais et le tua en combat singulier. [l avait épousé le 25 janvier 1414 Pérette de Coué dont il avait des enfants. — Généalogie suivie depuis Etienne de Boylesve, conseiller au parlement de Paris, en 1248. — Armes : d'azur à 3 sauloirs d'or.

BRIMEU (Aruis ne). — Cité dans toutes les chroniques.

Athis pe Bmmeu, chevalier, chambellan du duc de Bourgogne, fils de Guillaume de Brimeu, seigneur de Humbercourt, Ligny, Malincourt et Grigny, gouverneur d’Artois, et de N... de Humières. [1 fut fait prisonnier par les troupes royales devant Arras, en 1414 5. À peine avait-il été mis en liberté qu’il fut de nouveau fait prisonnier à Azincourt. Le roi, dont il était également

‘ Archiv. de l’Emp. PP. 37, C. 2838.

3 Ibid., C. 2888.

3 Ibid., C. 584 et 2859.

* P. Anselme, t. 1, p. 308.

8 Fénin et Monatrelet, ch. 1%6.

conseiller et chambellan, lui donna, en 1418, 500 livres pour l'aider à payer sa rançon ‘. Il fut l’un des ambassadeurs que le duc de Bourgogne envoya au roi d'Angleterre, à Rouen, en 1419, pour faire alliance avec lui après la mort de Jean-sans-Peur *. Quand le duc Philipre-le-Bon alla faire le siége de Crespyen-Laonnais qu’otcupaient les Dauphinois, en 1419, Athis de Brimeu « l’un de son plus privé conseil et de ses plus féables gouverneurs » l’accompagnait ». Il assista en 1420 à la signature du fameux traité de Troyes *. La même année étant tombé malade au siége de Melun, il fut transporté à Paris et y mourut fort regretté du duc et de tout le monde, car il élait « saige, courtois et amé de toutes gens 5. » Il fut enterré dans l'Église de l’abbaye de Saint-Pierre, près Melun‘. — Athis appartenait à la branche cadette de cette famille dont la

* branche aînée s’était éteinte dans la maison de Tyrel de Poix. (Voir dans la liste des tués aux mots : BRIMEU, POIX et TYREL). Il était donc un vrai Brimeu, issu par filiation suivie de Jean de Brimeu, en 1153. Cetie seconde et dernière branche s’éteignit au seizième siècle dans la maison de Croy. Le village de Brimeu qui a donné son nom à cette grande maison, est situé dans le Pas-de-Calais, canton de Campagne-les-Hesdin, sur le bord de La Canche. — Armes : d'argent à 3 aiglettes de queules, becquées et membrées d'azur.

BRUSSY (Jacques ne). — Cité par Rymer, t. IV, part. n, p. 151.

I] obtint, le 6 décembre 1415, du roi d'Angleterre un sauf-conduit pour se rendre auprès de lui accompagné de deux sergents 7. — On ignore complètement à quelle famille il appartenait.

BUISSON {LE SEIGNEUR ou).— Source : La Chron. de Guillaume Gruel.

Gentilhomme breton. — Armes : fretté de 6 pièces à un chef *.

! La Barre, t. Il, p. 130.

* Monstrelet, ch. 217.

5 Mém. de P. de Fénin.

® La Barre, t. il, p. 180.

* Rymer, t. IV, part. 11, p. 151.

* Preuves de dom Morice, Hist. de Bretagne.

CAMBOUT (Jean ou). — Cité par le P. Anselme, t. IV, p. 801.

Jean ou Camsour, chevalier, seigneur de Vaurion, fils puiné d'Alain [ff du Cambout, échanson du duc de Bretagne, ei de Jeanne de Tournemine. En qualité d’écuyer et de lieutenant d'Olivier de Mauny, capitaine de Regnierville, il donna quittance, le 12 août 1405, de 90 livres tournois pour les gages de lui et de cinq écuyers servant à la garde dudit lieu de Regnierville t. (Sceau : écu à 3 fasces échiquetées ; supports: un griffon et un lion; cimier : une tête: d'homme). 11 fit montre à Paris, comme écuyer, le 9 février 1413, avec neuf écuyers de sa compagnie servant sous le comte de Richemont, et le 9 avril 1414 avec un chevalier et sept écuyers pour accompagner le roi aux siéges de Soissons et de Comyiègne *, Fait prisonnier à Azincourt, il fut bientot mis en liberté puisqu'on le trouve en 1418 servant sous les ordres du comte de Richemont. I1 mourut en 1498, sans enfants de Jeanne de Rohan, sa femme. Généalogie suivie depuis Alain, sire du Cambout, chevalier, en 1200. — Armes : de gueules à 3 fasces échiquetées d’argent et d'azur.

CAMBRAY (Cocanr DE). — Cité par le comte de Waroquier dans son Tableau historique et Généalogique de la Noblesse, t. I, p. 44, généal. de Beaufort.

Colart pe Causnavy, allié à Hélène de Beauffort. — Armes : d'azur à 3 lionceaux d’or, 2 et 1.

CANNY (LE SEIGNEUR DE). — Partout : Saint-Rémy et les n* 2678 et 2683 de Monstrelet le nomment Chauny.

C'est Aubert Le Flamenc, chevalier, seigneur de Canny et de Varennes, conseiller et chambellan du roi, fils ainé de Raoul Le Flamenc, chevalier, seigneur de Canny et Varennes, et de Marie de C'ermont-Nesle. Il accompagna

t Preuves de l'hist. de Bretagne de dom Morire.

2 Jbidem.

le duc de Bourgogne contre les Liégeois en 1408 ‘. Il donna quittance le 20 septembre 1410 pour lui banneret, dix chevaliers, soixante-sept écuyers et douze archers à cheval de sa compagnie, servant sous le comte de La Marche 1. (Sceau : écu à 10 lozanges ; supports : deux griffons ; cimier : une chauve-souris). Il avait épousé en 1389 Marie d'Enghien, de laquelle il n’eut qu'une seule fille, Jeanne Le Flamenc, dame de Canny et de Varennes, femme de Jean de Barbençon, seigneür de Jeumont, Werchin, Cisoing et Wallincourt, sénéchal héréditaire de Hainaut. Elle fut la dernière de cette maison qui reconnaissait pour auteur, par filiation suivie, Raoul Le Flamenc, sire de Canny, Varennes, Carempuis, Champion et Beauvoir, en 1128 *. — Armes : d'or à 10 lozanges de gueules, 3, 3,3 et 1.

CHANTEMERLE (TmBauT ve). — Source unique: Rymer, t. IV, part. 11, p. 151.

Thibaut ne CHantTemence, chevalier, fils de Taupin de Chantemerle, chevalier, conseiller, chambellan et maître-d’hôtel du roi, et capitaine de Gisors. [l reçut du roi la survivance de son père comme capitaine de Gisors, le 15 novembre 1400. I1 servait en 1411 avec un chevalier et treize écuyers sous le comte de La Marche : en qualité de conseiller et chambellan du roi il donna quittance de 1500 francs d’or que le roi lui donne *. — Armes : d'azur à une bande d'argent chargée de 3 coquilles de gueules.

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