Ibid., AF*, II
3. On ne s’occupa effectivement de ces méthodes qu’en l’an VII. (Cf. Le Magasin de musique...., p. 157.)
132 LÀ DIRECTION DU CONSERVATOIRE
ouvrages élémentaires qui doivent influer si puissamment sur les progrès futurs de la musique, pour s’occuper de détails matériels et d’arrangements minutieux. Ce serait ne pas sentir le prix du génie que de l'appliquer à un tel emploi. La Commission pense donc que la demande des Inspecteurs de renseignement du Conservatoire de musique doit être accueillie ; elle pense aussi que personne n’est plus propre à organiser définitivement ce Conservatoire que celui qui en a formé le plan et dont le zèle et l’intelligence sont attestés par les Conservateurs.
On propose au Comité de prendre l’arrêté suivant.
Ginguenk.
Projet (Varrêté joint :
Le Comité d'instruction publique, après avoir entendu le rapport de la Commission exécutive d’instruction publique, arrête :
Le citoyen Sarrette est nommé commissaire à l'effet d’organiser définitivement le Conservatoire de musique établi par la loi du 16 thermidor dernier 1 2 .
Ainsi fut-il fait par décision du 1 er brumaire an IV (23 octobre 1795*). Avec le titre de commissaire chargé de l’organisation, Sarrette reprenait officiellement son ancienne place, après une interruption de plus de deux mois, pendant lesquels il fut privé des avantages pécuniaires accordés à ceux qui avaient immédiatement trouvé un emploi dans le Conservatoire.
Ceux-ci provenaient : 1° de la musique de la garde nationale proprement dite, ils étaient au nombre de 57 (v. p. 36), 2° des 13 supplémentaires adjoints en 1793 (v.p. 52), 3° d’instrumentistes reçus ensuite 3 4 * * , et 4° de l’ancienne École royale de chant qui comptait 13 maîtres enseignant la musique*, formant ensemble un effectif de 85 professeurs. La loi en ayant fixé le nombre à 115 (v. l’énuméra-