FÊTES DE 1705 ET
ment de l’École se trouva suspendu; mais anciens et nouveaux professeurs participèrent au service des fêtes publiques, qui continua à peu près dans les mêmes conditions que précédemment.
Quelques jours après la promulgation du décret portant création du Conservatoire, avait eu lieu la fête du 10 août (23 thermidor an III), où Ton entendit plusieurs hymnes nouveaux 4 . L’an IV s’ouvrit par la cérémonie funèbre « en l’honneur des amis de la liberté immolés par la tyrannie décemvirale », décrétée depuis le 2 juin 2 , pour le 3 octobre (11 vendémiaire), qui consista en discours et concert dans la salle des séances 3 . Puis ce fut l’anniversaire de la mort de Louis XVI, le 1 er pluviôse (21 janvier 1796), qui donna lieu aux divers incidents que nous avons déjà rapportés 4 . Depuis la mise en vigueur de la Constitution de l’an III, le Corps législatif se composait de deux assemblées : le Conseil des Anciens et le Conseil des Cinq-Cents; le Conservatoire se divisa en deux fractions, qui se réunirent au Champ de Mars avec 60 chanteurs, à l’issue de la séance des Conseils, pour la cérémonie publique. Notons ensuite la participation à la fête de la Reconnaissance et des Victoires (10 prairial- 29 mai), célébrée avec pompe, dans les conditions que nous avons rappelées 5 . Pour le 14 juillet, concert comme de coutume; aux fêtes de la Liberté (9-10 thermidor, 27-28 juillet), concert également, cette fois aux Champs-Elysées et à 9 heures du soir, avec le concours de 60 chanteurs; puis, le 1 er vendémiaire an V (22 septembre), première célébration de l’anniversaire de la fondation de la République, dans laquelle la musique n’eut qu’une part très restreinte.
Dès le 8 ventôse an IV (27 février 1796), Barrette soumit aux
2 e cl., violon (23 octobre); **Pradère (Louis-Barthélemy), 2 e cl., piano (22 novembre), rentré en 1803.
1802 . Romberg (Bernard), 2° cl., violoncelle (21 janvier) ; Gérard (Henri-Philippe), l re cl., chant (22 mars).
1. Le Magasin de musique , etc., p. 74. Au nombre des œuvres nouvelles fut 1 Hymne du 10 août, de M.-J. Chénier et Catel [Le Magasin de musique, p. /5), dont le Piano-Soleil du 14 juillet 1895 contient une réduction pour le piano, que nous avons faite d’après l’édition du Magasin de musique (n° IG, p. 129 du volume précité).