Le Magasin de musique , etc., p
4. Les Anniversaires du 21 janvier (Art musical . 1894, n° du 8 février), "Soir détails sur le Serment républicain, parodié sur celui d'Athalie.
5. Musique exécutée aux fêtes nationales , etc., p. 70. V. p. 89 1 hymne de Chérubin! jusqu’alors inédit, que nous avons mis en partition d’après les parties séparées manuscrites.
LA DIRECTION DU CONSERVATOIRE
membres du Comité d’administration le projet de règlement qu’il avait rédigé, où tout le mouvement de l’institution se trouve parfaitement réglé jusque dans ses moindres détails : attributions du personnel, exercices-concerts périodiques par les professeurs, — véritable origine de la Société des concerts; — service des fêtes nationales et du Corps législatif, enseignement, programme d’études, admission, police intérieure, etc., etc. Le 15 messidor (3 juillet), le Directoire, sur le rapport du Ministre de l’Intérieur, donna son entière approbation à ce projet, et, le 25 thermidor (12 août), ce dernier écrivit à Sarrette pour l’aviser de l’adoption et lui recommander de veiller à la stricte exécution de ses dispositions 1 .
Ainsi, il avait fallu un an pour en arriver là; des difficultés matérielles retardèrent encore la mise en activité de l’École. Le Comité de Salut public avait affecté à l’Institut national de musique les bâtiments de l’hôtel des Menus-Plaisirs, on s’en souvient (v. p. 97); cette décision n’ayant pas eu d’effet, elle fut confirmée par un article de la loi organique du Conservatoire. Néanmoins on n obtint l’évacuation des locaux qu’avec la plus grande peine. Le 7 janvier 1796, le Ministre de l’Intérieur Benezech ordonna à la succession Papillon de la Ferté, au garde-magasin des Menus, Houdon, et à tous les particuliers occupant des logements dans l’hôtel, de les évacuer dans un délai de dix jours ; exception était faite pour les parties affectées au service public : état civil de l’arrondissement, chef-lieu de la police armée, comités de la section du faubourg Montmartre (sections armée et délibérante), sauf à déplacer les bureaux susceptibles d’être transportés dans d’autres parties, sans gêner le service public. Des réclamations s’élevèrent, et, le 13, le Ministre invita Sarrette « à suspendre toutes poursuites contre le garde-magasin ». Cette condescendance eut pour effet d’encourager la résistance de ceux qui se liguaient et employaient tous les moyens pour se maintenir dans la place; Sarrette le fit remarquer au Ministre, en lui rendant compte, le 24, de l’inexécution de ses ordres : « La suspension en faveur de Iloudon a été cause de la désobéissance des autres individus... », écrivait-il. Le Directoire apprit avec étonnement cette nouvelle résistance et il vit « dans cette désobéissance le mépris le plus formel des lois et du bon ordre, qu'il est tems de réprimer par
1. Arch. nat., AF, III, 384, d r 1847, p. 14-16; Bull, des Lois , 2 e série, n° 510; Organisation du Conservatoire . p. 20.