‹ B. Sarrette et les origines du Conservatoire national de musique et de déclamationChapitre 116 sur 149 · PROJETS DE RÉDUCTION · texte numérisé non relu

PROJETS DE RÉDUCTION

1811 : Inauguration de la grande salle des concerts. — 1814 : Les événements politiques jettent la perturbation dans le Conservatoire ; VEmpire et la Restauration. Sarrette est nommé par Louis XVIII chevalier de la Légion d’honneur au titre de capitaine de la garde nationale (7 décembre) ; il est ensuite révoqué (28 décembre) ; il proteste et réclame sa pension de retraite. — 1815 : Avis favorable; proposition du Ministre (24 février) ; ordonnance de concession (15 mars). Les Cent-Jours ; retour de Napoléon I er ; Sarrette reprend la direction du Conservatoire (23 mars); annulation des ordonnances royales (26 mars); réintégration du Conservatoire (29 mars); distribution des prix (21 avril) ; confirmation de la nomination de Sarrette dans la Légion d’honneur (11 avril).

Retour des Bourbons; Sarrette quitte le Conservatoire (9 juillet ); sa lettre concernant un ordre de logement de grenadiers autrichiens (44 juillet). Mesures provisoires à l’égard du Conservatoire et de Sarrette (3 août); destitution définitive (47 novembre). Opinions diverses sur cette mesure et la réforme du Conservatoire ; sa décadence.

1816 : Confirmation de la pension accordée à Sarrette (23 février) et de l'ordonnance du 7 décembre 181b relative à sa nomination dans la Légion d’honneur (47 août 1817 ). Longue inactivité.

En Fan V, la proposition faite par Daunou, de réduire à 83 le nombre des professeurs du Conservatoire, à leffet de créer 12 Écoles spéciales dans les départements, n’avait pas été accueillie. Un nouveau projet avait été conçu, et Leclère, député de Maine-et-Loire, en avait fait le rapport le 7 frimaire an VII (27 novembre 1798*). Il s’agissait encore de réduire le Conservatoire à 80 professeurs et de n’y recevoir que 350 élèves, au lieu de 600, afin de pouvoir créer 62 Écoles de deux degrés dans les départements. Pendant près d’un an, les choses en restèrent là ; mais tout à coup le Conseil des Cinq- Cents décida qu’il lui serait fait un rapport sur le Conservatoire; et Heurtaut-Lamerville, dans la séance du 6 vendémiaire an VIII (28 septembre 1799), présenta un projet emprunté en grande partie à celui de Leclère,pour ce qui regardait le Conservatoire; quant aux Écoles départementales, il n’en était plus question 1 2 . La raison déterminante de cette réduction résidait dans l’obligation de réaliser des économies sur l’ensemble du budget national.

Cette fois le Conservatoire était atteint; la nouvelle organisation fut mise en vigueur à compter du 1 er germinal an VIII (22 mars 1800). Trente-six professeurs se trouvaient supprimés : 13 de 2 e classe et 23 de 3 e , c’est-à-dire, à trois exceptions près, la totalité de cette dernière. Parmi ceux qui étaient frappés, on compte seulement

Page 1