‹ B. Sarrette et les origines du Conservatoire national de musique et de déclamationChapitre 129 sur 149 · Bibliothèque du Conservatoire · texte numérisé non relu

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LA DIRECTION DU CONSERVATOIRE

états du Conservatoire sur le pied de ceux que vous avez remis depuis le mois de mars et vous a confirmé aussi dans la place de directeur de cet établissement, mais seulement jusqu’à nouvel ordre et en exprimant son intention de ne voir regarder que comme provisoire la décision prise à cet égard.

Je vous fais part de ces dispositions afin que vous preniez vos mesures en conséquence.

Agréez, Monsieur, l’assurance de ma considération distinguée.

Le chef de la 3 e division , officier de la Légion d'honneur , Neuville.

L’expectative ne fut pas longue; le Ministre de l’Intérieur avisa Sarrette, le 17 novembre, que ses fonctions avaient pris fin le 1 er du mois, et qu’il recevrait son traitement jusqu’au 31 décembre :

17 novembre.

Monsieur, j’ai décidé que vos fonctions de directeur flu Conservatoire de musique et de déclamation cesseraient à partir du i cr de ce mois. Vous continuerez de toucher jusqu’au i er janvier prochain le traitement qui vous était assigné par le crédit de l’établissement.

J’ai l’honneur de vous saluer.

Le Ministre secrétaire d'État de l'Intérieur ,

La décision prise était la fermeture du Conservatoire et le rétablissement de l’ancienne École royale de chant.

Le Conservatoire, issu de la Révolution, subit en cela le sort de nombre d’institutions créées à la même époque, entre autres, l’École polytechnique : « 11 portait une tache originelle, qui l’avait fait supporter avec peine en 1814, écrit le vicomte de Pontécoulant, et qui enfin le fit fermer en 1815 1 . » Le prétexte était l’économie, dit Fétis, protocole banal de tous les actes de destruction; le motif réel était l’origine révolutionnaire de l’établissement; toute réorganisation entraîne des bouleversements, poursuit-il ; la réorganisation du Conservatoire consista à chasser Sarrette de sa place, pour y mettre des hommes aussi étrangers aux arts qu’à la manière de les administrer 2 . Tous les écrivains sont d’accord sur l’inutilité de la mesure et la vanité du prétexte. Après les événements de 1814, lisons-nous dans un article de Miel sur le Conservatoire, « on forma le projet de « refondre un établissement qui 11 ’avait pas besoin de réforme. « En 1815, on renvoya le chef; 011 changea le nom... Des économies

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