CONCLUSION
étrangers; l’approbation de ceux qui ne sont point issus du Conservatoire n’est certes pas la moins précieuse. Nous n’essayerons même pas, pour achever comme il conviendrait peut-être le présent travail, d'exalter les mérites de l’homme qui en fait le sujet. Toutes les formules laudatives ont été épuisées, et nous risquerions, en voulant y ajouter, de paraître suspect de partialité ou de complaisance à l’égard de l’établissement dont nous faisons partie; nous laissons donc à d’autres plus éloquents et plus compétents aussi le soin de rendre tel hommage que de raison à son fondateur, lors du prochain centenaire du Conservatoire. D’ailleurs, en retrouvant des filons gisant dans la mine si riche des Archives, en suivant un chemin non parcouru par d’autres écrivains, nous avons pensé atteindre le même but. Possédant tous les éléments de la cause, ayant une connaissance parfaite des événements et de leurs conséquences, l’apologiste et le lecteur sont à même de mesurer librement toute l’étendue de la tâche accomplie et d’apprécier eux-mêmes les services et les mérites de l’homme dont la vie publique vient d’être mise en lumière.
En terminant, nous exprimerons le vœu que le Comité des inscriptions parisiennes fasse placer une plaque commémorative sur l’immeuble de la rue Saint-Joseph occupant remplacement de la maison qui fut le siège de la Musique de la garde nationale et de l’Institut national de musique, berceau du Conservatoire, et sur celui de la rue Montmartre, où mourut son fondateur. Une inscription à ce dernier endroit, à proximité des lieux où se sont déroulés les faits relatifs à l’existence de notre grande École de musique, dans ce quartier si fréquenté de la capitale, presque à l’angle des grands boulevards, donnerait satisfaction, ou tout au moins une compensation, à ceux qui ont vu avec regret le nom de Sarrette appliqué à une rue si éloignée du centre musical et ignorée d’une trop grande partie de la population.
Est-ce trop demander?
APPENDICE