FÊTE DU 10 AOUT
plus 5 livres pour la répétition préliminaire; 2° douze « brigadiers pour la conduite de chaque orchestre », à 20 livres chacun ; 3- un premier violon pour conduire les airs de la pantomime, moyennant âOlivies, au chef ordonnateur, 100 livres étaient réservées. L’état général des dépenses fut arrêté à la somme de 6069 1. 8 s., et signé, le 16 août, par Gossec, maître de musique, et Sarrette, commandant! Nous y voyons que 200 musiciens furent employés et reçurent 20 livres chacun; il y eut en outre 30 dessus à 12 livres pour les chœurs; et les élèves de l’École, postés à l’arc de triomphe élevé boulevard Poissonnière à la gloire des héroïnes des journées des 5 et 6 octobre 1/89, eurent 110 livres « pour leur dîner »; six trompettistes leur furent adjoints. Des orgues de différentes églises ou couvents furent transportées par A.-J. Somer à la place de la Révolution et au champ de la Fédération 1 ; Sarrette reçut 200 livres pour les organistes employés à la fête : Méreaux père et fils, Sejan et Desprez 2 . Quant à la copie de musique, qui s’éleva à plus de 1000 livres nous en avons donné le détail ailleurs 3 .
De la fête du 10 août 1793 datent les premiers services rendus directement aux pouvoirs publics par la musique de la garde nationale, et par Sarrette en particulier.
Ressortissant à la ville de Paris, ce corps de musique avait jusqu alors participé aux solennités publiques comme tous les citoyens de la milice parisienne, spontanément ou sur les ordres de la Municipalité : le Gouvernement avait plus accepté que sollicité son concours. Au 10 août, il en avait été de même quant à sa coopération personnelle; mais, on vient de le voir, à cette fête organisée par le Gouvernement aux frais de la nation, le soin de présider aux détails de la partie musicale lui avait été officiellement dévolu. Cela n'était pas pour déplaire à Sarrette, qui recherchait au contraire toutes les occasions de prouver aux autorités gouvernementales la nécessité de constituer gon groupe en service public.
•1' Arch^nat’, F“2090 ZeS FaCteUrS d ’™t'™nents de musique, 1893, p. 145.
P 3 14 X 0^rou^fnT/ ,?Me * l T aye d 7 fête$ nationales « du Conservatoire, p. 14. Un trouve à la meme page le titre des hymnes exécutés aux différentes stal
’ . e ?“ e fl,t change lors de la publication faite postérieurement par le Magasin. L Hymne à la Liberté devint V Hymne à la Nature (5« liv., p. 126) • celui nui portait primitivement ce dernier titre fut appelé Hymne à ïÉgalité ( 10” liv
L is J ™ n Lt c StatUe de l<l Liberlé fut transformé en Hymne à la (n 13, p. 129). Ces remarques sont faites ici pour la première fois.