PENSION ACCORDÉE A SARRETTE
tile en incidents que la précédente, mais qui devait être éclipsée, sous ce rapport, par la suivante.
Le 18 nivôse an II (7 janvier 1794) fut rendu le décret qui concédait à Sarrette une pension de retraite de 435 1. 10 s. sur la Trésorerie nationale, en vertu de la loi du 9 octobre 1791, à raison de ses services comme capitaine dans la garde nationale soldée, du 1 er septembre 1789 au 1 er janvier 1792, soit 4 ans et 8 mois (sic), aux appointements de 2 800 livres 1 (v. p. 15).
Depuis cette dernière date, Sarrette avait vu ses émoluments portés à 3 500 1.; aucune autre somme ne lui était allouée à un titre quelconque. Sarrette et les artistes de la musique ne recevaient rien pour leur participation aux fêtes publiques et autres services; nous avons cité et nous mentionnerons encore des états de dépenses où ils ne figurent point, et tous les états d’émargements que nous avons vus ne comprennent que des instrumentistes et choristes n appartenant pas au corps de musique de la garde nationale ou à 1 Institut national de musique.
La modicité de ces ressources contraignit Sarrette et son person-
1. Le procès-verbal imprimé de la Convention mentionne simplement la pension. Les détails ci-dessus sont contenus au 4 e état annexé au procès-verbal manuscrit. (Arch. nat., A. 144. Décret rendu au nom du Comité de liquidation, sur la proposition du Ministre de la Guerre.) — La bibliothèque du Conservatoire possède un extrait de ce décret.
Voici la teneur du brevet, d’après la minute, dont communication nous a ete faite pour la première fois :