‹ B. Sarrette et les origines du Conservatoire national de musique et de déclamationChapitre 44 sur 149 · DÉPARTEMENT RÉCOMPENSE NATIONALE ACCORDÉE EN FAVEUR · texte numérisé non relu

DÉPARTEMENT RÉCOMPENSE NATIONALE ACCORDÉE EN FAVEUR

de la Guerre. de Bernard Sarettk.

Au uom de la République, le Conseil exécutif provisoire s’étant fait représenter le décret de l’Assemblée nationale en date du 18 nivôse de l’an 2*, scellé le *25 suivant, par lequel il est accordé a B. Sarette, né à Bordeaux, chef-lieu «lu district, département de la Garonne, une pension annuelle et viagère de 435 1. 10 sols, payable sur le Trésor public, pour récompense de 4 ans 8 m. de services du H-r septembre 1789 an 1 er janvier 1792, pour licenciement dans le grade de capitaine commandant la musique de la garde nationale parisienne; afin de faire jouir ledit Sarette du bénéfice de la loi susdite du 18 nivôse sa vie durant, nous lui avons fait délivrer le présent brevet, et mandons en conséquence an commissaire de la Trésorerie nationale de payer annuellement audit Sarette la somme de 435 1. 10 s. en deux termes égaux, de six mois en six mois, dont le premier terme à compter du 1 er janvier 1792, jour de son licenciement, qui continueront à, échoir ainsi de 6 mois en 6 mois, sur quittances par devant notaires et à la présentation du présent brevet, dont un double sera déposé au Trésor public.

Fait à Paris, le 8 ventôse de l’An 2 e de la République une et indivisible (26 février 1794).

Le Conseil exécutif provisoire : Deforgue. Le Ministre de la Guerre : Bouchotte.

(Arch. du Ministère de la Gue/re , loc. cit.)

Cette pension fut supprimée en 1816 (v. p. 159, note 2). Le 21 nivôse an IX, 1 inspecteur aux revues Chadelar envoya au citoyen chef Goulhot copie du brevet de son « ami Sarrette », en le priant d’on faire l’usage désiré par ce dernier, « et de le faire comprendre incessamment dans le grand travail que vous avez si glorieusement achevé », disait-il. (Ibid.)

nel à tenter de les accroître, et ils crurent en trouver une nouvelle source dans la création d un fonds d édition de musique subventionné par 1 État. Ce fut 1 occasion d’instantes démarches auprès des Comités d Instruction publique et de Salut public, et la cause de nouveaux soucis, voire de déceptions. L’exposé en a été fait dans notre livre Le Magasin de musique à l'usage des fêtes nationales et du Conservatoire , auquel nous devons renvoyer; ce n’est pas en quelques lignes que nous pouvons résumer les 170 pages qui forment l’historique de cette importante entreprise, à laquelle furent intéressés les plus grands compositeurs, Méhul, Gossec, Lesueur, Cherubini, comme les plus humbles instrumentistes, et dont les résultats artistiques et matériels méritent l’attention. Disons seulement que, le 10 janvier, Sarrette en soumettait le plan au Comité d’instruction publique, que le 24 il recevait plein pouvoir des artistes associés, et que le 11 février il proposait un marché au Comité de Salut public, lequel accordait, quatre jours après, un mandat de 33 000 livres pour aider l’association, à charge par elle de fournir un certain nombre de morceaux qu’elle ferait paraître mensuellement.

La Commission temporaire des Arts s’étant divisée en sous-commissions (8 pluviôse-27 janvier), Sarrette fut adjoint avec Bruni, au Comité d’instruction publique, pour inventorier « les instruments de musique anciens, étrangers ou les plus rares..par leur perfection entre les instruments connus et modernes ». Le décret de nomination, en date du 18 pluviôse (G février), portait que les membres de cette Commission étaient tenus de se munir de certificats de civisme et qu’ils recevraient une indemnité annuelle de 2 000 livres; ceux qui émargeaient pour un autre emploi étaient obligés d’opter'. Sarrette se trouvait dans ce cas; il donna sa démission, et, le 5 ventôse (23 février), on réclamait son remplacement*. Deux jours après, les professeurs de la musique de la garde nationale redemandent au Comité « que les instruments de musique des émigrés soient réunis par la Commission, et qu’il soit procédé par un jury compétent 8 ».

Cette requête, qui avait été déjà présentée le 17 décembre précédent (v. p. 53), reçut une solution favorable de la part du Comité de

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