CONCERT DU 17 BRUMAIRE AN III
utile établissement, qui doit porter au plus liant degré de perfection un art si estimé des législateurs et des philosophes de la Grèce, un art le plus vraiment populaire, le plus démocratique de tous, dont le charme embellit la poésie même et dont la puissante énergie enfante et célèbre les victoires 1 .
Déjà, au moment où s'ouvre la période que nous étudions en ce chapitre, la Convention avait créé l'École polytechnique (28 septembre), le Conservatoire des Arts et Métiers (10 octobre) et l’École normale (30 octobre). L’instant était favorable; suivant son principe, Sarrette commença par appeler l'attention en organisant un concert auquel il convia les autorités, comme il avait fait l’année précédente, presque à pareille époque : « Des commissaires de l’Institut national de musique invitent le Comité d’instruction publique à l'exercice qui doit avoir lieu demain au théâtre Feydeau », lisonsnous au procès-verbal du 10 brumaire an III (G novembre 2 ).
Bien que la plupart des journaux aient gardé le silence sur ce concert — ce qui est pour étonner — nous pouvons, à 1 aide de diverses pièces manuscrites, en faire connaître certaines particularités. Voici d’abord le programme :
THÉÂTRE DE LA RUE FEYDEAU Exercice annuel de l'Institut national de musique.