‹ B. Sarrette et les origines du Conservatoire national de musique et de déclamationChapitre 79 sur 149 · Àrcb. nat., AF*, II · texte numérisé non relu

Àrcb. nat., AF*, II

3. La désignation des instruments et la composition de l’orchestre sont indiquées par le mémoire de copie : petites flûtes (2 parties de l re , 2 de seconde), grande flûte (2 et 2), clarinettes (7 et 7), cors (3 et 3), trompettes (l re et 2 e ), trombones (3), bassons (4 et 4), serpents (4), contrebasses (4), timbales (2), soit 51 parties. (Arcb. nat., F”, 1291.)

4. Journal des Théâtres et des Fêtes nationales du 17 brumaire an III, p. 058.

Si les œuvres n’étaient pas nombreuses, elles offraient assez de variété. La prépondérance appartenait toujours aux instruments à vent; toutefois de nouveaux éléments se faisaient remarquer, dénotant une tendance vers 1 universalité d’études d’un Conservatoire : 1 emploi des instruments à cordes joués par les artistes entrés en 1793 à titre de supplémentaires et le concours, comme solistes, d’élèves de l’ancienne École royale de chant, qui s’était maintenue, quoique en des conditions désastreuses, et tentait d’obtenir l’appui du Gouvernement pour sa reconstitution'. Quarante-quatre chanteurs furent employés à l’exécution des chœurs de Lesueur et Catel, voyons-nous sur l’état d’émargement. La composition de l’orchestre pour l’accompagnement de l’œuvre de Lesueur — que nous révèle la note du copiste — est assez curieuse : 2 petites flûtes et 2 grandes, 20 clarinettes, 4 hautbois, 4 trompettes, G cors en mi b et 6 en ut, f> bassons d’accompagnement, 10 bassons de chœur, 3 serpents, 3 trombones, 1 tuba-corva, 1 tam-tam, 4 contrebasses; le chœur comprenait plusieurs parties de récitants et coryphées.

Quinze cents billets d invitation avaient été lancés, et l’empressement fut grand, comme le succès; pourtant les comptes rendus de journaux sont aussi rares que de coutume : un seul nous est connu, celui des Affiches, Annonces et Avis divers, déjà signalé en 1883. Cette petite feuille n’avait rien d’artistique ni de littéraire; elle remplissait le rôle de nos modernes Petites-Affiches, et, pour cette îaison, elle n a guère été mise à contribution par les musicographes. Ce n’est donc pas sans surprise ni sans satisfaction qu’on y trouve, outre le programme complet du concert, deux articles — dont un assez étendu sui 1 exécution et sur 1 Institut. Dans le premier, ])ai u le sui lendemain du concert, 1 auteur fait connaître en quelques mots l'impression générale :

L exercice de 1 Institut national de musique qui a eu lieu avant-hier, au théâtre de la rue Feydeau, a fait le plus grand plaisir. Une réunion étonnante d’artistes distingués, une rare perfection d’exécution et d’ensemble, tout a fait désirer au public que cette belle association reçoive du Gouvernement toute la latitude dont elle est susceptible, tous les encouragements dont elle a besoin. Nous n’adresserons point d'éloges particuliers à chacun des artistes qui la composent; tous ont également partagé les applaudissements, tous méritent également les éloges qu on doit au talent. Ce concert était gratuit, c’est-à-dire qu’on y entrait par billets donnés; mais il y a eu un peu de con-

1. Nous donnerons, dans un travail spécial, l’historique complet de cette École.

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