Voir le texte à \ Appendice, p
CREATION DU CONSERVATOIRE
Le but si longtemps poursuivi par Sarrette était enfin atteint. La modeste musique de la garde nationale, progressivement développée, se transformait en un vaste établissement réunissant toutes les sommités musicales de l’époque. De 70, le nombre des professeurs s’élevait à 115; au lieu de 144 élèves, on pouvait en recevoir G00 et les initier à toutes les parties de l’art musical. Nous n’analyserons pas en détail le décret constitutif de cette institution, dont nous donnons plus loin le texte complet (p. 179); il diffère peu du projet que nous avons reproduit précédemment (p. 118), on s’en convaincra facilement par la comparaison. D’ailleurs, nous n’avons point voulu entreprendre ici l’histoire du Conservatoire, on le sait, mais faire connaître toute l’étendue de l’œuvre de son fondateur. Nous ne le pouvions sans reconstituer complètement les origines de l’École : elle existe maintenant; la tâche la plus difficultueuse et la plus méritoire de Sarrette est remplie; son initiative propre a pris fin — quoiqu’il ait encore à exercer son intelligence et ses qualités d’administrateur — et, par suite, il n’y a plus qu’à examiner rapidement les actes principaux de sa direction.