ORGANISATION
garde nationale étant devenue, par décret, Institut national de musique, il avait fallu supprimer ces deux institutions par articles spéciaux. Le personnel enseignant la musique à ladite Ecole de chant et les artistes composant la musique de la garde nationale faisaient partie de droit du Conservatoire (art. 2 et 3). L’Institut national des Sciences et Arts n’existait pas encore; les pouvoirs que lui attribuait le décret organique furent délégués provisoirement au Comité d’instruction publique, et la Convention se réserva la nomination des Inspecteurs de renseignement, qui devaient lui être proposés par ledit Comité (art. 1 er ).
En conséquence, le jour même, 16 thermidor (3 août), le Comité autorisait Chénier « à proposer à la Convention les citoyens Méhul, « Grétry, Gossec, Lesueur et Cherubini pour remplir les fonctions « des cinq Inspecteurs de l’enseignement au Conservatoire de mute sique créé par décret du IG du présent 1 », voyons-nous au procèsverbal. Cette proposition fut ratifiée quatre jours après (20 therm. 2 ).
A leur tour, les Inspecteurs présentent Eler en qualité de bibliothécaire (30 thermidor-17 août 3 4 ); il fut nommé deux jours après (2 fructidor-14 août 1 ). Puis, le 7 vendémiaire an IV (29 septembre), ils exposent à la Commission exécutive de PInstruction publique « qu’il est impossible de déterminer la quotité du traitement des « membres du Conservatoire en activité de service, vu que la loi « prescrit qu’ils seront partagés en trois classes, et que le classe- « ment ne peut avoir lieu que lorsque le complément desdits mem- « bres aura été effectué par la voie du concours », et demandent, en conséquence, qu’il soit payé à chacun 500 livres à valoir sur leurs appointements. A la suite d’un rapport favorable, en date du 18 vendémiaire, on fit droit à cette requête 5 , et quatre jours après, s’effectuait le versement.
Les Inspecteurs avaient le plus directement dans leurs attributions la surveillance de l’enseignement et de l’exécution publique. Le soin d’assurer le fonctionnement, la police intérieure du Conservatoire, etc., était dévolu à une administration de neuf membres,
1. Arch. nat., AF*, II, 30. — Grétry se retira en février 1797 pour raisons de santé.
(Cf. Recueil de pièces .)
2. Actes de VAssemblée législative , coll. Baudoin, t. LVII, p. 11'.
3. Arch. nat., AF*, II, 30. Eler ne conserva ses fonctions que jusqu’au 20 nov. 1796; il fut remplacé par Langlé; il rentra ensuite comme professeur (v.p. 134, n.l).