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Vallon des loriots

gonflé de sommeil, se durcirent. Il eut soudain un air capable de bureaucrate, celui d’un homme fait pour concevoir, diriger, exécuter.

L’intensité de sa pensée le fit descendre dans la salle de bains a travers le vestibule sec, propre, qui semblait ne jamais servir.

La maison n’était pas grande, mais avait pourtant, comme toutes celles des Hauteurs Fleuries, une salle de bains princiére en porcelaine, carreaux vernis et métal luisant comme de l’argent. Le séchoir a serviettes était une barre de verre enchassée dans du nickel. La baignoire efit été assez longue pour un soldat prussien de la Garde, et au-dessus s’étalait tout un attirail sensationnel: porte-brosse a dents et porte-blaireau, bol a savon et bol a éponge, armoire a médicaments, le tout si étincelant, si ingénieux, qu’on eat dit une installation d’appareils électriques. Mais le Babbitt qui faisait son dieu des inventions modernes, n’était pas content: lair de la salle était imprégné de lodeur d’une pate dentifrice barbare. « Encore un coup de Verona! Au lieu de s’en tenir au Lilidol, comme je ne cesse de le lui demander, elle est allée chercher je ne sais quelle maudite drogue qui infecte et vous souléve le coeur. »

Le tapis de bain était tout plissé et le sol mouillé (De temps a autre, sa fille Verona avait la fantaisie de prendre son bain le matin.) I] glissa sur le tapis et se cogna dans la baignoire. « Nom de Dieu...! » cria-t-il. Et saisissant furieusement son tube de savon, furieusement il fit mousser la créme en frappant d’un geste belliqueux avec le blaireau onctueux, furieusement il racla ses joues rebondies avec un rasoir de sdreté. II s’écorchait : la lame était émoussée. I] dit : « Nom de D... de nom de D...! »

Il chercha dans l’armoire a4 remédes un paquet de lames neuves, se disant, comme il faisait invariablement : « Ga reviendrait moins cher d’acheter un appareil pour repasser les lames soi-méme », et quand il l’eut découvert, derriére la boite ronde de bicarbonate de soude, il fut en colére contre sa femme qui l’avait mis la, et trés content de lui pour n’avoir pas dit « Nom de D... ». Mais il le lanca aussitét aprés quand, de ses doigts mouillés et pleins de savon, il essaya d’éter Podieuse petite enveloppe de papier végétal qui collait a la lame neuve.

Ensuite ce fut le probléme maintes fois abordé, jamais résolu, de savoir que faire de la vieille lame, qui aurait pu constituer un danger pour les doigts de sa derniére fille. Comme d’habitude, il la jeta sur le haut de l’armoire aux remédes en se disant qu’il faudrait un jour enlever les cinquante ou soixante lames qu’il y avait entassées provisoirement. I] acheva de se raser avec une mauvaise humeur qu’accroissaient encore son mal de téte grandissant et le vide de son estomac. La chose faite, sa face ronde bien lisse et ruisselante, les yeux piqués par l’eau de savon, il chercha une serviette. Celles de la famille étaient mouillées, toutes, mouillées et visqueuses, il le constata en les tatant en aveugle : la sienne, celle de sa femme, de Verona, de Ted et de Tinka, ainsi que lunique serviette 4 bain, a l’énorme chiffre brodé. Alors George F. Babbitt fit une chose épouvantable: il s’essuya la figure avec la serviette de Vinvité! C’était un linge de fantaisie, orné de pensées, toujours accroché la pour indiquer que les Babbitt appartenaient a la meilleure société des Hauteurs Fleuries. Personne ne s’en était jamais servi, aucun invité n’en avait eu l’audace: ils prenaient en cachette un coin de la premiére serviette ordinaire venue.

Il rageait : « Parbleu, ils emploient toutes les serviettes, ces animaux, tous tant qu’ils sont, ils les mouillent, les trempent et n’en sortent jamais une séche pour moi... Naturellement, c’est moi le bouc!... Alors, comme il m’en faut une, je... Je suis le seul, dans cette sacrée maison, a avoir le moindre égard, la moindre prévenance pour autrui et a songer que d’autres peuvent avoir envie de se servir aprés moi de cette maudite salle de bains et a penser... »

Et il langait toutes ces horreurs humides dans la baignoire, heureux de cette vengeance en entendant le bruit mou et sinistre qu’elles faisaient en y tombant. Au milieu de cette opération, sa femme entra et dit avec sérénité:

— Oh! Georgie, mon chéri, que faites-vous? Vous allez laver les serviettes? Voyons, ce n’est pas votre affaire. Oh! Georgie, vous ne vous étes pas servi de la serviette des invités, j’espére?

L’histoire ne dit pas s’il fut capable de répondre.

Pour la premiére fois depuis des semaines, sa femme attira assez son attention pour qu’il la regardat.

Myra, madame George F. Babbitt, avait atteint une maturité définitive. Sa chair était plissée, depuis les coins de sa bouche jusqu’a la pointe de son menton et 4 son cou épais, gonflé de graisse. Mais ce qui marquait le mieux qu’elle redescendait la pente, c’est qu’elle n’avait plus rien de caché pour son mari et ne souffrait plus de cet état de choses. Elle était en jupon et en corset, un corset trop rempli, et ne s’inquiétait pas de se laisser voir ainsi. Elle avait pris une si morne habitude de la vie conjugale que, devenue matrone, elle n’avait pas plus de sexe qu’une nonne anémique. Q’était une femme bonne, affectueuse, attentive, mais personne, sauf peut-étre sa fille Tinka alors 4gée de dix ans, ne faisait aucune attention a elle ou ne se rendait bien compte qu’elle était vivante.

Aprés une discussion assez approfondie sur les serviettes, a tous les points de vue domestiques et sociaux, elle plaignit Babbitt d’avoir un mal de téte da a l’alcool, et il retrouva assez de force pour chercher un gilet de dessous B. V. D. qui, par malveillance, il le fit remarquer, avait été caché parmi ses pyjamas propres.

Il se montra assez aimable dans la conférence sur le costume brun.

— Qu’en pensez-vous, Myra?

I] tatait le vétement posé sur une chaise dans leur chambre a coucher, pendant qu’elle allait et venait, ajustant et tapotant mystérieusement son jupon, sans paraitre, a ses yeux prévenus a lui, avancer dans sa toilette.

— Que faut-il faire? Mettre le complet brun un autre jour?

— Ma foi, il vous va trés bien.

— Je le sais, mais il a besoin d’étre repassé.

— C’est vrai... oui, peut-étre.

— Il s’accommoderait fort d’un repassage.

— Qui, cela ne lui ferait peut-étre pas de mal. 5

— Mais, sapristi, le veston n’en a pas besoin. Ce serait absurde... faire repasser tout le costume quand la piéce principale n’en a nul besoin.

— C’est bien vrai. :

— Mais pour le pantalon ce serait tout a fait nécessaire. Regardez-le... ces plis, ces poches... sir que cela lui ferait du bien.

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— Evidemment. Oh! Georgie, pourquoi ne mettriez-vous pas le veston brun avec ce pantalon bleu dont nous nous demandions ce qu’on pourrait bien en faire?

— Grand Dieu! M’avez-vous jamais vu mettre le veston d’un complet et le pantalon d’un autre? Pour qui me prenez-vous? Pour un comptable dans la mouise?

— Eh bien, pourquoi ne pas mettre aujourd’hui votre costume gris foncé et entrer chez le tailleur pour lui laisser le pantalon brun?

— Dame, il en a certainement besoin... Allons, ot diable est-il ce costume gris? Ah oui, le voila.

Il fut capable d’achever sa toilette avec une résolution et un calme relatifs. Le premier ornement qu’il revétit fut le gilet de dessous sans manches dans lequel il avait lair d’un jeune garcon, portant avec sérieux une tunique en étoffe de coton dans un cortége civique. I] ne mettait jamais ce B. V. D. sans remercier le Dieu du progrés de ne pas porter des sous-vétements collants, longs, a la vieille mode, comme son beau-pére et associé Henry Thompson. Le second embellissement consista a se peigner les cheveux en arriére. Cela lui faisait un front énorme, se bombant a deux pouces plus loin que l’alignement primitif des cheveux. Mais ce qui produisait l’effet le plus étonnant, c’étaient ses lunettes.

Les lunettes ont chacune leur caractére: l’écaille prétentieuse, humble pince-nez du maitre d’école, les verres cerclés d’argent tordu du vieux villageois. Celles de Babbitt se composaient d’énormes verres ronds, sans monture, mais de premiére qualité, et de branches faites d’un mince fil d’or. Quand 11 les chaussait, il était ’homme d’affaires moderne, celui qui donne des ordres a des employés, qui conduit son auto, joue au golf a l’occasion et est un expert en matiére de vente. Sa téte paraissait soudain non plus enfantine, mais importante, on remarquait son nez lourd et aplati, sa bouche droite, a la lévre supérieure longue et épaisse, son menton trop charnu, mais vigoureux; avec respect on le contemplait revétant le reste de son uniforme de grave citoyen.

Le complet gris, bien coupé, bien fait, manquait complétement d’originalité : c’était le costume type. Un liséré blanc 4 Pouverture en V du gilet faisait songer 4 ’homme de loi et au

savant. Ses bottines noires, 4 lacets, étaient de bonnes, d’honnétes bottines, du modéle ordinaire, étonnamment dénuées d’intérét. Il n’y avait de fantaisie que dans sa cravate de tricot rouge. En faisant toutes sortes de commentaires sur la question 4 madame Babbitt — qui, obligée 4 des acrobaties pour attacher sa blouse a sa jupe avec une épingle de streté, n’en entendit pas un mot — il choisit entre l’écharpe rouge et une autre, genre tapisserie, avec des harpes brunes sans cordes au milieu de palmes, et il y enfonga une €pingle a téte de serpent avec des yeux en opale.

Un événement capital fut de faire passer le contenu de ses poches du costume brun au gris. II ne traitait pas ces objets 4 la légére : ils avaient une importance immuable, comme le baseball ou le parti républicain. Ils comprenaient un stylo et un crayon en argent, — qui manquait toujours d’une réserve de mines neuves —: tous deux se plagaient dans la poche en haut du gilet, a droite. Sans eux, il se serait senti tout nu. A sa chaine de montre pendaient un canif en or, un coupe-cigares en argent, sept clefs — il avait oublié usage de deux d’entre elles — et accessoirement une bonne montre. Attenant a la chaine, une grosse dent d’élan jaunatre témoignait qu’il était membre de I’« Ordre fraternel et protecteur des Elans ». Plus significatif que tout était son carnet de poche a feuilles détachables, ce carnet moderne et pratique qui contenait des adresses de gens qu’il avait oubliés, les regus prudemment gardés de mandats-poste, arrivés 4 destination depuis des mois, des timbres qui n’avaient plus de gomme, des coupures de vers de T. Cholmondeley Frink, et des éditoriaux de journaux qui fournissaient Babbitt d’opinions et de grands mots, des notes pour ne pas oublier de faire certaines choses qu’il n’avait pas lintention de faire, et une curieuse inscription: D. 8. 8. D. M. Y. Piao

Mais il n’avait pas d’étui a cigarettes. Personne ne lui en avait jamais offert un, aussi n’en avait-il pas ’habitude et considérait-il comme des gens efféminés ceux qui s’en servaient.

Pour finir il mit 4 sa boutonniére le bouton du club des Boosters'. Avec la concision du grand art, ce bouton ne portait

1. Ceux qui se poussent, se soutiennent dans la vie, qui cherchent 4 faire valoir les choses ou les gens.

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que deux mots : Boosters-Pep!. Cela donnait 4 Babbitt un sentiment de loyauté, d’importance. Cela l’associait 4 de braves garcons, a des hommes qui étaient agréables et bons et qui occupaient une place dans le monde des affaires. C’était sa Croix de Victoria, son ruban de la Légion d’honneur, sa clef de Phi Beta Kappa.

Aux détails délicats de la toilette s’ajoutaient d’autres ennuis complexes.

— Je me sens un peu lourd ce matin, dit-il. Je crois que j’ai trop diné hier soir. Vous ne devriez pas nous servir de ces beignets de banane.

— Mais c’est vous qui m’en avez demandé.

— Je le sais bien, seulement... je vais vous dire: quand on a dépassé quarante ans, il faut surveiller ses digestions. Il y a quantité de gens qui ne se soignent pas comme il le faudrait. A quarante ans, je vous assure, un homme, s’il n’est pas un imbécile, est son propre docteur. On ne fait pas assez attention a ces questions de régime. Je crois... bien entendu, on a besoin d’un repas copieux aprés une journée de travail, mais ce serait une bonne chose pour nous deux de déjeuner plus légérement.

— Mais, Georgie, ici, moi, je fais toujours un repas léger.

— Ce qui veut dire que je mange comme un goinfre parce que je déjeune en ville? Ah oui, parlons-en! Vous seriez contente S1 vous aviez a avaler les ragofits que le nouveau chef nous sert au Club Athlétique. Mais, pour sir, je ne suis pas dans mon assiette, ce matin... C’est drdle, j’ai une douleur 1a, du cété gauche... mais non, ¢a ne peut pas étre lappendicite, n’est-ce pas? Hier soir, en allant chez Verg Gunch, j’ai senti aussi une douleur dans I’estomac... juste la, une sorte d’élancement aigu. Je... Pourquoi ne nous servez-vous pas davantage de prunes au premier déjeuner? Bien entendu, je mange une pomme tous les soirs : « Chaque jour une pomme — conserve son homme. » Mais tout de méme, vous devriez nous donner plus de prunes, au lieu de toutes ces chatterles.

— La derniére fois qu’on en a servi, vous n’en avez pas mangé.

1. Abréviation de pepper (poivre). Au figuré, énergie. 2. Titre de nombreuses sociétés d’étudiants.

— C’est que ca ne me disait rien, je suppose..., mais en réalité je crois que j’en ai mangé. En tout cas... je vous assure qu’il est de la premiére importance de... je le disais encore A Verg Gunch hier soir : la plupart des gens ne surveillent pas assez leurs digestions.

— Aurons-nous les Gunch 4 diner la semaine prochaine?

— Bien sir, voyons.

— Alors, écoutez, George, je vous demande de mettre ce soir-la votre joli smoking.

— Oh! flaite! Les autres ne voudront pas s’habiller.

— Mais si, ils voudront. Rappelez-vous le jour ot vous ne vous étiez pas habillé pour le souper de Littlefield, et ot tout le monde l’était... Comme vous étiez géné!

— Géné? Diable non, je ne l’étais pas. Tout le monde sait que je peux m’offrir un Tux! aussi cher que n’importe qui, et je serais embété de ne pas le mettre quelquefois. Tout de méme, c’est une sacrée corvée. Ca va bien pour une femme qui reste tout le temps chez elle, mais quand un pauvre bougre a travaillé comme un cheval toute la journée, il n’a guére envie de se décarcasser pour se mettre en grand tralala en Phonneur d’un tas de gens qu’il a vus le méme jour en petite tenue.

— Mais vous aimez vous montrer en smoking. L’autre soir, vous avez reconnu que j’avais bien fait d’insister pour que vous le mettiez, que vous vous sentiez plus a l’aise. Et puis, Georgie, jaimerais tant que vous ne disiez pas Tux... C’est un smoking.

— Qu’est-ce que ¢a peut bien fiche?

— Crest ce que disent tous les gens bien. Supposez que Lucile Mac Kelvey vous entende dire un Tux!

— Voila qui me serait égal! Je me fiche bien de Lucile Mac Kelvey. Son mari et son pére peuvent étre millionnaires, mais ils sont tous communs comme le pain d’orge. Vous voulez probablement soigner votre haute position sociale? Eh bien, je vais vous dire une bonne chose: votre vénéré paternel Henry T... n’appelle méme pas ca un Tux, il dit, lui, « une jaquette écourtée pour un derriére de singe », et vous ne lui en feriez pas enfiler un, 4 moins de l’endormir au chloroforme.

1. Abréviation usuelle dans le Middle West pour Tuxedo, mot américain pour smoking.

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— Voyons, George, pas de grossiéretés!

— Je ne veux pas en dire, mais, bon Dieu, voila que vous faites autant d’histoires que Verona. Depuis qu’elle a quitté le collége, elle est devenue impossible a vivre... elle ne sait pas ce qu’elle veut... mais moi je m’en doute bien! Tout ce qu’elle demande, c’est d’épouser un millionnaire, d’aller habiter ? Europe, de consulter 4 tout propos son pasteur, et en méme temps de rester ici 4 Zénith, pour y étre une sorte d’agitateur socialiste, patronner des ceuvres de charité et jouer je ne sais quel sacré rdle. Dieu de Dieu! et Ted ne vaut pas mieux : il veut aller au collége et en méme temps il ne veut pas. Un seul des trois qui sache ce qu’il veut, c’est Tinka. Je n’arrive pas 4 comprendre comment j’ai jamais pu avoir un couple d’enfants hésitants comme Rone et Ted. Je ne suis sans doute pas un Rockfeller ni un James J. Shakespeare, mais je sais ce que je veux en tout cas et je ne cesse pas de turbiner dur au bureau et de... Savez-vous le bouquet? Autant que je puis le déméler, la nouvelle marotte de Ted, c’est de se faire acteur de cinéma... Je lui ai pourtant dit cent fois que s'il veut aller au collége, faire son droit et étre sérieux, je lui mettrai le pied a l’étrier dans les affaires... Et Verona est toute pareille, elle ne sait pas ce qu’elle veut. Allons, vous venez? Pas encore préte? La bonne a sonné le déjeuner depuis trois minutes.

Avant de suivre sa femme, Babbitt s’arréta devant la fenétre de leur chambre qui donnait a l’ouest. Ce quartier des Hauteurs Fleuries était élevé, et, bien que le centre de la ville fat a trois milles de 1a — Zénith comptait maintenant de trois a quatre cent mille habitants — il voyait le sommet de la seconde Tour Nationale, édifice de trente-cinq étages en pierre de taille de P Indiana.

Ses murs se dressaient, brillants, sur le ciel d’avril, jusqu’a une corniche toute simple, comme une ligne de feu éblouissant. I] y avait dans cette tour de la probité, de la décision; elle portait sa force légérement, comme un soldat de haute taille. Tandis que Babbitt la contemplait, son visage perdit son expression de nervosité, il releva le menton, d’un air de respect. [1 prononga uniquement ces mots: « Quelle vue délicieuse! », mais le rythme de la cité le soulevait, affection qu’il lui portait était ravivée. I considérait la tour comme la fléche d’un temple élevé a la religion

des affaires, cette foi passionnée, exaltée, qui dépasse le commun des mortels, et, en descendant déjeuner, il sifflait le refrain: « Oh! parbleu, par Dieu, par Jingo...» comme si c’edit été un hymne grave et mélancolique.

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