ACTE H, SCENE I
pensVas-tu à moi? à mon boudoir ?... Car tu sais que je t'attends...
BABIOLE
Vous Vattendrez pas longtemps.
\ LE VICOMTE
En vérité ?
BABIOLE
Mon parra^i ira... dès demain !...
\ LE VICOMTE
Et toi? \
\ babiole, avec fierté.
Moi... monsieur ?...
vk vicomte, vivement.
Ne me réponds pas... tu dois refuser.
b^iole, de même.
Oui, sans doute !
vicomte.
Ça commence toujours comme ça... Aussi ma chère, il faut bien se défier des\premiers mouvemens... babiole.
Comment?... \
le vicomte^ à part.
Parce que presque toujours ils sont bons!... Heureusement, les seconds nous Vannent en aide... babiole, avecypree.
Apprenez que j'aime J-oblot^ie premier garçon de mon parrain... et que je veux l'épouser...
LE VICOMTE
A merveille... je ne m'y oppose pa\.. je ne demande pas mieux que de faire sa fortune... car je ne suis pas l'ennemi de Joblot ni du mariage... a u\con traire...
BABIOLE
Qu'est-ce qu'il dit donc ?
LE VICOMTE
Moi, qui te parle, on veut me donner, ici\une jeune
M \ BABIOLE ET JOBLOT.
héritière^., charmante... Je ne dis pas oui !... je ne dis pas non !\.. Rien ne presse !... je n'ai que trente-cinq ans... J'a\tendrai! tu réfléchiras... et tu répondras à ma lettre !\
babiole, qui s'est remise à coudre.
Impossible !
"^e vicomte, secouant la tête.
Oh ! impossible !
\ babiole, appuyant.
Impossible !.\.
\le vicomte, à part.
Au fait! elle ne sait peut-être pas écrire... et , dans ce cas-là, il faut manager la pudeur... (Haut.) Écoute... je vais faire visite àttnadamed'Auberive, la douairière, et à mademoiselle Céline , sa petite-fille... Si, avant mon départ tu avais changé d'idée... Tiens, vois-tu celte rose?... (Détachant un\rosedesa boutonnière.) Joblot te dirais que c'est tort portrait... point du tout... (Montrant la fleur.) ce ferait trop d'honneur pour la rose... (La posant sur la table où travaille Babiole:) Si tu me la renvoies... je t'attendrai!
babiole, avec indignation. Jamais ! jamais!
le vicomtL Air : Vaudeville de Vkqmme vert.
Des grisettes c'est le système, Et leur premier mot est : jamais !
De leur rigueur je vois l'emblème Dans la rose que je t'offrais !
Oui, pareille est leur destinée.., (A part.) \
Car leur vertu, j'ai cru le voir, Brille toute une matinée Et se meurt dès que vient le soir !
Elle expire quand vient le soir !