PRÉFACE
il n'aime pjs se salir dans la boue. Le vice luimême ne l'attire que s'il est élégant et d'une odeur agréable. Il ai: ne à mettre de l'esprit dans ses actes de libertin ; de cet esprit qui lui a valu une si grande renommée. . .
Il aime la femme, mm la veut non seulement jolie, mais gracieuse, fine et spirituelle comme lui.
Et, comme la femme est une œuvre de l'homme, c'est le Parisien qui a fait la Parisienne, ce bibelot délicat, cette fleur unique dans son genre, l'objet de tant de désirs : notre gloire et notre reine !...
yoyons maintenant l'homme allemand et la femme allemande. Lui est grossier ; c'est sa nature, son tempérament. Il aura beau être doux, mélancolique, sentimental, cela ne l'empêchera point de cracher sur le tapis et de lancer à chaque instant les Donner-Wetter de rigueur. Elle est souvent jolie, il est rare qu'elle soit gracieuse. Qu'elle soit ouvrière ou princesse, elle sera toujours vulgaire au fond de son âme. Pour vous exciter, elle .relèvera ses jupes de façon dont les filles des bas étages sont, seules, coutumicres à Paris, et elle vous
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pétera au nc{ au moment psychologique . .
La Parisienne la plus honnête est toujours un peu coquette. La Berlinoise ne connaît pas de milieu : elle estbii^ote ou catin.
// suffit d'entrer dans un bal public berlinois, pour voir la différence qu'il y a entre ces établissements à Berlin et à Paris.
La fille publique qui fréquente nos établissent ?nts de plaisir, pour y trouver son pain quotidien, garde toujours une certaine retenue. Elle est heureuse de pouvoir se faire passer pour une « danseuse » . Ojtel plaisir de mettre sur ses cartes de visite : « Mademoiselle X... Artiste chorégraphique. »
La fille allemande se fiche pas mal du côté extérieur de son métier. Elle ne va pas s'amuser à vouloir poser pour une artiste. Elle est prostituée et pas autre chose. Plus est jolie et lancée, plus elle se fait payer, voilà tout.
En un mot, le vice allemand comme le vice français conservent et trahissent à chaque instant leur marque de fabrique.
Le viveur français, malgré ses façons de