Z AM AN A-ZIKIR-1DIN
Sous le règne de ce prince, Assur-dayan, roi d'Assyrie,- fils de Adarpal-asar, envahit la Babylonie. Ces faits sont -relatés dans la tablette des synchronismes :
« Au temps de Zamana-zikir-idin, roi de-Kar-Dunias, Assur-dayan, roi du pays d'Assur, s'avança du pays d'Assur au pays de Kar-Dunias. Il s'empara des villes de Zaba, Irriga et d'Agarsal, et il emporta leurs dépouilles au pays d'Assur. »
(W. A. III, pl. 4, 1. 25-28.)
NABU-KUDUR-USUR.
Ce prince, qui porte le même nom que le Nabuchodonosor que nous connaîtrons plus tard, était contemporain de Assur-ris-isi, roi d'Assyrie. Il envahit trois fois l'Assyrie. La tablette des synchronismes donne le récit de ses deux dernières campagnes :
« et il rentra dans ses Etats. Après cela, Nabu-[kudur-
usur] prit son nibise et il s'avança pour s'emparer de Zanki sur les frontières du pays d'Assur. Assur-ris-isi, roi du pays d'Assur, réunit ses chars pour marcher contre lui. Nabu-kudur-usur, voyant que le nibise ne voulait pas avancer, brûla ses bagages dans le feu et fut forcé de rentrer clans sou pays.
MARDUK-IDIN-AKHI.
« Nabu-kudur-usur s'avança pour prendre ses chariots et ses bagages, vers le pays de Idi, sur les frontières du paysd'Assuf. Assur-ris-isi envoya au secours de ses chariots et de ses bagages. Ils en vinrent aux mains et il les mit en déroute ; il tua ses guerriers, il tailla en pièces son armée, il prit 50 de ses chariots avec leurs harnais et s'empara de l'étendard qu'il portait devant lui. »
(W. A.I., II, pl. 65, c. ii, 1.1 à 13.)
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MARDUK-IDIN-AKHI.
(Vers 1100 av. J.-C.)
Marduk-idin-akhi régnait à Babylone au temps de Tuklat-pal-Asar, roi d'Assyrie. Il fît trois fois la guerre à l'Assyrie. La première fois il défit Tuklat-pal-Asar et s'empara de la ville de Ekali et transporta en Chaldée les statues de Bin et de Sala. Ces statues restèrent pendant 418 années au pouvoir des Chaldéens, jusqu'au moment où elles ont été reprises par Sennachérib quand il s'empara de Babylone.
Voici comment il est fait mention de cet épisode dans les inscriptions de Sennachérib :
« Bin et Sala, les dieux de Ekali que Marduk-idin-akhi, roi des Akkads, au temps de Tuklat-pal-Asar, roi du pays d'Assur, avait transportés à Bab-Ilu après 418, je les ai enlevés deBab-Ilu et je les ai replacés dans leurs sanctuaires, à Ekali. »
(W. A. III, pl. 14, 1. 48 à 50.)
Cette date peut fixer l'époque du règne de Marduk-idin-akhi. Sennachérib monta sur le trône en 704. C'est pendant la dixième campagne qu'il s'empara de Babylone, donc le règne de Marduk-idin-akhi, qui eut lieu 418 avant cette époque, tombe vers l'an 1112 av. J.-C.
La tablette des synchronismes ne donne aucun détail sur cette guerre, mais elle parle d'une seconde expédition et d'une bataille qui eut lieu sur le Zab inférieur, pendant laquelle Tuklat-pal-Asar remporta, au contraire,
certains avantages. Il poursuivit Marduk-idin-akhi dans la Chaldée jusqu'aux portes de Babylone. La tablette s'exprime ainsi :
« Tuklat-pal-Asar, roi du pays d'Assur et Marduk-idin-akhi, roi de Kar-Dunias, rangèrent en bataille leurs armées et leurs chariots, pour la seconde fois, dans le voisinage de Arzuhina, une ville du Zab inférieur. Dans la seconde année, il ravagea les provinces situées au-dessus du pays des Akkads et il s'empara des villes de Dur-Kurigalzu, Sipar-Samas, Sipar-Annunti, Babili et Upi, villes puissantes et fortifiées. Au même moment, il étendit ses conquêtes à Agarsal, à Labdi, et il enleva des dépouilles de Sahi et de Rapiki. »
[W. A. /;, II, pl. 65, c. n,l. 14-24.)
Plusieurs inscriptions sont datées du règne de Marduk-idin-akhi.
Nous trouvons d'abord un document écrit sur une pierre de basalte noire trouvée à Zaaleh, à douze milles au nord de Babylone. C'est la copie certifiée d'une décision prise au sujet du rétrécissement de l'embouchure d'un canal de l'Euplirate. Elle est ainsi datée :
« ABab-Ilu, dans le mois de sabatu (janvier) de la première année du règne de Marduk-idin-akhi, roi puissant, roi des héros, Tipsar des cent. »
{W. A. I., I, pl. 63.)
Sur un monument connu depuis longtemps sous le nom de « Caillou de Michaux, » on lit les conditions d'un véritable contrat de mariage qui appartient également à cette époque. En effet, le nom d'un témoin, Tub-irib- Marduk, qui figure dans le document de Zaaleh, figure également sur le Caillou de Michaux et en établit le synchronisme. On avait cru, au début des recherches., qu'il pouvait s'agir là de deux princes différents, parce que parmi les parties intéressées qui figurent sur le Caillou de Michaux, on voit une personne qui se nomme Dur-Sarkinaïte. A cette époque on ne connaissait qu'une ville de ce nom, cachée sous les ruines deKhorsabad, mais aujourd'hui qu'il. est établi qu'un prince du nom de Sargon a régné à Agané longtemps avant l'époque de Marduk-idin-akhi et qu'il a donné le nom deDur-Sarkin à une ville de Chaldée, toutes ces suppositions doivent être rectifiées, et il ne reste, comme roi de Chaldée, qu'un seul Marduk-idin-akhi, qui est celui dont nous venons de réunir les documents.
Pour compléter les rectifications qui concernent ce règne, nous devons
MARDUK-S APIK-ZIR AT .
ajouter que M. G. Smith a vérifié les originaux des inscriptions des briques de Warka qui lui avaient été attribuées ( W. A. I, I. , pl. 5 n° xvn) , et qu'il a reconnu qu'elles portaient le nom de Marduk-bal-idin. C'est un roi dont nous aurons à nous occuper plus tard.
T Hf C^T v ^ hw: ^ V •
• MARDUK-S APIK-ZIR AT .
Ce prince était contemporain de Assur-Bel-kala, fils de Tuklat-pal- Asar. La tablette des synchronismes constate ainsi les relations qui existaient à cette époque entre les deux empires. *
« Au temps d' Assur-Bel-kala, roi du pays d'Assur et de Marduksapik-zirat, roi de Bab-Ilu, les deux princes firent un traité de paix. »
SADUNI.
(1070 a. J.-C.) La tablette des synchronismes continue :
« Au temps d' Assur-Bel-kala, roi du pays d'Assur, et de Marduk-sapikzirat, roi du pays de Kar-Dunias, la mort prit ce dernier. Ils (les Chaldéens) mirent sur le trône Saduni d'une naissance obscure. »
{W.A.l. II, 65,1. 25).
Saduni, dont le nom du reste est assez peu lisible, n'est connu que par des défaites. Comment parvint-il au pouvoir? Rien ne l'indique ; mais la tablette fait ainsi connaître les faits qui ont suivi son avènement :
« [Assur-Bel-kala) , roi du pays d'Assur, s'avança au pays de Kar- Dunias et remporta des dépouilles au pays d'Assur. »
{W.A.l. II, 65, 1. 25).
NABU-ZIKIR-ISKUN.
Ce prince succéda à Sadimi ; il ne put arrêter l'effet des défaites de son prédécesseur, mais il finit par conclure un traité avec le roi d' Assyrie, et il permit ainsi à la Chaldée de se relever de ses désastres. La tablette des synchronismes nous indique ainsi les événements de cette époque :
« Nabu-zikir-iskun .
« Je les ai mis en déroute, j'ai pris ban bala, j'ai pris la ville de Bagdada, la grande ville, et des dépouilles nombreuses; je les ai transportées au pays d'Assur . . . .ni annuti. La mort le prit.
« Ils se donnèrent en mariage leurs filles et conclurent un traité de paix. Ils limitèrent le pays d'Akkad, et ils établirent leurs frontières depuis le mont Bit-Haris, qui est au-dessus de la ville de Zaban, jusqu'au mont Batani, près de la ville de Zabdani. »
[W.A.Ï. II, pl. 65, 1. 25-44).
Le nom de Bagdad, que nous voyons figurer dans ce document, est aussi rapporté sur le Caillou de Michaux. L'existence de la ville antique, et du nom qu'elle portait déjà, ne peut donc être désormais révoqué en doute.
A partir de cette époque, la tablette des synchronismes nous fait défaut. Les deux états ont dû. vivre longtemps en paix, car après un intervalle de 150 ans environ, au temps de Assur-nasir-habal, roi d'Assyrie, nous leur trouvons les mêmes frontières.
IRIB-MARDUK.
Irib-Marduk n'est connu que par les textes de son fils et par une inscription sur un poids en forme de canard, où on lit :
« XXX mines du palais de Irib-Marduk, roi deBab-Ilu. »
(Sm. Earl. p. 75, n° 59.)
MARDUK— BAL— ID1N.
MARDUK-B AL-IDIN .
La filiation de ce roi est assurée par une légende de son fils, inscrite sur les briques de la plate-forme du mont Buwarieh, à Warka, au côté S.-O. de la ruine :
« A la déesse Dimiri, souveraine de la Terre, sa maîtresse, Mardukbal-idin, roi de Bab-Ilu, fils de Irib-Marduk, roi des Sumirs et des Akkads, a construit ce temple pour son bonheur. »
(W. A. I,pl,5, n° xvii.)
Nous avons dit (Sup., p. 129), que ce nom avait été lu dubitativement Marduk-idin-akhi ; mais M. G. Smith, a vérifié l'original et a acquis la certitude de la lecture Marduk-bal-idin.
Nous trouverons plus tard un prince de ce nom, mais il ne peut y avoir * de doute sur leur identité qui est assurée parleur généalogie. N'oublions pas que celui dont nous nous occupons ici est fils d'Irib-Marduk, tandis que celui dont nous aurons à nous occuper par la suite est fils de Iakin.
SIBIR.
La date du règne de ce prince est assez indécise, les faits qui le concernent sont ainsi rapportés dans les inscriptions de Assur-nazir-habal :
« Dans ce temps-là, Sibir, roi de Tirat-Dunias, avait pris la ville d'Allilu, au pays de Zamuya ; il l'avait ravagée, il en avait fait un monceau
de ruines. Assur-nasir-habal, roi du pays d'Assur, l'a prise de nouveau. J'ai fait mon palais de la forteresse, j'y ai établi ma demeure, je l'ai orné, je l'ai restauré, je l'ai remis comme il était auparavant, j'y ai amassé . des denrées des pays environnants et je l'ai nommé Dur-Assur. »
(W. A. /., I, pl. 22, c. ii,l. 84-86.)
NABU-BAL-IDIN.
Le nom de ce prince figure dans plusieurs inscription des rois d'Assyrie. Il parait, pour la première fois, dans les annales de Assur-nasirhabal, roi du pays d'Assur, lorsque ce prince attaque les Sukhi, dans l'année 879 avant J.-C. Voici comment le roi assyrien rend compte de cette guerre :
« .... J'ai quitté Anat et je suis arrivé aux environs de la ville de Suri, une des places fortes de Sandudu, le chef du pays de Sukhi; il se fia aux armées du vaste pays de Kassi et il s'avança vers moi pour me livrer combat et bataille. Après deux jours de combat, je me suis avancé vers la ville, je l'ai assiégée. Sandudu et ses soldats, craignant la puissance de mes armes s'enfuirent de l'autre côté du fleuve Purat (l'Euphrate). J'ai pris la ville, 50 cavaliers et les soldats de Nabu-bal-idin, roi du pays de Kar-Dunias, ainsi que Zabdan, son frère; 300 morts et Belbal-idin, leur général, tombèrent entre mes mains. J'ai fait un grand nombre de prisonniers, etc., etc. »
Cette victoire semble avoir établi la puissance assyrienne sur la Basse- Chaldée, car le roi continue quelques lignes plus loin :
« La crainte de ma puissance s'étendit sur le pays de Kar-Dunias. La terreur de mes armes entraîna le peuple de Kaldu. J'ai répandu l'épouvante dans les pays arrosés par le fleuve Purat. J'ai fait faire l'image de ma royauté, j'y ai fait inscrire la gloire de ma puissance et je l'ai placée dans la ville de Suri.
(W. A. I. I, pl. 23, c. ni, 1. 23 à 26.)
MARDUK-ZIKIR-ISKUN.
Après cette guerre, Nabu-bal-idin fit sa paix avec le roi d'Assyrie. Le Musée-Britannique renferme plusieurs fragments dans lesquels il est question de ce traité, mais ils sont encore inédits pour la plupart. Sur l'un d'eux on lit :
« En ce temps-là, Salman-Asar, roi du pays d'Assur et de Nabu-balidin, roi de Kar-Dunias, firent un traité de paix entre eux. »
(W. A.Ï.Ï, pl. 65, J. 45.)
Il est probable que les fragments du Musée-Britannique se rapportent à ce traité.
MARDUK-ZIKIR-ISKUN.
Ce monarque était fils de Nabu-bal-idin et succéda à son père vers l'année 853. Le frère de Marduk-zikir-iskun se révolta contre lui et lui enleva la province d'Akkad. Ces événements provoquèrent une intervention de Salman-Asar, roi d'Assyrie, qui entreprit deux expéditions en Babylonie pour venir au secours de Marduk-zikir-iskun.
La première eut lieu en 852 a. J.-C. Il s'avança jusqu'au fleuve Turnat et s'empara des villes de Mie-Turnat et de Lahiru.La seconde eut lieu l'année suivante ; Marduk-bel-usate fut tué. Le roi d'Assyrie s'avança vers Babylone, où il reçut la soumission des habitants de la Chaldée.
Les textes présentent quatre récits de ces événements ; nous allons les rapporter ici.
Sur le premier, on lit :
« Pour appuyer Marduk-zikir-iskun, j'ai marché vers le pays d'Akkad.
J'ai tué Marduk-bel-usate. Je suis entré dans Kuti (Cutha)
Bab-Ilu, Barsip. J'ai fait des libations et des sacrifices aux Dieux des villes d'Akkad. J'ai poursuivi mon chemin, je suis descendu vers la Chaldée et j'ai reçu les tributs de tous les rois de la Chaldée. »
(Layard, pl. 76, 1. 14 à 20.)
Sur le monument connu sous le nom de l'Obélisque de Nimroud, on lit : « Dans ma vnf campagne (849 a. J.-C.) Marduk-Zikir-iskun, roi dupays de Tirât 4)unias fut trahi par Marduk-bel-usate, son frère illégitime, il lui prit ses bagages, j'ai marché pour soutenir le parti de Marduk-Zikiriskun et j'ai occupé la ville de Mie-Turnat.
« Dans ma rxe campagne (848 a. J.-C), j'ai marché pour la seconde fois vers le pays des Akkads, je me suis emparé de la ville de Ganati. La crainte immense d'Assur, mon seigneur, terrifia Marduk-bel-usate; pour sauver sa vie, il s'enfuit dans les montagnes, je me suis avancé à sa poursuite, j'ai fait passer par les armes Marduk-bel-usate et ses adhérents, j'ai gagné les temples des Dieux et j'ai offert des sacrifices dans les villes de Bab-Ilu, de Barsip et de Kuti, j'ai élevé des autels en leur honneur, et je suis descendu vers le pays de Kaldi dont j'ai occupé les villes, j'ai imposé des tributs aux rois dupays de Kaldi, et j'ai étendu ma gloire jusqu'à la Mer. »
(Layard, pl. 91, 1. 73 à 84).
Sur le revers des Taureaux, on lit : !
« Dans ma vnr campagne, au temps de Marduk-zikir-iskun, roi de Kar- Dunias, Marduk4>el-usate, son frère, se révolta contre lui. Pour soutenir sa cause, je me suis avancé et j'ai pris les villes de Mie-Turnat et de Lahiru.
« Dans ma ixe campagne, dans une seconde expédition, j'ai pris la ville de Ganati. Marduk-bel-usate, pour sauver sa vie, s'enfuit vers Khalman, je l'ai poursuivi et j'ai fait passer par les armes Marduk-bel-usate, et ses partisans, je suis arrivé à Bab-Ilu, j'ai fait des sacrifices à Bab-Ilu, à Barsip et à Kuti. Je- suis descendu au pays de Kaldu, j'ai pris leurs villes et je me suis avancé jusqu'à la Mer Marati, j'ai reçu dans la ville de Bab-Ilu les tributs d'Adini, fils de Dakuri, de Musallim-Marduk, fils de Ukani, consistant en argent, en bois précieux et en cornes de bœufs. »
(Layard, pl. 15.1. 23-29).
Enfin on lit :
« Au temps de Salman-Asar, roi du pays d'Assur, Nabu-bal-idin, roi de Kar-Dunias vint à mourir, Marduk-zikir-iskun s'assit sur le trône de
son père. Marduk-bel-usate son frère se révolta contre lui et
s'empara d'Akkad. Pour le soutenir, Salman-Asar, roi du pays d'Assur,
MARDUK-B AL AT-IRIB .
s'avança pour porter secours à Marduk-zikir-iskun, roi du pays de Kar- Dunias. Il tua Marduk-bel-usate et les rebelles qui avaient pris son parti »
(W. A. T. H, pl. 65, 1. 47-68.)
MARDUK-B AL AT-IRIB .
Ce prince nous est connu par les inscriptions de Samsi-Bin, roi d'Assyrie, qui nous raconte ainsi ses guerres contre la Chaldée.
« Dans ma rve campagne, le 15e jour du mois sivan (15 avril 819), j'ai marché contre le pays de Kar-Dunias, j'ai franchi le fleuve Zaban près des villes de Zabdiet de Zaban, j'ai pénétré dans les ravins des montagnes, j'ai tué trois lions, j'ai soumis le pays d'Ebikh, je me suis avancé vers la ville de Mie-turnat. La crainte immense des dieux Assur et Marduk, mes Seigneurs avait frappé les habitants, ils s'humilièrent devant moi, je les ai fait sortir de leurs villes, eux, leurs trésors et leurs Dieux et je les ai envoyés dans mon pays où ils ont été traités comme des habitants de mon pays. J'ai traversé sur des. . . .le fleuve de Mie-turnat, j'ai détruit la ville d'Amie leur capitale et 200 villes de sa dépendance, je les ai ravagées, je les ai démolies, je les ai livrées aux flammes.
« Le pays de-Yatman était soulevé. J'ai assiégé la ville deDibina. La crainte immense d' Assur terrifia les habitants. Ils s'humilièrent devant moi. J'ai pris 300 villes et leurs habitants, leurs dépouilles, leurs trésors. J'ai enlevé ces habitants de leur ville. J'ai traversé la ville de Kuditi ; j'ai occupé la ville d'Ulduya, qui est située au-delà de la ville de Ganasatikan, et 200 villes de sa dépendance. J'ai tué 300 soldats ; j'ai fait des prisonniers. J'ai emporté des dépouilles, leurs trésors, leurs Dieux. J'ai ravagé ces villes, je les ai démolies, je les ai livrées aux flammes. Les hommes qui s'étaient soustraits à ma domination puissante s'étaient enfuis dans la ville de Kidanti et les autres places fortes. J'ai assiégé cette ville, je
BABYLONB ET LA CHALDEE.
m'en suis emparé ; j'ai laissé 500 morts sur le terrain. J'ai fait des prisonniers, je me suis emparé de leurs dépouilles, de leurs Dieux, des bœufs et des moutons. J'ai détruit là ville, je l'ai ravagée, je l'ai livrée aux flammes.
« Les gens du pays d'Akkad craignirent la force de ma puissance et mes combats dont le succès est irrésistible. Ils s'étaient réfugiés dans la ville de Dur-Kurzu, leur capitale, qui est comme un ukak dans un fleuve au milieu des flots. Ils n'attendirent pas la rencontre de mon armée ; ils se retirèrent dans 447 villes. J'ai pris leur capitale sur mon passage et j'ai passé par les armes 13,000 de leurs guerriers. Leurs cadavres flottaient sur les flots autour de la ville. J'ai entassé les dépouilles de leurs guerriers, j'en ai fait un monceau. 3,000 hommes tombèrent vivants dans mes mains Je me suis emparé de l'étendard royal, des trésors et des esclaves du palais, des femmes du palais, des richesses et de ses Dieux. J'ai emporté un butin considérable de son palais. J'ai donné les dépouilles de ses guerriers aux troupes de mon pays. J'ai détruit la ville, je l'ai démolie, je l'ai livrée aux flammes.
« Marduk-balat-irib avait eu confiance dans la force de son armée. Il avait avec lui sous ses ordres des hommes du pays de Kaldu, du pays d'Elam, du pays de Namri, du pays d'Aram en nombre considérable. 11 s'avança vers moi pour me livrer combat et bataille près de la ville de Dur-Kasu, sa capitale. Il avait compté ses troupes. J'ai accepté le combat ; je l'ai mis en déroute. J'ai tué 5,000 hommes ; 2,000 prisonniers tombèrent dans mes mains. J'ai pris 200 chars, 200 cavaliers, l'étendard royal et les. .... de son camp. »
{W.A.I.,l, pl. 29-31.)
Le récit des campagnes de Samsi-Bin ne s'étend pas au-delà, mais nous- savons , par la tablette chronologique des Limmu , que Samsi- Bin marcha encore deux fois contre les Chaldéens. Nous lisons, en effet, à des époques certaines :