INSCRIPTION DE BORSIPPA
Nous avons dit (supra p. 187), comment cette inscription avait été découverte par Sir H. Rawlinson dans les ruines du Bin-Nimroud ; les quatre cylindres sont aujourd'hui déposés au Musée-Britannique et présentent une inscription identique, sauf une légère variante, l'un des cylindres après la quinzième ligne de la onzième colonne, contient quatre lignes qui ne se trouvent pas sur les autres.
« Je suis Nabu-kudur-usur, roi de Bab-Ilu, serviteur fidèle, gage de l'affection immuable deMarduk, l'Issakku suprême, qui exalte la gloire de Nabu, le sauveur, le sage qui prête une oreille attentive aux ordres du Dieu suprême, le Sakkanaku sans péché, le reconstructeur du Bit- Saggatu et du Bit-Zida, fils aîné de Nabu-pal-usur, roi de Bab-Ilu. Moi !
(0. 1, 1. 10). — «Nous disons, Marduk, le Dieu suprême, m'aengendré lui-même; il m'a ordonné de reconstruire ses sanctuaires. Nabu, qui surveille les légions du Ciel et de la Terre, a chargé ma main du sceptre de la justice.
(C. 1, 1. 15). — « Le Bit-Saggatu est le temple du Ciel et de la Terre, la demeure du Maître des Dieux, de Marduk. J'ai fait recouvrir en or pur le sanctuaire où repose sa souveraineté.
(C. 1, 1. 19). — « Le Bit-Zida est la maison éternelle ; je l'ai rebâtie depuis ses fondements; j'en ai achevé la magnificence avec de l'argent, de l'or, des métaux, des pierres précieuses, des briques vernisées, des bois de lentisque et de cèdre.
(C. 1, 1. 23). — « J'ai refait le temple des Bases de la Terre, la Zigurrat de Bab-Ilu, et je l'ai achevé en briques et en cuivre; j'en ai élevé le faîte .
NABU-KUDUR-USUR.
(C. I, 1. 27). — Je dis ceci : Le temple des Sept Lumières de la Terre, la Zigurrat de Barsippa fut bâti par un roi ancien. Il couvrait 40 mesures de terre, mais il n'en éleva pas le faîte ; les hommes l'avaient abandonné depuis le jour de l'inondation, dont ils n'avaient pas dirigé le cours. La pluie et les orages avaient dispersé les ouvrages d'argile et les revêtements de ses murs. L'argile s'était effondrée avec la terre et formait un monceau de ruines. Le Grand-Dieu Marduk a excité mon cœur à le rebâtir. Je n'ai pas changé l'emplacement. Je n'ai pas touché à son timin. Dans le mois de la Paix, dans un jour propice, j'ai. . . la brique crue des massifs et la brique des revêtements. J'ai inscrit la gloire de mon nom dans les .
(C. II, 1. 15). — « J'ai mis la main à cette reconstruction ; j'ai élevé le faîte (de cet édifice), je l'ai fondé, je l'ai reconstruit comme il était jadis comme il était dans les temps anciens et j'en ai élevé le faîte.
(C. II, 1. 15). — « Nabu, fils de toi-même, intelligence suprême, qui exalte la gloire de Marduk, sois favorable à mes œuvres glorieuses. Accorde-moi pour toujours la perpétuation de ma race, pour des temps à venir une fécondité prospère, la solidité du trône, la victoire du glaive, la pacification des rebelles et la conquête des pays ennemis. Consigne le cours heureux de mes jours dans les colonnes de la table éternelle qui fixe les destinées du Ciel et de la Terre et inscris-y la fécondité.
(C. II, 1. 25) . — « Imite, ô Marduk, roi du Ciel et de la Terre, le père qui l'a engendré, bénis mes œuvres, protège ma domination.
(C. II, 1. 27). — « Que Nabu-kudur-usur, le roi qui relève les ruines, trouve grâce devant ta face. »
[W. A. pl. 51, n° 1.)
C'est dans cette inscription qu'on avait cru découvrir (C. I, 1. 27 et suiv.) une mention expresse duDéluge et de la construction de la Tour de Babel, mais cette lecture ne s'est pas vérifiée.