‹ Babylone et la ChaldéeChapitre 82 sur 92 · OCCUPATION MACÉDONIENNE · texte numérisé non relu

OCCUPATION MACÉDONIENNE

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ALEXANDRE

Nous trouvons le nom d'Alexandre et de plusieurs de ses successeurs sur des monuments assyro-chaldéens ; cette grande civilisation n'était donc pas encore complètement éteinte. Quoiqu'il en soit, les armes d'Alexandre inaugurèrent une civilisation nouvelle dans la Haute- Asie et mirent fin au principe théocratique au nom duquel toutes les guerres s'étaient accomplies.

Les conquêtes d'Alexandre sont exclusivement militaires. La seconde année du règne du dernier Darius (334 a. J.-C), le fils de Philippe entre en Asie à la tête d'une.armée de30,000 fantassins et de 5,000 cavaliers, il

passe le Granique et porte la guerre dans les pays qui bordent la Méditerranée pour assurer par mer ses communications avec la Grèce, et après s'être rendu maître de la Syrie et delà Phénicie jusqu'à Péluse, il se met à la poursuite de Darius qui cherchait, avec une puissante armée, à lui couper la retraite en portant la guerre dans les provinces du Nord. Alexandre l'atteignit auprès d'Arbelles et il le défit dans cette mémorable bataille qui assurait aux Grecs l'empire de l'Asie.

Après sa défaite, Darius se retira précipitamment à travers les montagnes de l'Arménie, vers la Médie, dans la pensée qu'Alexandre suivrait la route de Suse et de Babylone. C'est, en effet, ce qui eut lieu Alexandre comprenait trop le prix de cette position pour la laisser échap" per ; en quittant le champ de bataille d'Arbèles, il marcha aussitôt sur Babylone. Arrivé sous ses remparts, il rangea son armée en bataille décidé à enlever la place par un audacieux coup de main, mais tous les habitants sortirent à sa rencontre précédés des prêtres et des magistrats ; ils lui livrèrent la ville et la citadelle en lui apportant des présents et des trésors.

C'est ainsi que le nouveau conquérant de l'Asie entra à Babylone sans coup férir ; il ordonna aussitôt de relever les temples détruits par Xerxès et particulièrement celui de Bélus auquel les Babyloniens rendaient un culte spécial, puis il nomma Mazé, satrape de Babylone.

Pendant ce temps-là, Alexandre avait de nombreuses conférences avec les mages, il les consultait sur toutes les cérémonies du culte, et particulièrement sur la restauration du temple de Bélus. Strabon nous dit qu'il employa dix mille hommes de son armée pendant deux mois pour déblayer les ruines, il voulut même, mais en vain,, forcer les Juifs qui se trouvaient encore à Babylone à travailler à la restauration du temple.

Alexandre ainsi maître de la plus grande partie des états de Darius, se mit à la poursuite du roi de Perse qui se fortifiait du côté de la Médie. On sait comment le dernier des Achéménides mourut victime d'une trahison avant qu'Alexandre ait pu l'atteindre et le sauver.

Cependant de nouveaux triomphes attendaient Alexandre du côté de l'Orient. Il poursuivit ses conquêtes jusque dans l'Inde ; il s'instruisit auprès de leurs Sages, et, après avoir soumis ces pays lointains, il songea à revenir à Babylone. Il ne pouvait se tromper sur l'importance géographique de la grande cité ; il songea à en faire la capitale d'un nouvel empire; mais la mort devait l'arrêter dans ses desseins.

ALEXANDRE

Des faits étranges accompagnèrent son retour. Un brahmane, Calanus, s'était volontairement donné la mort au milieu des flammes. Au moment où il s'approchait du bûcher, il embrassa tous les hétaïres, et, s'étant arrêté devant Alexandre, il lui dit : « Nous nous reverrons à Babylone, et c'est là que je t'embrasserai. » On fit peu d'attention à ces paroles au moment où elles furent prononcées, mais la mort d'Alexandre leur donna bientôt leur véritable signification.

Après avoir passé le Tigre, au moment où le vainqueur de l'Asie s'approchait de Babylone, les prêtres chaldéens l'avertirent de suspendre sa marche, parce que l'oracle de Belus y marquait son entrée par de funestes présages ; mais il leur répondit par ce vers d'Euripide :

Le plus heureux présage est de tout espérer.

Les mages insistèrent. « Du moins, ajoutèrent-ils, prince, ne vous avancez pas du côté de l'Occident; faites faire un détour à votre armée et prenez la route de l'Orient. » La difficulté des communications empêcha Alexandre de prendre cette voie. La fatalité le poussait ainsi dans la route qui devait lui être funeste.

Alexandre soupçonnait que les prêtres chaldéens voulaient l'empêcher de relever le temple de Bel, parce qu'ils en palpaient les revenus depuis sa destruction. Toutefois, cédant à leurs observations, il voulut tourner la ville, et il campa le premier jour sur les bords de l'Euphrate. Le lendemain, comme il se dirigeait du Couchant vers l'Orient, il fut arrêté de ce côté par des marais profonds qui ne lui permirent pas de passer outre, et moitié de gré, moitié de force, il ne put satisfaire aux injonctions des Dieux.

Aristobule raconte un autre prodige.

Apollodore d'Amphiboles1, un des hétaïres, stratège de Farmée laissée par Mazée, satrape de Babylone, voyant la sévérité que le Roi développait à son retour des Indes à l'égard de tous ceux qu'il avait mis en place, écrivit à son frère Pythagore, l'un de ces devins qui jugent de l'avenir par l'inspection des entrailles des animaux, et le consulta pour lui-même, sur Alexandre et sur Ephestion.

Pythagore interrogea d'abord les entrailles sur le sort d'Ephestion, et comme il manquait un des lobes du foie, il répondit qu'il n'y avait rien à craindre d'Ephestion, menacé d'une mort prochaine. Cette lettre arriva

de Babylone à Ecbatane la veille même de la mort d'Ephestion. Le devin consulta ensuite les victimes sur le sort d'Alexandre ; elles offrirent les mêmes indications : il fit la même réponse.

Apollodore, pour faire preuve de zèle envers Alexandre, lui découvrit le danger qui le menaçait. Le roi lui en sut gré. Arrivé à Babylone, il interrogea Pythagore sur la nature du présage, et celui-ci lui révéla ce qu'il avait de sinistre. Loin de se fâcher contre Pythagore, le prince lui sut un gré marqué de lui avoir confié ces détails.

A son entrée dans Babylone, Alexandre reçut les députations grecques, qu'il renvoya comblées d'honneurs. Il fit rendre les statues des Dieux et des Héros enlevées par Xercès et transportées à Ecbatane, à Suse, à Babylone et dans les autres villes de l'Asie. Ce fut ainsi qu'Athènes recouvrit les statues d'airain d'Harmodius et d'Aristogiton ainsi que celle de Diane circéenne.

Au rapport d'Aristobule, il trouva sa flotte à Babylone, mais il en fit construire une autre avec les cyprès qui croissent dans la Babylo nie ; puis il fit creuser à Babylone un port capable de la contenir, avec le projet d'aller combattre les Arabes, et il descendit lui-même vers un bras de l'Euphrate, appelé le Canal-Pallacopas, pour étudier le littoral. Puis il entreprit la construction d'une digue pour l'opposer aux débordements de l'Euphrate.

Alexandre, traitant alors de frivole l'oracle des Chaldéens, puisqu'il était sorti de Babylone sans encombre, remonta par les marais, ayant la ville à sa gauche. Les tombeaux des rois d'Assyrie s'élevaient au milieu des étangs. Au moment où Alexandre gouvernait lui-même la trirème qu'il montait, un vent violent venant à s'élever emporta sa couronne et son diadème. La couronne tomba dans l'eau; le diadème, enlevé par le vent, fut retenu par un des roseaux qui croissent autour des tombeaux. On en conçut un présage sinistre, surtout en voyant que le matelot qui s'était jeté à la nage mit le diadème sur sa tête pour ne point le mouiller. Tous les historiens rapportent qu'il reçut en récompense un talent, mais qu'ensuite Alexandre le fit mourir sur l'avis des Chaldéens, parce qu'il lui dirent qu'une tête qui avait porté son diadème devait être abattue.

De retour à Babylone, on vit encore des députations de la Grèce apporter au conquérant des couronnes d'or. Cependant la mort d'Alexandre était prochaine. Un nouveau prodige , rapporté par Aristobule , l'annonça.

ALEXANDRE. 283

Après avoir distribué dans les rangs de son armée les troupes qui étaient arrivées de la Grèce, Alexandre, se sentant pressé par la soif, descendit de son trône. Les hétaïres qui occupaient à l'entour des lits aux pieds d'argent s'étaient levés pour le suivre. Un inconnu, échappé aux fers, traverse les rangs des eunuques, et, voyant le trône vide, s'y place. Les eunuques n'osent l'en chasser, une loi de Perse le défend ; alors ils déchirent leurs vêtements, frappent leur visage et leur poitrine et n'augurent que des malheurs.

A cette nouvelle, Alexandre donne ordre de mettre l'inconnu à la question et d'en tirer l'aveu d'un complot, mais on ne put en obtenir autre chose, sinon qu'une fantaisie imprudente l'avait poussé à cette action. Les devins conçurent de cette réponse un présage encore plus sinistre .

Peu de jours après, le Prince, pour remercier les Dieux de ses succès, fit les sacrifices accoutumés. On distribua des victimes à Farmée et du vin par compagnie. Alexandre passa la journée avec ses amis dans des festins qui se prolongèrent jusqu'au milieu de la nuit. Il allait se retirer, lorsque Médius, l'un des hétaïres qu'il chérissait le plus, l'engagea à venir chez lui achever la fête. Le lendemain, il fut atteint de la maladie qui devait l'emporter.

Les journaux du Roi racontent ainsi sa maladie : Le 18 du mois de dœsius (18 mai-juin), il fut pris de la fièvre et s'endormit dans la chambre des Bains. Le lendemain, il se baigna et passa toute la journée auprès de Médius à jouer aux dés. Le soir, il prit un second bain ; et, ayant sacrifié aux dieux, il soupa, mais il eut la fièvre toute la nuit. Le 20, il se baigna de nouveau, il fit le sacrifice d'usage et s' étant couché dans la chambre des Bains, il employa toute la journée à entendre les récits que lui faisait Néarque de sa navigation et de tout ce qu'il avait vu dans la Grande Mer. La journée du 21 (rf, Sexdrn (pQwovzoç) se passa de la même manière que la précédente, la fièvre fut plus ardente et la nuit plus mauvaise. Le 22, la fièvre ayant augmenté, il fit porter son lit près du grand réservoir (mie boursabuv?) et s'entretint avec ses officiers sur les emplois vacants dans son armée ; il leur recommanda de n'y nommer que des hommes éprouvés. Le 24, la fièvre fut très- violente, cependant il se fit porter au sacrifice et l'offrit lui-même. Il ordonna à ses principaux officiers de faire la garde dans la grande cour et chargea les tribuns et les capitaines de cinquante hommes de veiller au dehors. Le 25, il se fit transporter dans le

palais qui était au-delà du réservoir. Là, il prit uu peu de sommeil ; mais la fièvre ne diminua point, et lorsque ses capitaines entrèrent dans sa chambre, il ne parla plus. Le 26 se passa de même; les Macédoniens qui le crurent mort se présentèrent aux portes en poussant de grands cris, et, par les menaces qu'ils firent à ses amis, ils les forcèrent d'ouvrir. Ils défilèrent tous, un à un devant son lit en simple tunique. Ce jour-là, Python et Séleucus furent envoyés au temple de Sérapis pour demander au Dieu s'ils devaient porter Alexandre dans son temple. Le Dieu répondit: «Usera mieux où il est. » Le 28, il mourut sur le soir, à l'âge de trente-deux ans et huit mois. Son corps fut embaumé et renfermé dans un cercueil d'or pour être transporté en Egypte.

M. Oppert, en suivant le récit d'Arien, plus précis sur certains points que celui de Plutarque, a pu déterminer la position exacte des lieux où Alexandre s'était reposé pendant sa dernière maladie. Il est facile de voir, en effet, qu'Alexandre a été pris de la fièvre dans le petit palais situé sur la rive droite du fleuve ; il se fit transporter dans une barque, comme le dit Arien pour aller dans le jardin (7rapâ<Woç) et s'y reposer ; par là, il faut entendre le jardin suspendu, situé sur la rive gauche (■nèpxv tcu TOTâpu) car, pour trouver des arbres, il n'était pas besoin de traverser le fleuve, attendu que le parc du petit palais devait être tout aussi ombragé que celui du grand, situé sur la rive gauche. Mais ce qui prouve que le jardin est bien le jardin suspendu, c'est l'expression de voûte (/â^apa) qui se trouve dans le récit. Alexandre se fit transporter sous la voûte pendant la nuit, apparemment parce qu'il ne pouvait coucher en plein air sur la terrasse elle-même, mais il n'y resta pas longtemps. Il entra dans le palais près des bains, et, comme il était déjà très-malade, on donna l'ordre de le transporter des salles voûtées dans la résidence royale (ra fixaikua) elle-même, où il reçut ses généraux avant de mourir.

C'est donc au Kasr que mourut- Alexandre et avec lui s'éteignirent les espérances de grandeur qu'on avait pu entrevoir pour la vieille cité des Chaldéens.

Après la mort d'Alexandre, l'empire démembré passa aux mains des Séleucides qui s'en disputèrent les lambeaux. Onze ans plus tard, Séleucus fut obligé de s'emparer de Babylone et y accumula de nouvelles ruines . Puis il voulut avoir une capitale nouvelle, et créer une ville à laquelle il

SÉLEUCIE-CTESIPHON.

pût donner son nom: il fonda Séleucie (322 a. J-.-C), sur les bords du Tigre en face de Babylone. .

Pour arriver promptement à édifier sa ville, il trouva dans les palais de Babylone des matériaux en abondance ; puis il accorda aux habitants des privilèges qui firent déserter la ville antique et qui amenèrent bientôt plus de 600,000 habitants dans la nouvelle cité.

Cette prospérité ne fut pas de longue durée, elle s'évanouit avec la puissance des nouveaux maîtres de l'Orient et, aujourd'hui, rienne vient même marquer sur le sol la place de Séleucie. Suivant Pline (vi. 30) , la ville s'étendait au loin le long du Tigre qui rentrait d'abord vers l'Ouest en faisant une courbe vers le Nord et vers le Midi. Le mur de la cité rejoignait le fleuve dans un angle très-aigu au Nord et au Midi, de sorte que la ville avait une étendue énorme sur le fleuve et pas de largeur en proportion; elle ressemblait, suivant l'expression de Pline, aux ailes déployées d'un aigle.

Lorsque les Parthes eurent subjugué à leur tour la Haute-Asie, ils firent contre Séleucie ce que Séleucus-Nicanor avait fait contre Babylone. Ils voulurent également avoir leur capitale.

Le bourg de Ctésiphon, situé un peu en aval de Séleucie, fut l'objet de leur préférence. Il devint une ville et s'agrandit aux dépens de Babylone, qui fournissait toujours les matériaux inépuisables des gigantesques constructions de Nabuchodonosor, et autour desquelles la solitude commençait à s'étendre. Cependant Ctésiphon avait grandi, mais, lorsque Avidius- Cassius s'empara de Séleucie, il brida en même temps le palais deVologès à Ctésiphon. Lors de l'expédition de Septime-Sévère (201 a. J.-C), la ville nouvelle fut prise, pillée, saccagée et cent mille habitants conduits en esclavage.

Il paraît que Ctésiphon s'élevait jadis là où se trouve aujourd'hui le Bostan.

Quoiqu'il en soit, la civilisation assyro-chaldéenne n'était pas éteinte, la langue et l'écriture traditionnelle de la Chaldée étaient encore en usage. Si l'on n'a pas rencontré de textes royaux émanant directement des Séleucides ou de leurs successeurs, on a découvert, dans les ruines de

Warka, des textes d'intérêt privé qui sont datés de Séleucus, de Démétrius et d'Antiochus. L'inscription la plus récente, dont M. Oppert ait donné la traduction, est datée, à Babylone, du troisième jour du mois kislev de la ve année, de Pacoras, roi de Perse ; par conséquent de l'an 81 avant J.-C.

Cependant Babylone avait déjà vécu. Diodore de Sicile en parlait, sous Auguste comme d'une ville abandonnée. Ce n'était plus que le rendezvous d'un petit nombre de Juifs qui vivaient au milieu des ruines et dont le nombre diminuait de jour en jour. Il est à peine fait mention de Babylone dans l'expédition de Trajan et de Sévère en Mésopotamie (115 a. J.-C). On dit cependant que Trajan voulut visiter le palais où Alexandre avait rendu le dernier soupir ; mais Babylone allait être bientôt oubliée. Lucius de Samotrace qui vivait sous Marc-Aurèle (161 de J.-C.) la cite comme une ville dont on perdait déjà la trace.

Depuis cette époque, les historiens n'en font plus mention.

APPENDICES

Tableau des Rois qui sont rapportés dans les fragments de Bêrose avec la durée de leurs règnes.

ROIS ANTEDILUVIENS.

DUREE DES REGNES

"AXcupoç — éèaŒiksvŒiJ Sè ackpovç déx.<x . . , 10' sares.

'AXâîrapoç 3

ApîXwva ex IlavrtêtêXôov 13

K^èvova. (JLccldaïoç) . 12

MsyâXapoç IIavTiêiêXa)V toXsmç . . " . . 18

Aâwvoç Ilot/xw èx IlavTiêîëXoùv . . . . 10

TLv£§û>p<x)(oç (Eûepoù^su^oç) £K IiavriêîêXoov . . 18

'A|xep|/ivôç ix Aap ây^v . . . .'. . . 10

ûnâpTïjç èx Aapây^wv ...... 8

Eîo-ouQpoç 18

120 sares.

DUREE DES RÈGNES

Dix rois antédiluviens ....... 432,000 ans .

Ewfews • • • 2,400 X^âo-ênXoç . » 2,700 \ 86 rois. . . 84 autres rois. . 28,980

8 rois mèdes 224 ou 234

Zapoxurpnç et sept successeurs, 190.

(d'après le Syncelle.) 1 1 rois ... (en marge 48) . . 48 49 rois chaldéens 458

9 rois arabes 245

45 rois assyriens 526

Phul.

2Ev<xxnp£oç (Senecherimus) 18

Un frère de Sennachérib. \

Hagisès (30 jours) . / Rois ou Préfets

Marudachus-Baldanes (6 mois). ( Babyloue.

Elibus (2 ans 1/2) )

Asordanus (Assarhaddon) 8

la^ûynç (Sammughes) 21

2a.p§<xvàTz<xlloç, 2âpajcoç, son frère.

laiipvynç (dernier roi d'Assyrie) .... 21

Naêo7raXaa-<rapoç 20

~N<zËov%odov6(Tcpcç ('Aëoêâffo-apoç) ..... 43 EùeiX^apâ^ou^oç (Amilmarudochus) . . (alias 2) 12

N-/)ptyXi<7<Tôcpcç (Neriglissarus) 4

Accèopoaoâp^odoç (9 mois) .

Naêôvvrj^oç 17

Rûpoç 9

Rafxëù<7ïiç 8

aapeioç 36

^epçvjç .

(Puis les autres rois perses).

CANON DE PTOLEMEE.

Scaliger, en compulsant, dans les premières années du xvir3 siècle, un manuscrit du Syncelle, y trouva une liste des rois deBabylone empruntée à l'astronome Claude Ptolémée. Cette liste donnait, pour chacun d'eux,

APPENDICES

une indication précise de la durée de leur règne, il s'empressa de la publier.

Cependant, on découvrit bientôt que le Syncelle donnait de cette liste deux et même trois versions différentes les unes des autres, et dès lors, on douta de son utilité historique.

Peu de temps après, en 1620, Calvisius et Bainbridge publièrent la copie de deux manuscrits de Théon, commentateur de Ptolémée, dans lesquels on retrouvait les mêmes indications.

En 1652, la traduction du livre de Georges le Syncelle, par Goar, sur un manuscrit autre que celui dont s'était servi Scaliger, offrit de nouvelles variantes quant aux noms, tout en laissant aux chiffres leur valeur respective.

Plus tard, en 1663, le Père Pétau, qui d'abord avait adopté la version de Scaliger, la répudia pour une troisième variante qu'il trouva dans un nouveau manuscrit de Théon.

Enfin, DocVwel, ayant soumis toutes ces versions à une critique raisonnée, arrêta définitivement la liste qui sert aujourd'hui de base à tous les calculs.

Il est certain que la liste donnée par Ptolémée est antérieure à lui, et même à Hipparque. Dodwel la rapporte àBérose, et cette supposition n'a rien d'invraisemblable, car elle s'arrête précisément à l'époque où vivait Bérose.

Cette liste donne depuis l'année 747 jusqu'à l'année 334 a. J.-C, une suite continue de dates qui fournissent un terme de comparaison pour les autres événements.

Elle commence au règne de Nabonassar. Le 1er jour de thot delà lre année de ce prince, correspond au 26 février de l'an 747 avant J.-C, ou à l'an 3967 de la période Julienne.

Il faut compter la première année de Nabonassar de l'an 4746 du monde.

La première année de Philippe Aridée, successeur d'Alexandre, est celle à laquelle Claude Ptolémée a fixé le commencement de l'année égyptienne et grecque, pour le calcul de ses tables.

La plus ancienne date consignéè dans l'Almageste (L. IV) est celle de la première année du règne de Mardokampad (le Mérodach-Baladan de la Bible, le Marduk-bal-idin de nos inscriptions) à Babylone, la 27e de

Nabonassar. Elle a commencé le 29 thoth au soir, c'est-à-dire le 19 mars 721 avant J.-C. ou le 19 mars 720 des astronomes.

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