‹ Bacon, sa vie, sons temps, sa philosophieChapitre 1 sur 112 · II PRÉFACE · texte numérisé non relu

II PRÉFACE

éternelles déductions de théories soumises au même contrôle, et il faut une vocation particulière ou une impérieuse nécessité pour avoir le courage d'affronter et de suivre jusqu'au bout ces récits des plus grands travaux cependant qui aient illustré l'esprit humain.

La philosophie ne peut cesser d'être un sujet fort sérieux; mais du sérieux à l'ennui la distance est grande encore. L'histoire de la politique est se-* rieuse, et elle peut être attachante; bien traitée, elle intéresse autant qu'elle éclaire. Les systèmes philosophiques sont les principaux événements, ce semble, de l'histoire de la pensée. A moins de s'ac- Cuser d*une incurable frivolité, il est impossible de professer l'indifférence touchant les plus hautes questions de notre nature et de notre destinée. On ne saurait guère prétendre qu'on se soucie peu de connaître ce qu'en ont pensé les plus célèbres des hommes de l'antiquité, du moyen âge et des temps modernes. Et cependant que de lecteurs instruits et judicieux avouent qu'ils n'ont pas eu la patience d'étudier dans les livres les docirines et les écoles principales de la philosophie! Rien n'est plus commun que les gens d'esprit qui fee vantent de n'y rien comprendre. Or ce pour* raît bien n'être pas uniquement la feute de ce»

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