‹ Bacon, sa vie, sons temps, sa philosophieChapitre 109 sur 112 · CHAP. IV. —DERNIÈRES TRANSFORMATIONS · texte numérisé non relu

CHAP. IV. —DERNIÈRES TRANSFORMATIONS

rail, au lieu d'abstractions arbitraires, les vraies empreintes du créateur sur les créatures'. Il suffirait enfin de traduire pour sa gloire les lignes suivantes^: « Si Futilité d*une seule invention particulière émeut tellement les hommes, qu'ils ont regardé comme plus grand que Thumanilé celui qui a pu ainsi s'attacher le genre humain par le lien d'un seul bienfait, combien paraltra-t-il plus sublime d'inventer quelque chose de tel que toutes les autres inventions en deviennent possibles ! Et cependant, pour dire la vérité, de même que nous devons une grande reconnaissance à la lumière qui nous donne le pouvoir de trouver nos voies, de cultiver les arts, d'étudier par la lecture et de nous reconnaître les uns les autres, et que cependant la vue même de la lumière est une chose et plus noble et plus belle que tous ses usages si multipliés; ainsi la contemplation même des choses telles qu'elles sont, sans superstition, sans imposture, sans erreur ni confusion, est assurément en soi d'une valeur plus grande que tout le fruit de toutes les découvertes ensemble. »

> Nov, Org,, \, i24. Verum exemplar mundi in intellectu bumano fundamus, quale invenitur, non quale coipiam sua propria ratio dictaverit. Hoc autem perfici non potebt nisi facta mundi disscctione et anaiomia... Sciant quantum intersit inter bumanae mentis idola et divinae mentis ideas. Ula enim nibil aliud sunl quam abstractionfsad placilum, bae autem sunt vera signacnla creatoris super creaturas... Ipsissimae res sunt... méritas et utilitas, atque opéra ipsa pluris facienda sunt quatenus sunt veritatis pignora quam propter vit» commoda. > T. n, p. 76.

* fiov. Or^., I,i29; t. Il, p. 81.

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