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Micrococcus coronatus FLUGGE.
Micrococcus flavus liquefaciens FLUGGE.
Micrococcus flavus desidens FLUGGE.
Micrococcus flavus tardigradus FLUGGE.
Micrococcus nacraceus TATAROFF.
Bacillus mesentericus fuscus FLUGGE.
Bacillus subtilis EHRENBERG.
Bacillus Proteus vulgatus FLUGGE.
Bacillus mesentericus ruber GLOBIG.
Bacillus Proteus mirabilis HAUSER. .
Micrococcus candicans FELUGGE.
Bacillus septicus aerobius* LEGROS.
Deux bacilles (Proteus et Butyricus) dont un provoque la fermentation putride.
Deux bacilles (Groupe Paratyphosum, Enteridis, Coli).
En dehors de ces bactéries, j'ai trouvé plusieurs formes de staphylocoques saprophytes que je n’ai pu identifier.
Les micro-organismes que j'ai trouvés dans la poudre de LUCAS-CHAMPIONNIÈRE sont également signalés dans les plaies de guerre : B. Proteus, B. col, B. septicus, B. mesentericus, B. subtilis, Micrococcus flavus, etc. Les autres se rencontrent dans les poussières de l’air eÿ du sol, comme je le signale dans l’historique de ce travail.
Rôle des saprophytes, des bactéries auxiliaires et des Proteus dans les infections.
Je viens de Constater que les poudres antiseptiques
sèches destinées à être appliquées directement sur les plaies, sont souillées par les poussières de l'air; elles
se ie
contiennent les bactéries les plus diverses, dont quelquesunes sont pathogènes; les autres, plus nombreuses, sont des aérobies saprophytes.
La présence des germes saprophytes n’est pas sans inconvénient; s’ils n’ont pas d’action nocive directe, ils Jouent un rôle considérable, signalé par divers ue dans le développement des anaérobies.
TissSrer (1916), étudiant la symbiose des aérobies et des anaérobies, constate par exemple que 2 em° de culture de vibrion septique pur sont inoffensif$ pour un cobaye de 450 grammes. Ce même vibrion, associé au staphylocoque, tue l'animal en vingt heures. Les espèces aérobies permettent donc le développement d'espèces anaérobies qui n'auraient pu végéter sans la fixation de l'oxygène par les premiers.
Le même auteur, dans un autre travail (1917), rapporte : « Le {issu vivant et sain n'est pas un milieu favorable au développement des anaérobies; il faut un terrain préparé pour qu'ils puissent y gerer; cette action empêchante est due au sang vivant, milieu trop riche en oxygène libre ou combiné; la préparation : du terrain peut être réalisée par l'action concomitante d’un aérobie, ou par une action mécanique ou chimique tuant les tissus. Le développement de l'anaérobie se fait d’abord dans le tissu altéré, puis, agissant sur les cellules vivantes voisines par une loxine adhérente au corps nticrobien, il établit autour de lui une zone de mort. L’extension plus ou moins rapide de ce processus anaérobie dépend de l’aérobie qui lui est associé. Avec les saprophytes, l'action anaérobie est lente; avec des pyogènes, elle gagne plus vite; avec le streptocoque, par exemple, elle s’étend au point de devenir foudroyante. Le seul
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role des aérobies est, après avoir favorisé la germination de l’anaérobie, de lui ouvrir la marche. »
FIESSINGER et MonTAz (1916) signalent également l’association fréquente des aérobies saprophytes et des anaérobies pathogènes parkiculièrement le B. perfringens et le Vibrion septique, accompagné de l’enterocoque, du pneumobacille et du pneumocoque.
WEINBERG (1914) a trouvé que le B. perfringens est toujours en symbiose avec un ou plusieurs aérobies : B. Pro- (eus, pneumecoque, enterocoque, divers diplocoques.
CosTa et TROISSIER (1915) ont observé :
1° L’inocuité fréquente du B. pérfringens, soit qu'il existe seul dans les plaies, soit qu’il ait: été inoculé expérimentälement; 2° l’association habituelle du pneumocoque et
Qu B. perfringens dans les plaies infectées, en particulier.
dans la gangrène gazeuse; 3° la possibilité d’obtenir expérimentalement chez l'animal, par l’association des espèces désignées ci-dessus, un Syndrome suralgu ou atténué, rappelant celui de la gangrène gazeuse chez l’homme.
Le B. perfringens, se trouvant seul dans les plaies, présente une nocivite légère; ce fait n'est pas particulier à cette bactérie. MAcÈ (1913) signale, après d’autres auteurs, la particularité intéressante qu'ont les spores de vibrion septique privées de toxine par lavage ou chauffage à 80°, de ne pas se développer dans les tissus vivants et sains. Une quantité considérable de cette bactérie peut être injectée à des cobayes ou des lapins, sans occasionner d'accidents. Une très petite quantité de spores lavées et délayées dans de l’eau devient très nocive pour le cobaye, si on y ajoute différents microbes saprophytes ou leurs produits solubles : le Micrococcus pro-
re
digiosus, le Staphylococcus pyogenes aureus, ete., sont des microbes favorisants.
Pour le bacille du tétanos, il en est de même. En effet, d’après les expériences de VAILLART et VINCENT (1904), il ne suffit pas, pour engendrer le tétanos, du contact de l'agent pathogène seul avec la plaie; les auxiliaires sont nécessaires, car sans eux le microbe est phagocyté: Il faut une bactérie favorisant l'infection; ainsi la terre doit sa puissance tétanigène aux nombreuses bactéries saprophytes qu’elle renferme.
D'après MACÉ (1913), le Bacille proleus que je crois avoir rencontré dans la poudre de LUCAS-CHAMPIONNIÈRE : « ne peut pas être considéré comme un saprophyte simple. Il paraît pouvoir réellement jouer un rôle pathogène, et déterminer de véritables infections. D'un autre côté, il vient fréquemment compliquer d’autres processus morbides, se développant à côté des microbes spéciaux, et ajoutant à leur action celle des principes toxiques qu'il produit, en exaltant même leur virulence. On le trouve fréquemment dans les plaies, dans des cas de suppurations putrides; à la surface des muqueuses altérées;: il reste fréquemment dans la lésion locale, laissant passer dans le sang les espèces pathogènes avee lesquelles il se trouve en association.
JUNGANO et Drasraso (1910) considèrent le B. proteus comme un agent énergique de la fermentation putride des matières albuminoïdes qui peut à lui seul décomposer jusqu'à formation d’ammoniaque. En symbiose avec des anaérobies, il représente la meilleure combinaison possible pour amener la putréfaction des substances protéiques.
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Méthode originale de préparation aseptique de la poudre de Lucas-Championnière.
Les poudres antiseptiques mêmes peuvent contenir des bactéries saprophytes et pathogènes vivantes. Les premières, en symbiose avec les anaérobies, peuvent jouer également un rôle dans les fermentations putrides. Il faut er conclure que les poudres antiseptiques, pour produire l'effet attendu, doivent être stériles. |
En ce qui concerne la poudre de LUCAS-CHAMPIONNIÈRE, dont il est fait grand usage, voici le mode de préparation aseptique que je recommande : dissoudre l’iodoforme et l'essence d’eucalyptus dans trois à quatre fois leur volume d’éther. Opérer dans un tube à essai stérile fermé avec un bouchon de caoutchouc également stérile. Laisser en contact pendant quarante-huit heures. Au bout de ce temps, on peut être certain que toutes les bactéries pourvant exister dans la poudre d’iodoforme ou dans l'essence d’eucalyptus sont détruites.
D'autre part, faire, dans un mortier, le mélange des poudres de benjoin, de quinquina et de carbonate de magnésie; puis étaler cette poudre dans une large boîte de PÉTRI. Porter à l’autoclave, à la température de 120°, pendant quinze minutes. Stériliser en même temps un mortier avec son pilon et une spatule enveloppés de papier à filtrer. Au cours de cette stérilisation, il est nécessaire de prendre quelques précautions; d’abord, ne pas dépasser la température de 120°, dans le but d’éviter l’agglomération du mélange, ensuite, décongestionner lentement l'autoclave, puis, lorsqu'il n’y a plus de pres- Sion et que la température est un peu inférieure à 100°, ouvrir et enlever les objets pour éviter la condensation
de la vapeur d’eau sur la poudre. L'emploi des autoclaves à doubles parois, permettant la dessiccation, kst encore d’un usage préférable.
Verser avec. précaution le mélange : iodoforme, essence d'eucalyptus et éther, dans le mortier stérile. L'’éther s’évapore. Quand il a disparu, broyer l’iodoforme et ajouter le mélange de poudre de quinquina, benjoin, carbonate de magnésie. Mélanger intimement le tout et répartir le produit dans de petits flacons bien secs préalablement stérilisés, et d’une contenance telle que chaque récipient ne puisse servir qu'à une seule opération.
En manipulant avec soin, on doit obtenir une poudre aseptique.
J’ai tenu à faire une étude comparative du nombre des bactéries rencontrées dans une poudre préparée aseptiquement et une poudre achetée dans une pharmacie. Dans la poudre de LUCAS-CHAMPIONNIÈRE aseptique, j'ai rencontré À germe bactérien pour une dose de 0 90: Dans un produit commercial, 1487 germes pour la même dose.
On peut donc affirmer que la première préparation a été presque totalement débarrassée de ses germes.
J'ai également voulu me rendre compte si, en dissolvant l’essence d’eucalyptus et l’iodoforme dans l'éther, tous les germes contenus dans ces produits sont bien détruits en quarante-huit heures. J'ai fait l'épreuve suivante avec une coccie retirée de l’essence d’eucalyptus : un centimètre cube de bouillon peptoné, provenant d’une culture datant de quinze jours, est mis en contact dans un tube stérile avec 20 cm° d'’éther; le tout est fortement agité et laissé au repos pendant quarante-huit heures. Ensuite, deux gouttes de bouillon sont réensemencées ;
elles n’ont donné naissance à aucune culture,