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2e boîte, 1 colonie.
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2e boite, 1 colonie.
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2e boîte, 3700 colonies.
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2e boîte, 6300 colonies.
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Poudre de Lucas
Championnière ..... boîte, 80 colonies.
E PROVENANCE... < boîte, 76 colonies.
Les produits suivants n’ont donné aucune colonie microbienne : chlorhydrate de cocaïne, chaux vive, hypo- Chlorite de chaux titrant 70° chlorométriques, poudre de VINCENT titrant 7° chlorométriques, biiodure de mercure, proto-iodure de mercure, oxyde jaune de mercure, oxyde rouge de mercure, bichlorure de mercure et turbith minéral.
S1 l’on examine les chiffres de ce tableau, on constate qu’un médicament peut renfermer un nombre variable de germes; c’est la provenance qu’il faut incriminer, car ce fait est dû aux soins plus ou moins grands dont on entoure sa préparation et sa conservation, au degré variable de pollution par les poussières, aux nombreuses manipulations dont les pou sont l’objet depuis leur préparation jusqu’à leur sortie des officines, enfin à l'état plus ou moins septique des vases où on les enferme.
C’est ainsi que je trouve un échantillon d’iodoforme fournissant 6 et 8 colonies seulement pour 0 gr. 10 de produit, tandis qu'un autre en donne jusqu’à 121 pour la même quantité. De même, pour le dermatol, un échantillon donne 2 et 3 colonies, un autre, 143. D’autres médicaments sont naturellement pollués dès leur origine, tels sont : la poudre de benjoin, l’amidon, la fécule, le Iycopode. Le chiffre de 6.300 colonies enregistré pour 0 gr. 10 de lycopode, montre à quel degré des spores vraisemhlablement stériles dans le sein des sporanges qui les renferment à l’origine, peuvent être polluées au cours de leur manutention,
On devine facilement le danger qu'il peut y avoir à répandre sur des plaies ou surfaces irritées, des produits qui contiennent un aussi grand nombre de germes bactériens.
Étude de la poudre de Lucas-Championnière.
Numérations et essais d'identification des germes dans les divers composants.
Dans les hôpitaux civils de Paris et dans de nombreuses formations sanitaires de l'Armée, on utilise journellement la poudre absorbante et antiseptique de LUCAS-CHAMPION- NIÈRE (1912), dont la formule de composition (1) est la suivante :
FOTOIOLMOREEE RENTE . 100 grammes.
Carbonate de magnésie .... 4100 — Quinquina gris pulvérisé... 100 — Benjoin pulvérisé.......... 100 Essence d'eucalyptus....... 42 gr. 50.
Examinons la provenance, la préparation et les différentes manipulations auxquelles les produits composants sont SOUMIS :
lodoforme et carbonate de magnésie. — Ces médicaments sont industriellement préparés par précipitation, lavages, dessication à l’air. [ls sont ensuite conditionnés, sans précautions particulières, en vue des besoins com- MeETCIAUX.
Poudre de quinquina gris. — Elle a pour origine,
(1) Indication d'origine : GILBERT et YVon. Formulaire 1912, page 162,
d’après les prescriptions du Codex de 1884, les éconces de Cinchona officinalis, qui sont des écorces brutes plus ou moins chargées de lichens foliacés, qu'on transporte dans des peaux de bœufs sauvages. La poudre est préparée avec les sortes commerciales désignées : quinquinas Loxa et HUANUCO, préalablement débarrassées plus ou moins grossièrement des Cryptogames qui les recouvrent. La poudre est séchée à l’étuve, pulvérisée par contusion presque sans résidu, et passée au tamis n° 52. Il est bien évident qu'un produit préparé de la sorte doit contenir des bactéries de l’air et du sol.
Poudre de benjoin. — Est faite avec le benjoin en larmes découlant, par incisions, du Styräx benzoin. Ces larmes sont ensuite agglomérées et disposées dans des caisses en bois pour l'expédition en Europe. Le produit est donc naturellement pollué; la pulvérisation et le tamisage ne font qu’augmenter le nombre des micro-organismes qu'il contient déjà.
Essence d'Eucalyptus. — Ne peut être souillée au cours de sa préparation, puisqu'on l’obtient par distil. lation, mais peut recevoir les bactéries de l'air au cours de sa répartition dans divers récipients.
Dans le tableau dressé à la page 21, je rends compte du nombre des bactéries contenues dans les composants de la poudre de LUCAS-CHAMPIONNIÈRE. Pour chaque produit, je vais dresser un tableau de quelques-unes des bactéries isolées, que l'étude des caractères culturaux et morphologiques, des propriétés biologiques, de l’affinité visà-vis des réactifs colorants, a permis de comparer, sinon d'identifier à des espèces connues,
On.
Poudre d’iodoforme.
Nombre de germes (1) contenus dans dix centigrammes :4% échantillon, 6 et 8 colonies. — 2e échantillon, 121 et 90 colonies.
Bacréries : Micrococcus coronatus. FLUGGE.
Micrococeus flavus liquefaciens. FLUGGE.
Micrococcus flavus desidens. FLUGGE.
Micrococcus flavus tardigradus. FLUGGE.
Poudre de quinquina.
Nombre de germes contenus dans dix centigrammes : 1° échantillon, 114 et 175 colonies. — 2e échantillon, 14 et 12 colonies.
Bacréries : Micrococcus nacraceus. TATAROFF.
Bacillus mesentericus fuscus. FLUGGE.
Poudre de berjoin.
Nombre de germes contenus dans dix centigrammes : 1* échantillon, 84 et 67 colonies. — 2e échantillon, 57 et 48 colonies.
BAcTÉRIES : Bacillus subtilis. EHRENBERG.
Bacillus proteus vulgatus. FLuGGe.
Bacillus mesentericus fuscus. FLuGGe.
Bacillus mesentericus ruber. GroBic.
Bacillus proteus mirabilis. HAusER.
Carbonate de magnésie.
Nombre de germes contenus dans dix centigrammes : 1° échantillon, 167 et 141 colonies. — 2° échantillon, 204 et 183 colonies.
BacrTÉries : Micrococcus flavus desidens. FLUGGE. Bacillus mesentericus fuscus. FLUGGE.
Bacillus subtilis. EHRENBERG.
Essence d’eucalyptus globulus.
Dix gouttes d'essence d’eucalyptus sont mises avec cinq centimètres cubes d’eau physiologique dans un tube stérile. Après agilation prolongée et repos de 2 à 3 minutes, dix gouttes de la partie aqueuse
(1) Les numérations ont été faites suivant lé mode opératoire déjà décrit page 15,
sont ensemencées et mises 48 heures à l'étuve à la température de 37°.
Nombre de germes contenus dans dix gouttes : 1° échantillon, 3 et 0 colonies. — 2e échantillon, 6 et 20 colonies.
BACTÉRIES : Micrococcus candicans. FLUGGE. Bacillus proteus vulgatus. FLuGGE.
Caractères présentés par cinq bacilles isolés de la poudre de Lucas-Championnière.
J'ai fait des numérations de bactéries dans une poudre de LUCAS-CHAMPIONNIÈRE délivrée par une pharmacie; voici les résultats obtenus :
Nombre de germes contenus dans dix centigrammes de poudre : 1% échantillon, 45 et 62 colonies. — 2e échantillon, 76 et 80 colonies.
J'ai retrouvé, dans ces colonies, les bactéries existant dans les composants, mais de plus j'ai isolé cinq bacilles dont trois sont nettement pathogènes. Je décris les caractères de ces cinq bacilles, numérotés de 1 à 5.
Bacille n° 1.
CARACTÈRES GÉNÉRAUX. — Formes courtes, trapues. d’autres plus longues à spores terminales en raquette. Dans les cultures jeunes, bâtonnets en chapelets, très mobiles, mouvements flexueux.
Se colorent facilement par les couleurs d’aniline; prennent le GRAM.
Aérobies facultatifs.
CARACTÈRES DES CULTURES. — Gélose en plaques : colonies brunâtres, granuleuses, rondes, à bords filamenteux, formes mycéliennes.
Bouillon peptoné : trouble en 12 heures, formation
d’un voile léger qui tombe au fond du tube, dépôt filamenteux.
Pomme de terre : colonie peu apparente, formée par une ligne blanchâtre.
Gélatine en piqûre : colonies à formes mycéliennes, se développant bien en profondeur, émettant des filaments dans toute la masse. Liquéfiant très lentement le milieu.
Gélatine en plaques : colonies brunes irrégulières, filamenteuses, boudinées, tortillonnées, liquéfiant lentement le milieu; aspect classique des colonies de Proteus.
Lait : ne coagule qu’au bout de cinq à six jours; devient acide au tournesol.
Bouillon peptoné glucosé : se développe bien, dégageant peu ou pas de gaz; le milieu devient acide et donne la réaction d'Uffelmann (acide lactique). Pas de formation d’acide butyrique. Ne donne pas la réaction de l’indol par le procédé de Macé.
L’iode ne colore en bleu aucune granulation, Les eultures sur bouillon peptoné simple sporulent au bout de quelques jours; après quarante jours, on ne trouve plus que des spores ovoïdes se colorant à la fuchsine phéniquée.
CARACTÈRES BIOLOGIQUES. — Deux centimètres cubes d'une suspension de ce bacille dans l’eau physiologique sont injectés dans le péritoine d’un cobaye : le bacille ne s’est pas montré pathogène.
Cette bactérie présente des caractères communs aux groupes des B. proteus et des B. butyricus.
Bacille n° 2.
CARACTÈRES GÉNÉRAUX. — Formes courtes, trapues: d’autres plus longues à spores terminales en raquette.
age
Dans les cultures jeunes, bâtonnets en chapelets. Très mobiles, mouvements flexueux.
Se colorent facilement par les couleurs d’aniline, prennent le GRAM.
Aérobies facultatifs.
CARACTÈRES DES CULTURES. — Gélose en plaques : colonies brunâtres, granuleuses, rondes, présentant à Ta loupe des-bords filamenteux; formes mycéliennes, aspect mamelonné, odeur putride très forte.
Bouillon peptoné : trouble en 12 heures; dépôt abondant, floconneux, forte odeur fécaloiïde.
Pomme de terre : se développe mal, sous forme d’une ligne blanchâtre.
Gélatine en piqüre : se développe bien en profondeur, colonies à formes mycéliennes, émettant des filaments dans toute la masse. Liquéfie le milieu. Odeur putride.
Gélatine en plaques : colonies brunes, émettant des filaments tortillonnés, spiralés, analogues à ceux des Proteus. Liquéfiant le milieu.
Lait : attaque énergiquement la caséine en donnant un lacto-sérum jaune. Odeur putride très forte,
Milieu glucosé peptoné : attaque le glucose en dégageant des gaz carbonique et sulhydrique, liquide trouble. Dépôt très abondant. Odeur putride très forte. La fermentation s'arrête quand l’acidité, exprimée en acide sulfurique, atteint 4 gr. 40 par litre. Le liquide contient de l’acide lactique et de l’acide valérianique.
Pas d’Indol par le procédé de Macé.
L’Iode ne colore en bleu aucune granulation.
CARACTÈRES BIOLOGIQUES. — Non pathogène pour le cobaye à la dose de deux centimètres cubes d’une émulsion bacillaire dans l’eau physiologique.
Cette bactérie présente des caractères communs aux sroupes des B. proteus et B. butyricus putrificus.
- Bacille n° 3.
CARACTÈRES GÉNÉRAUX. — Petits bacilles courts, en navette, ne prenant pas le GRAM; coloration bipolaire par la fuchsine phéniquée diluée; ne formant pas de spores. Très mobiles. Aérobies. Colonies non chromogènes.
Gélose en plaques : colonies sphériques, légèrement brupâtres, granuleuses.
| Gélatine en plaques : colonies à bordS irréguliers, de teinte bleutée, mamelonnées, ne liquéfiant pas le milieu.
Gélatine en piqüre : développement en surface et en profondeur.
Bouillon peptoné : bouillon trouble en 12 heures, dépôt floconneux, voile très mince tombant facilement dans le fond du tube, anneau adhérent aux parois sur les bords du liquide.
Pomme de terre : se développe bien, bande épaisse, opaque, visqueuse, brunâtre.
Lait : ne coagule pas le lait; réaction légèrement acide au tournesol; dégagement d’acide carbonique.
Milieu glucosé peptoné : fait fermenter le glucose en dégageant de l’acide carbonique en abondance.
Réaction de l'Indot (méthode de MAcÉ) négative.
POUVOIR PATHOGÈNE. — Un centimètre cube d’un boui]lon de culture de 24 heures, est injecté dans le péritoine d’un cobaye pesant 365 grammes. Quelques heures après l'injection l’animal devient triste, refuse toute nourriture, reste blotti dans un coin, a des frissons, les poils sont hérissés, puis il meurt trente-six heures après l'injection. À l’autopsie, l’animal présente un abdomen
volumineux, aplati, étalé. À l'ouverture de la cavité péritonéale, on percoit une odeur putride, sans émission appréciable de gaz. La séreuse est congestionnée, de même les anses intestinales dont le volume est considérablement accru. Dans la partie déclive, correspondant au lieu de la piqûre (région cœcale), se trouve un foyer purulent, toutefois peu nettement délimité et présentant des tendances à diffuser dans toute la partie inférieure de l’abdomen. Pas d’adhérence. Le foie est piqueté, augmenté de volume. le sang est de couleur noirâtre. La mort paraît due à une péritonite aiguë généralisée.
Les examens cytologiques et microscopiques des bquides de l’organisme donnent les résultats suivants :
Pus : nombreux leucocytes polynucléaires, quelques lymphocytes, quelques cellules épithéliales, grand nombre de bacilles identiques aux bacilles injectés.
Liquide péritonéal : mêmes observations.
Sang du cœur : présence, en assez grand nombre, des mêmes bacilles.
Ce bacille paraît appartenir aux groupes des B. paratyphosum, Enteritidis, Coli.
Bacille n° 4,
CARACTÈRES GÉNÉRAUX. — Petits bacilles courts, en navette, ne prenant pas le GrAM, se colorant à la fuchsine phéniquée diluée; ne formant pas de spores. Très mobiles. Aérobies. Colonies non chromogènes.
Gélose en plaques : colonies spériques légèrement brunâtres, finement granuleuses.
Gélatine en plaques : colonies sphériques à bords irréguliers, blanc-grisâtres, à reflets irisés bleuâtres, ne liquéfiant pas le milieu.
ne be
Gélatine en piqüre : développement en surface et dans la profondeur du canal d’inoculation.
Pomme de terre : culture peu apparente.
Bouillon peptoné : bouillon trouble en douze heures, dépôt abondant, floconneux, adhérent aux parois, pas de voile.
Lait : coagule le lait en moins de vingt-quatre heures, réaction acide, dégage des gaz, ne dissout pas la caséine.
Milieu lactosé peptoné : fait fermenter le lactose, attaque peu ou pas le glucose.
Réaction de l'Indol (méthode de MACÉ) négative.
POUVOIR PATHOGÈNE. — Un centimètre cube de bouillon de culture de 24 heures est injecté dans le péritoine d'un cobaye du poids de 450 grammes. Quelques heures après l'injection l’animal devient triste, refuse toute nourriture, reste blotti dans un coin, a des frissons et les poils hérissés, puis meurt trente-six heures après. A l’autopsie, l’animal présente un abdomen volumineux, aplati, étalé. A l’ouverture de la cavité péritonéale, on perçoit une odeur putride, sans émission appréciable de gaz. La séreuse est congestionnée, de même les anses intestinales dont le volume est considérablement accru. Dans la partie déclive correspondant au lieu de la piqûre (région cœcale), se trouve un foyer purulent, toutefois peu nettement délimité et présentant des tendances à diffuser dans toute la partie inférieure de l’abdomen. Pas d’adhérene. Le foie est augmenté de volume; le sang est de couleur noirâtre. La mort paraît due à une péritonite aiguë généralisée.
Les examens cytologique et microscopique des liquides de l’organisme donnent les résultats suivants :
Pus : nombreux polynucléaires, quelques lymphocytes,
IGN Dee quelques cellules épithéliales. Grand nombre de bacilles identiques aux bacilles injectés.
Liquide péritonéal : mêmes observations.
Sang du cœur : mêmes batilles. Le bacille paraît appartenir aux groupes des B. coli.
Pour ces bactéries n° 3 et n° 4, j'ai essayé la séroagglutination, avec des sérums expérimentaux de l’Institut Pasteur agglutinant à 41/1000 : ils n’agglutinent pas
au 1/10 avec le Paratyphique A, le Paratyphique B et le B. d’'Eberth.
Bacille n° 5.
Ce bacille est obtenu de la façon suivante :
Deux ou trois grammes de poudre de LUCAS-CHAMPION- NIÈRE sont mis en contact avec 10 cm° d’eau physiologique, dans un tube à essai stérile fermé par un bouchon de caoutchouc. Le tout est fortement agité, puis laissé au repos deux ou trois minutes environ.
Cinq centimètres cubes du liquide sont décantés dans un tube stérile, puis portés, pendant quelques minutes, à 90°. Après refroidissement, dix à quinze gouttes de ce liquide sont ensemencées, au moyen d’une pipette de PASTEUR, dans un tube de bouillon peptoné, sous huile de vaseline préparé spécialement pour culture de bactéries anaérobies. Le tube est mis à l’étuve à la température de 37° pendant vingt-quatre heures. Au bout de ce temps, le bouillon est trouble, avec dépôt floconneux assez abondant. Au moyen d’une pipette de PASTEUR, une partie de ce dépôt est prélevée et un centimètre cube est injecté dans le péritoine d’un cobaye du poids de 375 grammes. L'animal, au bout de quelques heures, est triste, frissonnant, présente des tremblements nerveux, a le poil hérissé et meurt au bout de quatorze heures. À
l'autopsie, l’animal présente un abdomen volumineux, aplati et étalé. L'ouverture de la cavité péritonéale laisse échapper avec abondance des gaz putrides. La séreuse est rougeâtre, injectée de sang, et contient, dans la presque totalité de sa cavité, un liquide séro-sanguinolent, légèrement trouble, à odeur putride. On ne constate aucun foyer purulent localisé ou généralisé. Les anses intestinales sont dilatées et tapissées d’un réseau veineux congestif et dilaté. Le foie est décoloré, comme lavé. Les organes sus-diaphragmatiques ne présentent aucun caractère particulier à signaler. La mort paraît due à une péritonite suraiguë.
Examen microscopique des liquides de l'organisme le sang du cœur, après plusieurs examens, ne semble pas contenir de bactéries.
Le liquide péritonéal est rouge. A l’examen direct, sans colorant, on perçoit un bacille assez trapu, à bouts arrondis, quelquefois isolé, souvent par deux, trois et même vingt articles. Ces bacilles sont mobiles, flexueux, se colorent aux couleurs d'aniline et prennent le GRAM. Pas de spores dans la sérosité.
CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES ET CULTURAUX DU BACILLE. — Bacille aérobie facultatif. Bâtonnet à extrén:ités arrondies, isolé ou en chaînettes, trapu, très mobile. Produit facilement des spores ovoïdes, réfringentes, occupant le centre du bacille. Se colore par les couleurs d’aniline. Prend le GRAM.
Gélose en plaques : colonies sphériques, à bords irréguliers, brillantes, mamelonnées, granuleuses, envahissantes, odeur. ammoniacale.
Bouillon peptoné : trouble en moins de douze heu-
Lau
res, dépôt floconneux, anneau ou voile léger tombant facilement au fond du tube. Sporule rapidement.
Gélatine ‘en plaques : colonies blanchâtres, granuleuses, à bords irréguliers; liquéfie rapidement le milieu, odeur ammoniacale.
Gélatine en piqüre : liquéfie en coupe rapidement. Sc développe bien en profondeur, émet des formes arborescentes dans toute la masse.
Pomme de terre : dépôt blanchâtre abondant, se développe bien, pas de gaz. |
Sérum coagulé : se développe bien en surface, s’y étale, liquéfie lentement le milieu. Odeur putride.
Lait : attaque la caséine rapidement, sans la coasuler; réaction neutre au tournesol. Forme un lactosérum jaune.
Les cultures sporulées sont très résistantes. Ce bacille paraît correspondre au Bacillus septicus aerobius de LEGROS.
J'aurais pu compléter l'étude de ces einq bacilles par la réaction de l’agglutination et la fixation du complément. Mais je tiens à déclarer ici que mon but est seulement de montrer la présence très fréquente, dans les poudres antiseptiques, de bactéries banales ou pathogènes, et non de faire des identifications d’ailleurs longues et difficiles. Les caractérisations d'espèces n’auraient un intérêt véritable que si on pouvait s'attendre à retrouver les mêmes bactéries dans les mêmes produits médicamenteux; mais il n’en est rien dans la plupart des CAS. |
Je récapitule les noms probables des espèces de bactéries isolées, soit de la poudre de LucAs-CHAMPIONNIÈRE, soit de ses éléments étudiés séparément :