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Staphylocotcus aurèus, = Après 24 heures : Résultat négatif.
Après 48 heures : id.
Streplococcus pyogenes. — Après 24 heures : Résultat négatif. Après 48 heures : id.
: B. diphieriæ. — J'opère comme pour les bactéries précédentes,
mais en mé servañt comme milieu de culture de sérum coagulé. Après 24 heures : Résultat négatif.
Après 48 heures : id.
Bacillus tuberculosis. — J'incorpore au carbonate de magnésie comme je viens de le décrire, une culture datant de dix jours de B. tuberculosis sur bouillon peptoné glycériné, puis à la poudre de LUcAS-CHAMPIONNIÈRE. Après un temps déterminé de contact, je fais une prise d'essai que j'ensemence sur bouillon glÿcériné et porte à l’étuve à la température de 37° pendant dix jours.
Après 24 heures : Résultat négatif.
Après 48 heures. id.
B. letani. — Je prélève deux centimètres cubes de bouillon de culture sous huile de vaseline de B. tetani datant de trente-six heures que j'incorpore au carbonate de magnésie, puis à la poudre de LuÜcAS=-CHAMPIONNIÈRE et fais les énsemencements.
Après 24 heures : Résultat négatif.
Après 48 heures : id.
Résistances des cultures anciennes. — J'opère comme pour les cultures jeunes, mais en employant des cultures datant d'au moins quarante-cinq jours. Je m'assure, préalablement, de la vitalité des germes.
Voici les résultats pour les mêmes bactéries :
B. anthracis. — Mis en contact le 14 août, est encore vivant le 145 décembre. Il résiste donc pendant quatre mois et est capable de résister plus longtemps encore.
Bactérium coli. — Mis en contact le 19 août, continue à vivre jusqu’au 10 septembre. Il à donc résisté pendant vingt jours. =
B. septicus aerobius. — Mis en contact le 14 août, est encore vivant le 15 décembre. Il à donc véêu pendant quatre mois.
B. pyocyaneus. — Mfs en contact le 11 septembre, mort le 12 septembre. La résistance est de moins de vingt-quatre heures.
Staphylococcus aureus. — Mis en contact le 9 octobre, vit jusqu’au 14 novembre. Résistance, plus d’un mois.
Streptococcus pyogenes. Mis en contact le 9 octobre, mort le lendemain. Résistance, moins de vingt-quatre heures.
B. diphteriæ. — Mis en contact le 26 novembre, mort le lendemain. Résistance, moins de vingt-quatre heures.
B. tuberculosis. —— Mis en contact le 9 octobre, mort le lendemain. Résistance, moins de vingt-quatre heures.
B. tetani. — Mis en contact le 13 octobre, mort Île 14 novembre. Résistance, un mois.
Il résulte des données ci-dessus que les bactéries mises en expérience : 1° sous formes végétatives, sont tuées rapidement par la poudre de LUCAS-CHAMPIONNIÈRE. Le B. septicus aerobius résiste quarante-huit heures, le B. anthracis, vingt-quatre heures, toutes les autres bactéries meurent en moins d’un jour ; 2° sous formes de résistance, certains germes ont une vitalité beaucoup plus grande, les bacilles sporulants en particulier; en général, les bactéries peuvent s'adapter à la poudre de LUCAS-CHAMPIONNIÈRE et vivre très longtemps à son contact. Le B. septicus aerobius et le B. anthracis peuvent résister plus de quatre mois; le B. tetani et le Staphylo- Coccus aureus, un mois; le B. coli, vingt jours; les autres bactéries meurent en moins de vingt-quatre heures.
Résistance des bactéries de l'air à la poudre de Lucas-Championnière.
Je fais, dans une pharmacie de la ville de Naney, l’expérience suivante : deux boîtes de PÉrRr stériles, conte-
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nant chacune 1 gramme de poudre de LUCAS-CHAMPTON- NIÈRE préparée aseptiquement, sont exposées ouvertes pendant deux heures, dans deux endroits différents de l'officine. Puis des numérations sont faites immédiatement; je compte pour 0 gr. 10 de poudre :
2e boîte : 62 colonies.
Les boîtes sont ensuite enveloppées dans du papier stérile, mises à l’abri de toute souillure et abandonnées pendant dix jours à la température ordinaire du laboratoire: après ce temps, je fais de nouvelles numérations; je compte pour 0 gr. 10 de poudre :
4° boîte : 4 colonies.
2e boîte : 6 colonies.
Ainsi, dans la première boîte, 4 germes sur 20 résistent pendant dix jours à l’action antiseptique de la poudre de LUCAS-CHAMPIONNIÈRE. Pour la deuxième boîte, six germes résistent pendant le même temps.
Résistance des bactéries à l’essence d’Eucalyptus.
Comme on peut le constater à l’examen du tableau (page 17), je signale des bactéries vivant dans l'essence d'Eucalyptus officinale. On peut penser à la possibihté d’une pollution accidentelle au cours des manipulations, et considérer volontiers la vie comme impossible au sein d’un liquide contenant, d’après le Codex de 1884, 60 à 70 9%, d’eucalvptol. Par l’expérience décrite ci-dessous, je cherche à donner la preuve de la possibilité de la vie bactérienne dans l'essence d'Eucalyptus, réputée très antiseptique.