‹ Bactéries et Médicaments AntiseptiquesChapitre 25 sur 28 · LENS · texte numérisé non relu

LENS

Trois germés qui me paraissent être de natüre différente, et qui proviennent d’un milieu ensemencé avec de l'eau de lavage de l’essence d’Eucalyptus, sont repiqués sur gélose inclinée, mis à l’étuve à la température de 37° pendant vingt-quatre heurés, puis abandonnés à la température ordinaire pendant dix-sept jours, de facon à provoquer par le vieillissément la naissance de formes de résistance. Au bout de ce temps, la bactérie constatée vivante sert à préparer une émulsion avec 3 à 4 centimètres cubes d’eau physiologique. Un centimètre cube de l’émulsion est mise en présence de 4 cm° d'essence d'Eucalyptus dans un petit tube stérile, et le mélange, non complètement miscible, est agité énergiquement et fréquemment, afin de maintenir un contact aussi intime que possible entre les bactéries et l'essence. Après des temps déterminés, une goutte du liquide aqueux est énsemencée sur bouillon péptoné, au moyen d’une pipette de PASTEUR.

Voici les résultats obtenus :

Après 6 heures : culture positive pour les trois germes.

Après 24 heures : culture positive pour les trois germes.

Après 3 jours : culture positive pour les trois germes.

Après 5 jours : culture positive pour deux germes.

Après 7 jours : culture négative pour les trois germes.

Les bactéries résistent donc 5 à 7 jours à l’action directe de l'essence d'Eucalyptus.

J'essaye également la résistancé à l'essence d’Eucalyptus dés espèces bactériennes suivantes, celles-ci se trouvant en bouillon de culture datant d’un mois :

B. añthracis : résistance, 10 à 12 jours.

B. Septicus aerobius : résistance, 7 à 10 jours.

B. coli : résistance, 7 à 10 jours.

FO

Résistance de certains germes vis-à-vis de quelques composés mercuriels, du chlorhydrate de cocaïne, du chlorhydrate de morphine, de l'acide borique, de l’hypochlorite de chaux et la poudre de Vincent.

Si on examine le tableau exposé page 17, on peut se rendre compte qu’un certain nombre de poudres antiseptiques (acide borique, chlorhydrate de cocaïne, chlorhyärate de morphine, certains composés mercuriels, hypochlorite de chaux, poudre de VINCENT (1917) (1), ne contiennent pas de germes, ou très peu. Je cherche si ces produits, qui jouissent de la réputation d'être hautement antiseptiques, tuent immédiateiient ou lentement les bactéries des poussières. Comme pour la poudre de LÜCASs- CHAMPIONNIÈRE (page 53), jé détermine la durée de la vie de certaines bactéries incorporées à l’antiseptique en milieu sec. J’emploie, pour celte détermination, des bouillons de culture datant de trois mois, de B. anthracis, B. pyocyaneus, B. coli. J'obtiens les résultats mentionnés ci-dessous :

. anthracis, résiste plus d’un mois.

. pyocyaneus, ne résiste pas 24 heures.

. coli, résiste 6 jours.

Acide borique...... | . anthracis, résiste plus d’un mois.

. pyocyaneus, ne résiste pas 24 heures.

B. coli, ne résiste pas 24 heures.

Chlorhydrate de CGOCAMONPMET EL

(4) La poudre de Vincent répond à la formule suivante : Hypochlorite de chaux titrant 100 à 110 litres de chlore

CO OO OR A CAR EC D CRIE 10 gr.

Acide borique....... ane ne AT sas ARR DE 90 gr.

Pulvériser séparément, mélanger avec soin et conserver en flacon sec, en verre Coloré.

Chlorhydrate de morphine.........

Oxyde rouge de mer-

CMORONC ACROSS A RCE EC

Hypochlorite de chaux à 70° chlorométriques. .......

Poudre de Vincent à 7° chlorométriques. ..

CRCECEC EC ET

bi

. anthracis, résiste plus d'un mois.

. pyocyaneus, résiste 10 jours.

. coli, résiste 5 jours.

. Anthracis, ne résiste pas 24 heures.

. pyocyaneus, ne résiste pas 24 heures.

. coli, ne résiste pas 24 heures.

. anthracis, ne résiste pas 24 heures.

?. pyoryaneus, ne résiste pas 24 heures.

. coli, ne résiste pas 24 heures.

. Anthracis, ne résiste pas 24 heures.

. pyocCyaneus, ne résiste pas 24 heures.

. coli, ne résisle pas 24 heures.

. anthracis, ne résiste pas 24 heures,

+ pyocyaneus, ne résiste pas 24 heures.

. coli, ne résiste pas 24 heures.

On peut conclure de ces résultats que l'acide borique, auquel les auteurs classiques et en particulier Vin- CENT (1917), reconnaissent un léger pouvoir antiseptique, tue assez rapidement les bactéries que je mets en expérience. Ces mêmes bactéries sont rapidement détruites par les composés mercuriels mentionnés, par l’hypochlorite de chaux, par la poudre de VINCENT. Ces produits paraissent devoir rester continuellement stériles.

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