LES MADELONNETTES
Destinée autrefois aux filles publiques , la prison dite des Madelonnettes est l'une des maisons de détention de la Seine $ur laquelle il y a le moins à dire.
Le jour de ma visite le nombre des détenues s'élevait à six cent six; mais comme les muta-
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lions étaient très fréquentes dans cet établisse* ment, il serait difficile d'indiquer un terme moyen. En général , les cellules, qui la plupart renfermaient plusieurs lits, étaient propres.
Les deux infirmerie^ des vénériennes étaient très bien tenues, et à peu près exemptes de tout reproche. Ces infirmeries contenaient un sixième de la population de l'établissement.
L'occupation du plus grand nombre des femmes malades consistait à faire de la charpie nécessaire à leur pansement. Celles qui savaient lire avaient entre leurs mains des ouvrages de piété.
L'infirmerie des fiévreuses renfermait peu de malades; cette salle était moins bien que celles des vénériennes, mais cependant assez bien tenue. On doit des éloges aux dames chargées de la surveillance de ces trois infirmeries, ainsi qu'au docteur Jacquemin, dont le zèle est tou-» jours actif.
Les cachots des Madelonnettes sont dans la partie la plus élevée de la maison; il serait à désirer pour le bien de l'humanité que dans les prisons l'on comblât tous ceux qui, placés au^