‹ Bagnes, prisons et criminels (volume 2)Chapitre 33 sur 45 · PRISON DE LA VILLE · texte numérisé non relu

PRISON DE LA VILLE

Cette prison est encore plus affreuse, s'il est possible, que celle de Saint-Pierre. J'ai vu plus de vingt enfans au-dessous de dix-huit ans, repris pour contrebande, confondus avec des hommes condamnés aux fers. Les chambres sont très petites et étouffées? les détenus couchent tous ensemble sur des lits de camp couverts de vieilles paillasses. J'ai remarqué un de ces lits, d'environ dix pieds de long, sur lequel quinze individus couchent ( pour me servir de l'expression du guichetier) les uns sur les autres.

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L^U* les t infect, le teU^t 4^ pvisonriierS est jàilney' leurs vétêmens en morceaux^ d'une^mai^no'* {)jieté^<Mi (aitlib^te;, le& cQij^»^oiit pleines'' de fumieri| tes c^cliotSi> humides et >souterrains. ' Cep^indanty M.^'iéyet et |^i|i»autre jeune homme ^ visitaient il y^ a qu|l^ues années cette affreuse habi^tion, qui avant eux n'était pour ainsi dire jamais robjel d'une attention bienveiUai^te. L^'ateliei^ fréquenté par quelques hommes f^est sîde et-mal situé ; on n'y monte qu'avec dififi^ eulté par une échelle ; le chauffoir est empôisoni^ par la f^mée el: l'hâdeine dU grand nombre de détenus qu'il contient. Enfin^ cette prison e^ si détestable, qu'un des premiers fonctionnaires de Lille regardait comme une grande paaition d'y renfermer un individu pendant vingt-quatre heures. C'est dans ces lieux que des enfans de dix, douiie et quinze sois .sont obligés de vivre et de coucher avec des galér riens et'des crimin^s.

Outre cette maison , il y a encore à Lille une prison spécialement destinée aux femmes. ▲ l'exception des dortoirs, qui sont fort bien tenus , on retrouve dans cet établissement tous les iaconvéniens, tous les vices déjà tant 1. * 19

29Q « FRifioi^ti

^jÊoi$ :sigtialés. Le» » ^Édâinnées s'occufi^of^à ' ^eséravâux de [fe^ d'importance. Le lil^oitire eC la malpropreté sç £aii&aiej:)tfi(^f s ^ mm visile^ remaftjuer 4e*^tou(£$^ai!tSi.

Blfc'neNB.--.dil|i|Vp]IIC|l. >

Mon séjour à Béthune fut #e courte di|^^ :

^ fi'eusr^ie le tettips de jeter un rapide, cùap dfœû à la prison de la( ville^ où j'eus la satisfis:* ^ôn de rencontrer à la^fois le bon ordre ^ la propt^elé, une discipline* sévère, msy^^aslp , et to^is les lignes <l'une excellente ar^ams^tian.

Déjà je me mndis aux prisons de SaiMrÛm^^ où j^. vis eneore a.vec plaisir que le^ lois de fhumaiiité étaient mieux obserrées que pov-^ torQtv ailleurs*

La ^isoit principjde est saâne et btea aé-* rée. L«s>cad[iots sbnt projpres. Je.n'^ eu qu^à ^émir sur le sort d'un ei;ji£|iit, nonuité Got^ trand, âgéde doui^ ans, et qui, accusé d'avoir lAolé un morceau de pain, avait été mis en juge* nient. :

L'arrêt, UMit en reconnaissait son Ânnocance^ lecdndanufiaà cinq ans de déteiUtOfl^ attendu

qiiMl était vagabond^ sans pai^eus , $|ins moyens d'existence. Le concierge m'a assuré que ce pauvre orphelin était doux et docUeJors de son entrée dans la prison , ss^is que ses com*^ pagnons de chambre , parmi lesquels étaient deux condamnés à perpétuité, l'avaient rendu méc^lant.

LsK justice n'aitt'ait*-elle pas mieux atteint son but ^ renvoyant ce jeune' malheureux dans un hôpital général? Les observations, que nous avons déjà eu occasioirde soumettre à cet egafd not^ dispensent de {Peindre enc(»*e les inconv^ûen^lgraVes de mesures s^mblables^ et d'ailieuf s ce fait frappera trop les bons esprits pour qu'il soit utile d'en développer de nouveati les conséquences.

Dans la même ville, la prison du Saint^^* rpuicre est également bien construite et a droit aux méines élpges, ,

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