‹ Bagnes, prisons et criminels (volume 2)Chapitre 34 sur 45 · ARR4S · texte numérisé non relu

ARR4S

COMPâGMlE DE DISCIPLINE.

11 faut, pour que le^s soldats soient envoyés k^xtte compagnie de discipline, qtie le conseil

PB]SO]y% ,

fonné da^s chaqtie régiment pour juger de^ fautes qui n'entraînent pas un renvoi devant un consieil. de guerre prononce ce jugement. ^ Souvent aussi dis hommes s^ortaçt de prison sont obligés d'aller finir leur temps de service k cette compagnie. Nous ne connaissons pas les raisons qui ^peuvent auttiriser c^tte dilible punition , mais nous croyons que l'arr^ du conseil de guerre (fevrait stnl punir lécoi^ablè. La compagnie d'Arras se compose de cent vingt hommes environ. 'La propreté des cham^ ^ bres est admirable. Les *^soldats font l'exipcice et montent la garçle, lorsque des dircc^hstances impfévues^réclament leurs services ; ils isoçt *" habillés et nourris à peu près comme dans les régimens. La discipline est nécessairement très sévère : rétablissement d'une école serait le fcomplément de la bonne organisation de çett^ compagnie. Les hommes s'occuperaient davantage , rentreraient dans les corps avec j||)us d'instruction, ou retourneraient dans leurs *i^ foyers moins ignorans, et par conséquent plus ^ susceptibles de se placer, soit dans le commerce, soit dans des manufactures.- Le capitaine et le lieutenant qui cdttimandent celte

DES DlIPlkRIEIiPSNS. 9B3

co»|pagnié méritent la recoimabsaiiçe de leu1*s subordonnés , et 4çs éloges des autorités ^e If vtile,

. . n y a à Arras une prison pour I^ homiti^ et m^e ^utre pour les femmes ; toutes deux aoiit asief bien sc^ le rapport de^a salubrité .Mav» tes détenus y sont géméralement con|ondu&sââis nulle distinction d'âge ou de ^îâlpaBllîté. C'est là; duresje, comme l'on pevjtVen convaincs , lé vice le jilirs déplorable et le plus r^anîlu* Uiç nos maison^ d^ dé^iition. ^

4iiiieNS.

Je n'ai qjie^cjes louanges à donner à là te-^ mue^el: à la lionne administi^ation de la prii^on I 4' Amiens, dite Conciergerie. Lors dfe mon pasn. . sage dans cette ville , cet établissement ne lais-r sait rien à ^sifer, tant par sa consjtFud^on favorable, que par sa parfaite organisation. /,, i Je trouvai ,■ choise mre^ les cacl^ts fort aérés, et à cetteépcique, le blanchiment à jieiif, dont ils venaient d'être l'ofe^et , leur ôtait un peu de. la' tristesse qui règne ordinairement dans ces l|igubres deilieures.

2ftt pRisows DES ïjIpartemens.

L'inirmerie , daiis tou» ses dél^ik, répondait ^u reste deJatpaison ; tout y était 'J)ropre, bien tenu, et parfaitement administré.

li faut dire au^ que 1^ magistrats et les principales autorités de cette ville vîsiten%îloUf ^nt les prisonni0rs , et leur bjwfaisantfç IfvfiltM^nce produit chaque jour de nouvelles et consolantes am^el^orahcns.

J'ai oublié de^arler •€& son lieu déjà roai^Mi centrale de Loos ^ près Lille. Je dbis réparer cette omission. Cette pt'i|on .mérite vraiment l'empressement que mettent généralenient les voyageurs à la visiter. Elle est bell^, hiiien construite, et réunit top tés l^s cnKidUions de brité et de sûreté. Il faut dire, gussi que bk' «us grande partie des - améliorations qui s'y forft rémarquer a été due à l'influence diï* conseil royal des prisons. '^

On 4y retrouve , il est vrai,* les dangereux j^iâanges , ^ont nous avons tant ide fois parfé } , mais la maij^n centrale ^ de Loos est dans la 1 voie du progrès, et tout donnera fcraire cpi'elUe ^ ne restera pas stationnaire.

€l)apitrr tftiintj*tèmr.

- nÉPARTEHens dbs landi», des bAkRs et du

HAUTES-PYKÉNKES.

MOKT-DE-UAKSAPI.

Lesprisons font partie de la ligne des bâtir mens qui composent l'^iceinte de la ville, du côré du iidrd et sur la rive gauche de la Dou^. % ,

L'édificeeBtdouble,c'e8t-à-direquedepui9pett ft

on en a ^iité un nouveau à celui qui existait <léjà, aoqùel oj^ l'a joint pgur n'en faice qu'un* ^

%^ ^iP^ 4 ?

sans que oepàndant on ait siim letnéme pta^.

On en a changé ^ parce que le premier se^oçnpf pose de chambres et de cours trop peu spacieuses^ mal aérées, conditions beaucoup plus satisfaisî^ites dans le second, nfaprès ce que j'ai dit du voisinage de la rivièpe, on voit cpe l'eau nécessaire pour entretenir la propreté daïis la maison ne peutinanquer. Quant à l'eau » de source 9 toute la viUe de ftIoift-de-JV|ii^n| quoique située d^ns un pays plat, en çst ^apn-' damment pourvue.

Bien que cçs posons soient valûtes , j^i r^* ' martjué qu'il y àvaif trop de monde: à la vé* rîté, c'était à là Veillé des assises^ époque, à laquelle le nombre des détenus est nécessairement le plus considérable. Le travail m'a parti peu actif. Je n'ai guère entendu parler des soin» que l'on prend pour ramener les coupajiles au Irien ; cependant on y construisait une modestie . chapelle. J'ai vu avec regret deux petits gs^rçons de douze à quinze an^ confondus avec-4é8 pji^nniers d'un âge bien plus èle^. Ces dt^ *vers points s'amélioreront sans doute.

On nourrit Içs prisonniers ^vec ée» ^upes économiques 'y ceM i^ippelle qu^cellêsdàns les»

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