XVI INTRODUCTION
tenir à Tordre ecclésiastique; pour les ecclésiastiques ne possédant ni bénéfices ni cures, ils se réunissaient chez le curé, dans la paroisse duquel ils étaient domiciliés; et, là, ils élisaient un délégué sur vingt ecclésiastiques, etc., non compris le curé, à qui appartenait le droit par son bénéfice de venir à l'assemblée. Tous les autres ecclésiastiques engagés dans les ordres, mais non résidant dans les villes, pouvaient se rendre à l'assemblée, sans avoir toutefois le droit de se faire représenter.
Voilà pour Tordre du clergé : ainsi le vote n'était direct que pour une partie assez restreinte, et à deux degrés pour l'autre.
Quant à Tordre de la noblesse, on reconnaît que le vote était universel et direct, avec ce privilège que, par
de Chartres, élection de Dreux, ressortissant au bailliage de Montfort-l'Amaury, ayant un vicaire dans ma paroisse, mais ne pouvant, pour cause d'indisposition, me transporter devant M. le bailli de Montfort pour y assister à l'assemblée des trois ordres du bailliage, qui y sera tenue lundi 16 du présent mois, à huit heures du matin, à l'effet de concourir avec ceux de mon ordre à la rédaction des cahiers de doléances, etc., et procéder à l'élection de deux députés de mon ordre pour assister aux Etats généraux, etc., ai nommé pour mon procureur M. Dablin,curé de Behoust, à qui j'ai remis un mémoire ou cahier de représentations que je le prie de présenter à Messieurs de mon ordre, pour y avoir tel égard que de raison, et lui donne pouvoir de et en mon nom, concourir avec ceux de mon ordre à l'élection et nomination de deux députés de notre ordre, auxquels je donne dès maintenant plein et absolu pouvoir pour proposer, remontrer, aviser et consentir, dans l'assemblée des Etats, à tout ce qui peut concerner les besoins de l'Etat, etc.
A Vert, ce 14 mars 1789.
Jacobus Le Tardif, curé de Vert près Dreux.