‹ Bailliages de Versailles et de Meudon: les cahiers des paroisses avec commentaires accompagnésChapitre 5 sur 100 · INTRODUCTION. VU · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. VU

leurs aspirations, le premier soin doit être de relire leurs cahiers, ces témoignages authentiques et irréfutables, trop souvent reproduits par phrases tronquées au gré des préventions traditionnelles.

Ceux que je publie ici voient le jour pour la première fois, et j'espère que les circonstances de

la rendre plus chère à la France, et transformer en culte aveugle une reconnaissance légitime, et ils changeraient bientôt même de sentiment et de langage, s'ils étaient condamnés à subir tout ce que la Révolution a détruit, et à perdre tout ce qu'elle a conquis. »

On serait disposé à croire que Guizot a voulu développer ces mots de Mercier, député de Seine-et-Oise en 1792 : « La postérité sera heureuse de nos souffrances » (Paris pendant la Révolution.)

A la suite de ces lignes que Guizot écrivait, après avoir parcouru une longue carrière politique, on peut ajouter ce passage d'un discours académique dans lequel l'orateur ne craint pas de rendre hommage à la Révolution.

Le 20 avril 1831, Victor Cousin entrait à l'Académie française, succédant au littérateur et mathématicien Fourier ; il terminait ainsi l'éloge de son prédécesseur :

« Il n'a manqué à Fourier que de vivre assez pour assister au grand spectacle qui lui aurait rappelé les plus beaux jours de sa jeunesse ; il est mort quelques semaines avant celle qui ne périra pas dans l'histoire. » ('Lorateur désigne les journées de juillet 1830.)

« Nos pères, messieurs, ont fait la Révolution française. Ce serait une insulte à eux-mêmes de vouloir recommencer leur ouvrage; mais ils nous avaient laissé l'honneur, et comme imposé le devoir d'achever la Révolution en lui donnant un gouvernement digne d'elle... Reposons-nous dans une concorde puissante qui nous permette d'ajouter

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