DE
ment de bâtons, et marchaient très serrés. Ils tuèrent tout ce qu'ils pouvaient attraper de lièvres et perdrix ; ils en ont fait une grande destruction. Ce qui pouvait leur échapper était obligé de se jeter dans la rieière (la Seine) ou de passer de l'autre côté. On prétend qu'il y eut un des deux curés qui, en chaire, dit : « Mes enfants, un tel jour, à telle heure, je ferai une battue, je vous exhorte à vous y trouver. » Les gardes se sont opposés inutilement à cette sédition. Il a fallu faire marcher la maréchaussée. M. d'Âyen me dit hier qu'on a arrêté 27 de ces séditieux.
Mai.
J'ai parlé des chasseurs d'auprès de Mantes, et j'ai dit que de 27 qu'on avait arrêtés il n'en était resté que 5 en prison. J'ai appris, il y a quelques jours, que ces 5 ont été mis en liberté, et que l'on a trouvé justes les représentations sur l'immense quantité de gibier, et que les officiers de la capitainerie ont fait faire des battues pour détruire les lièvres .