OBSERVATIONS
M. le curé représente humblement que son infortune, et ce qui le prive d'accorder des secours à ses habitants, ne vient que de ce qu'il est privé de son droit de dîme sur toute la paroisse, droit fondé sur toutes les lois, tant anciennes que nouvelles, droit que M. le curé réclame et que la justice doit accorder.
Après une longue dissertation sur l'origine et l'usage des dîmes, le curé termine en disant :
Que l'Etat éclairé sur celte déprédation rende à chaque curé du royaume la possession de la dîme ; les curés, qui ne sont malheureux que par eelte privation, vivront, trouveront même dans cette nouvelle jouissance des soulagements pour leurs habitants.
Tels sont les vœux de MM. les curés de Dampierre et de Saifli-Forget, vœux qu'ils ne forment que pour le bonheur de leurs paroisses et le soulagement de tous les «aîheureux qui leur appartiennent.
Ces MM. espèrent que l'Etat, le Ministère, vous, Messieurs, instruits de leur position, aviseront (sic) aux moyens salutaires, infaillibles, d'alléger leur sort, leur fardeau, en donnant à leurs cures une existence réelle, bienfait digne de la clémence, la justice, la bienfaisance du premier monarque du monde. Brochier,
Curé de Saint-Forget.