Du lac de Paderne à la naissance du vallon. I h
C’est la partie la plus intéressante pour l’étude de l’action des glaciers. Sur le flanc du vallon, à gauche en remontant, on voit des gneiss, des granités, des eurites, les roches les plus dures, les plus intraitables, parfaitement polies sur de grandes surfaces et marquées profondément de stries horisontales dans la direction de la vallée.
Fixez aussi vos idées sur la nature des mo-i raines ; vous en avez ici plusieurs exemples pris à la source; les unes déjà anciennes, d’autres qui ne remontent qu’aux derniers avancemens du glacier.
Un regard aussi pour la jolie cascade qui forme, comme le lac, un si gracieux ornement dans cette vallée déserte. C’est la cascade Désirée, l’une des plus gracieuses que vous ayez pu voir. Regrettez quelle soit ainsi obscure et ignorée au milieu des plus dures montagnes; elle qui ferait la joie et l’ornement d’une brillante et populeuse vallée. Pour moi , je me suis senti si vivement ému à la vue de cette cascade qu’elle est encore gravée dans mon cœur.
Je m’étendrai peu sur cette course qui est
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cependant l’une des plus saisissantes. Mais elle sera faite rarement, et ceux qui la feront pour l’étude du glacier sauront bien appliquer à l’observation de ces lieux divers passages de cet ouvrage.
RETOUR. > — Si l’on est venu en suivant le val de Paderne, on prendra la montagne pour le retour. 11 faut l’escalader au-dessous du lac, ensuite on n’a plus qu’à descendre jusqu’au plan des étangs.