De Cierp à Luchon 2 h
Voyez plus loin la course de Cierp.
GEOLOGIE. — La course de Bosost n’est pas sans intérêt pour le géologue. — Au sortir de Saint-Mamet on trouve une jolie variété de gneiss schisteux ( passage au micaschiste ) près de l’ancienne fabrique de bleu de cobalt. Au gneiss succédé bientôt le granité jusqu’à la cascade Sidonie ; e est tantôt le granité rograin argenté , tantôt un granité guèsileux commun. Le mica argentin y domine. A la cascade apparaissent les micaschistes et les phyllades qui régnent jusqu’au sommet du Portillon. Mais dans le vallon de Burbe, sur le versant de la vallée exposé au midi , on découvre plusieurs couches subordonnées de graphischiste tantôt pur tantôt m ad if ère les mêmes d’ailleurs qui se voient en allant à l’hospice.
VALLÉE d’aUAN. — ■ 32. y COURSE.
C’est la continuation des mêmes couches. — Au Portillon, granité argentin et commun contre lequel s’appuient soit sur le versant français soit sur le versant espagnol des micaschistes phylladiejis mcichjci es a ticsgrosses mâcles. — En descendant vers la chapelle Saint- Antoine on retombe dans les micaschistes commun et phylladien jusqu’à Bosost. — De Bosost à Lez gneiss et granité. Toute cette course est dans le terrain primitif et surtout dans le groupe du micaschiste. Charpentier a compris tout ce terrain dans le micaschiste; cependant le granité massif s’y observe en trois points , en face de Castclvicl , au Portillon, et après Bosost, avec un tel développement qu’on ne saurait se dispenser de le reconnaître comme caractéristique de ces trois localités et
de rectifier à cet egard la carte tracée par ce savant auteur.
De Lez à l’os le micaschiste devient prédominant ; on voit des phyllades et on trouve de beaux cristaux d’andalousitc. De Eos à Sd-Beat, les phyllades régnent encore , font place au calcaire saccharoïde, tandis que sur la rive droite du fleuve on reconnaît des grés et des schistes du terrain de transition derrangés par des diorites plulomques ( ophiles de Palassou).
Je n’essaierai pas de retracer ici les traits geognosüques si nombreux, si variés, si complexes qui distinguent les montagnes de S.'-Beat , l’un des points les plus curieux et les plus riches de la chaîne. Les groupes désignés dans
mon tableau figuratif de la structure minérale du globe
sous les ..oms de gn mite massif, gnet.s, jthyllaies, calcifhjrcs, schiste et gra, macho, calcmn montagne, vieux grés ronge, achètent, gtts et lias s’y inonlre.il avec leurs roches les plus caiauc
SAINT-BEAT
risliqucs et accompagnés de roches ptuloniijues nombreuses, ■variées, correspondant à plusieurs âges et plusieurs époques de dislocation. Quelques géologues modernes ont ■voulu voir aussi le grès-vert et la craie représentés par des roches métamorphiques dans les environs de S. ‘-Beat aux dépens de groupes plus anciens. Je voudrais me ranger à leur avis , mais je ne puis faire violence à ce point à mes convictions; et quoique l’opinion de mes antagonistes ait incontestablement un grand poids , je déclare encore n’avoir rien vu clans les environs de S.‘- Beat , rien , absolument rien qui puisse être classé dans un étage inférieur à celui du Lias.
Outre divers indices métallifères qui se montrent autour de Saint-Beat , je signalerai comme plus précieux encore et comme beaucoup plus rare des veines et infiltrations de souffre natif dans les fissures du marbre statuaire. Rapproché de plusieurs autres circonstances géognosliques du lieu, cet indice est celui qui pourra peut-être appeler sur S. ‘-Beat le plus de fortune et de brillantes destinées.
BOTANIQUE, — À S.'-Mamet : sedum ldrsulum. — A la cascade Sidonie : anémone tribula, sedum lelepLium caltlia palustris , parncissia palustris. — Dans le val de Burbe : dentaria pinnata, aconitùm napellus , solidago virga-aurea , campanula latifulia, lilium martagon ; saxifraga ombrosa , cotylédon , Imcautemifolia , automnalis et aizoules. — Dans la forêt , au Portillon et jusqu’il la chapelle S. ‘-Antoine : cuphorbia syleatica , di gitalis purpurea et lu le a , atropa bdladona , euphrasia ojjieinalis , lormenlilla erecla , passerina dioica , solidago
VALLÉE d’aRAN