e COURSE. Sd-BERTRAND-DE-COMMINGES
Grande course de vallée. — A cheval , en voiture,
10 a 14 heures.
La course de Sd-Bertrand-de-Comminges est celle où l’on a le plus de choses à voir, celle que le regret de n’avoir pas tout vu déterminera le plus souvent à refaire une seconde fois. Il importe donc d’y consacrer une entière et longue journée. 10 à 12 heures suffiront à celui qui, insoucieux de toute observation , n’a pour but que de courir à cheval ou de prendre part à une partie nombreuse et gaie. Quinze et seize heures seront insuffisantes à celui qui aime à tout voir, qui veut se faire des idées exactes et complètes sur le pays qu’il parcourt. Celui-là devra couchor à Sd-Bertrand et n’en repartir que le lendemain. Quant au savant, à l’artiste
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et à celui qui en dehors de l’art et de la science aime par instinct la belle nature et les objets de haute curiosité, celui-là n’emporterait que des regrets s’il était forcé de voir à la hûte l’ancienne ville des Pompée , des César , la scène de haut faits d’armes, le siège d’un évêque puissant, les débris de toute une histoire qui se perd dans les dates les plus anciennes. Il doit se fixer à S. ‘-Bertrand pour trois à quatre jours. Qu’il saisisse l’une de ces semaines pluvieuses où toutes courses sont suspendues autour de Luchon, et où Bagnères devient si triste, que les touristes le quittent à l’envi, regrettant toutefois ce point de réunion où ils s étaient promis plusieurs semaines de plaisir. Qu’au lieu de rompre ainsi tout son plan de voyage il vienne passer ces quelques jours de pluie au milieu des curiosités et des études, à S.‘-Bertrand-de-Comminges. Ces jours pluvieux seront devenus pour lui les plus féconds en précieux souvenirs et il se félicitera de rentrer à Luchon au premier beau jour pour y jouir de cet empressement fiévreux avec lequel on se jette alors dans les montagnes.
SAINT-BERTRAND-DE-COMMINGES
UËPjIRT. — Ce qui précède démontré , même aux visiteurs ordinaires , l’importance de se mettre en route de très-bonne heure , à 4 ou 5 heures , à 6 heures au plus tard. — Nulle précaution particulière. — Inutile d’emporter aucune provision. Deux hôtels nouvellement établis à S.l-Bertrand logent et servent très-bien, notamment celui de M. Ibos , sur la place de l’église.
Aller h Saint-Bertrand et revenir h Luchon le même jour à cheval , est chose très-latigante et au-dessus des forces du plus grand nombre. Il est beaucoup mieux de prendre une voiture , ou d’être plusieurs , moitié à cheval moitié en voiture , et de changer alternativement. Bientôt s’établira un service de Bigorre à Luchon passant par Saint-Bertrand; ce sera alors très-facile.
SIARCÎSB?. — I, 2, 3, 4. De Luchon à
Cierp, pag. 265, 267, 269, 273 2. h. 1/2.
Si les chevaux sont frais, ils gagneront sans peine une demi heure.
Inutile de s’arrêter h Cierp. On doit arriver 5 Saint-Bertrand sans relâcher. Ce n’est qu’une vallée à descendre.
Les voiturins de Luchon, très-bien montés ordinairement, descendent de Bagnèrcs à Saint- Bertrand en 3 heures et demie. Il serait impossible aux cavaliers de les suivre, je dois donc indiquer ici le temps que l’on met communément d’une distance à l’autre, laissant à chacun