o De l’embranchement d’Isaourt à Saint
Bertrand 45 m.
Vous suivez V Ourse, le délicieux ruisseau de la Barousse. Vous arrivez à Isaourt , village pittoresque, et vous traversez par le centre tout le bassin de S. ‘-Bertrand. Remarquez à chaque pas d’antiques débris, des restes du vieux Lyon de Commingcs. C’est l’ombre de cette ville que vous venez visiter; l’ancien, le véritable lugdumm convenarum , est une ville morte, saccagée, détruite. Vous foulez aux pieds son tombeau; cai la ville couvrait la moitié du bassin, et ce bassin la recouvre aujourd’hui : par-tout le laboureur, le planteur découvrent en creusant le sol quel-
SAINT-BEUTRAND-DE-COMMIiVGES.
que pan de mur, quelque mosaïque, quelque pierre inscrite ou taillée qui en rappellent la grandeur passée. — Cette église, de si mince apparence, isolée au milieu du bassin , que vous allez rencontrer presque sur votre route, S.‘- Just, est entièrement bûtic en marbre blanc, des débris d’un temple paycn qui dût être magnifique à en juger par la nature des matériaux dont il était construit et par le travail dont ces matériaux précieux sont enrichis (1).
Mais ayez garde de vous arrêter à tout, vous n’auriez plus le temps de voir S. ‘-Bertrand , à moins que vous deviez y passer la nuit.
Vous voici au pied du mont. Ce n’est qu’une côte à gravir, qui n’olFre aucune difficulté, et quoiqu’on ait pu vous dire, les chevaux et les voitures vous porteront jusque sur la place de l’église comme le font, du reste , chaque jour les voilurins de Lucbon. (*)
(*) Cette église vient d’être restaurée sons la direction de M. de Grandidicr, le maire de Valcabère, qui sachant trèsbien apprécier les monumens archéologiques a eu grand soin de laisser apparaître tout ce qui offrait le moindre trait de sculpture ancienne. On doit d’ailleurs a M. de Grandidier la découverte de plusieurs objets précieux eu partie déposés au Musée de Sainl-lîcrtrand.