MANIÈRE DE MONTER A CHEVAL
ligne , et qu’elle voie entre les oreilles du cheval comme les cavaliers. 3.° La Dame ne doit pas être trop enfoncée dans la fourche , mais le gras de sa jambe doit presser à-la-fois la fourche et le flanc du cheval. C’est de' la bonne position dans la fourche que dépend toute sa solidité et sa force à cheval. 3.° Les deux pieds doivent être tournés erl dedans , et le sabot doit etre assez relevé pour que la Dame le sente comme un point d’appui, mais sans qu’il relève sa jambe et 1 empeche de 1 appliquer toute entière contre les flancs du cheval.
Lorsque la Dame est assise, elle doit se soulever un instant pour permettre au guide de rassembler sur la selle les plis de son amazone.
De la main gauche, la Dame prend les rênes de son cheval , en mettant son petit doigt et l’annullaire entre les deux guides. Elle les maintient assez tendues pour que le cheval sente seulement que les rênes ne sont pas abandonnées, mais non pas de manière à ce qu’il ait sa bouche génée et sa tête forcément levée. On doit laisser le cheval libre de porter la tète plus ou moins relevée selon l’allure qui lui est habituelle ; mais la Dame doit saisir ses rênes à telle distance qu’au lieu de tenir la main trop près de la poitrine , elle la maintienne assez en avant pour lui permettre de libres mouvemens et notamment pour retenir la bride en arrière lorsque le cheval viendrait à broncher ou lorsqu’elle voudrait en ralentir ou arrêter ‘ le pas.
Les Dames n’ayant pas d’éperon doivent indispensablement tenir une cravache dans la main droite.
Pour marcher , il n’est besoin d’aucun soin particulier.
Pour aller au trot , il faut éviter d’incliner le corps
INSTRUCTIONS GENERALES
ni en avant ni en arrière. Si le cheval a un trot rapide et allongé, on le supporte sans fatigue et sans peine en trottant à l’anglaise. Pour trotter à l’anglaise , il faut se pencher légèrement en avant , presser fortement sur 1 étrier , et s enlever de la selle au moment où l’on sent que le cheval va s enlever aussi. On évite ainsi tout ce que le trot a de brusque et de fatiguant.
Les Dames qui ne sauraient pas s’habituer à trotter à l’anglaise , doivent éviter le grand trot. Rien n’est plus pénible ; c’est assez d’une course au trot pour condamner a deux ou trois jours de repos. Le petit trot ou mieux l’entrepas sont seuls un peu supportables, encore même les Dames s’en trouvent-elles bientôt fatiguées. Mais peu de chevaux à Luchon prennent franchement cette allure.
Le galop toujours agréable au moment même est cependant très-fatiguant pour les Dames qui ne sont pas bien assises à cheval. Elles seront même quelquefois meurtries et dechirees , si faute d’habitude elles se laissent retomber de trop haut a chaque galop du cheval. En outre au moment où le cheval passe du galop au trot , elles ont à subir un froissement brusque dont tout le corps est atteint et qui arrache les entrailles.
Pour lancer le cheval au galop il faut que la Dame relève la main qui tient les rênes de manière à donner une légère secousse au cheval , en même-temps qu’elle le frappe vivement d’un coup de cravache et qu’elle l’excite par un petit cri bref et vif.
On doit éviter d’arrêter brusquement le cheval lorsqu’il est lancé au galop , et surtout de galoper dans les points où la route est tortueuse.
Lorsque l’on doit arrêter un cheval lancé au galop,