‹ Bains et courses de Lunchon. Vrai guideChapitre 25 sur 208 · MANIÈRE DE MONTER A CHEVAL · texte numérisé non relu

MANIÈRE DE MONTER A CHEVAL

il faut prévoir d’un peu loin le point où il devra cesser de galoper , et lui faire sentir légèrement la bride comme pour le prévenir que bientôt il devra changer de pas.

On ne doit jamais faire galoper les chevaux dans les descentes ; ce n’est même que dans les descentes les plus douces que l’on peut leur faire prendre le trot. Il faut les laisser au pas.

Dans les descentes très-rapides , il est toujours prudent, quelquefois indispensable, de descendre de cheval. Si Ion reste sur la selle , il faut se garder de retenu la biide ; le cheval doit avoir la tête libre. Seulement il faut tenir avec soin la. bride du cheval et etre assez attentive a sa marche pour le retenir par la bride s'il venait à broncher , ce qui est fréquent et dangereux dans les descentes rapides. On doit aussi pencher le corps en arrière dans les descentes pour assurer le pas du cheval. — Lorsque l’on est pressé d’arriver , on ne doit pas hésiter à mettre pied à terre dans les descentes rapides. Le cheval descendra beaucoup plus vite que si l’on était dessus.

Dans les montées on doit également éviter de faire trotter ni galoper les chevaux. On peut seulement presser leur pas pour gagner du temps. Dans les longues montées on peut sans danger abandonner les rênes au cheval et s’occuper entièrement autour de soi. On fera bien , ainsi que dans les fortes descentes, de laisser au cheval le libre choix de son chemin. Livres à eux-mêmes , les chevaux de montagne sont ainsi beaucoup plus solides que si l’on s’occupait de diriger et de maîtriser leur marche. En montant on doit se pencher un peu en avant.

Pour descendre de cheval , la Dame doit appuyer la main gauche sur l’épaule de son cavalier ; la main droite sur la fourche de la selle et sauter en bas.

INSTRUCTIONS GÉNÉRALES

lout cet article, je le répète, ne s’adresse qu’aux Dames qui n’étant jamais montées à cheval se font un effroi de ces courses de Luchon , auxquelles il leur est cependant impossible de se soustraire et où d’ailleurs elles prennent d’ordinaire , dès leur début , une bonne part de plaisir.

Les cavaliers qui se trouveraient dans le même cas et dans le même embarras peuvent prendre pour eux les mêmes indications , sauf celles relatives à la manière de monter à cheval.

Pour les Cavaliers. — . Les hommes pour monter à cheval saisissent à-la^fois de la main gauche la bride et la crinière du cheval , placent le pied gauche sur l’étrier gauche du cheval et s’enlèvent de manière à tomber en fourche sur la selle. On doit éviter dans cet élan de pencher le corps en avant, mais bien rester droit, et lever la jambe droite au moment où l’on se sent porté sur l’étrier.

Le guide doit remonter ou abaisser les étriers jusqu’à ce que le cavalier les sente fortement avec le pied , sans que néanmoins la jambe se trouve par eux soulevée et ployée; on ne doit mettre que la pointe du pied dans 1 étrier , abaisser le talon au-dessous du niveau de la pointe du pied, le tenir en dehors sans écarter les jambes et diriger la pointe vers la tête du cheval. Pour être bien assis et solide à cheval l’homme doit sentir qu’il tient son cheval pressé et serré sous lui, qu’il adhère au cheval par le plus de surface possible , et qu’il trouve dans ses étriers un libre et bon point d’appui.

Amazones. — Une réforme essentielle à introduire par les Dames qui viennent faire des courses dans les

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