Var. Jouissez du bonheur dont ma mort vous répond
5. Roxane garde un sang-froid odieux. Elle a le cœur de mêler l'ironie à son arrêt barbare. Elle plaisante, un poignard en main.
6. Dans le Grand et dernier Solyman^ de Mairct, on trouvait déjà cette ironie atroce dans la bouche de Soiyman, qui fait périr son fils avec son amante (V. i).
7. « Pesez bien tous ces mots ; songez que Bajazet n'est plus^ et jugez vousmême si l'âme assez atroce pour les prononcer avec tranquillité peut Cire susceptible d'amour. » (Mlle Clairon, Aperçu de Roxane.)
Roxane reprend à dessein les expressions d'Ataiide, vers lb09 : les nœuds que j'ai rompus.
Elle fait des jeux de mots sur le mariage et la mort avec une férocité placide.
8. « Ironie atroce, qui excite l'indignation du spectateur; mais le poète ne veut et ne doit pas inspirer d'autre sentiment pour Roxane. Cette férocité froide et tranquille est dans les mœurs du sérail. Hermione n'est pas si calme quand elle a ordonné le meurtre de Pyrrhus ». (Geoffroy.)