‹ Bajazet; tragédieChapitre 16 sur 161 · III. Traductions et Imitations · texte numérisé non relu

III. Traductions et Imitations

Traductions, — Traduction en prose française : Philadelphe, nouvelle égyptienne parle sieur Girault de Sainville. Paris, F. Michon, 1687, in-12.

Traductions allemandes : Bajazet. Traduction en prose allemande par J. Chr. Brostedt. Leipzig, 1756, in-iS. — Bajazety Trauerspiel in 5 Aufz,, naeh Racine^ von A. Bode. Berlin, 1803, in- 8. — Autre traduction d'Ayrenhoff, Presburg, 1804, in -8 (avec les traductions d'Andromaque et d'iphigénie. Voyez ci-dessus, p. 377, 3).

Traductions hollandaises : Bajazet Treurspel, door Th. Arends. Amsterdam, A. Dz. Oostsaan, 1662, in-8. — Bajazety Treurspel, Amsterdam, A. Magnus, 1684, in-8 de viii-63 pages. (Traduction en vers, publiée par une société, avec la devise : In magnis voluisse sat est.) — Bajazety Treutspel, door J, Nomsz. Amsterdam, D, Klip-^ pinky 1771, in-8 de xii-74 pages. (Autre traduction en vers.)

Traductions espagnoles : Tragedia. El Bayaeeto. En ires actos. Barcelona, por Carlos Gibert y Futo, impresor y lihrerOy in-4. (Traduction en vers de différentes mesures, publiée dans le dernier tiers du xviii® siècle.) — BayacetOy tragediay traducida por D. Ramon de la Cruz Cano y Olmedilla.

Traduction russe : Bajazet, tragédie en cinq actes et en vers de Racine, traduit du français par V. N. Olinn. Saint- Pétersbourg, 1827, in-8.

1735. Prosaische Uebersetzung einiger Trauerspiele aus dem Franzos is chen der Herren Racine und gresset. Leipzig. Teubuer, 1735, 8<* — Contient Bajazet.

Imitations. — En 1656, avant Racine, Segrais avait conté la même aventure dans sa nouvelle Floridon ou V Amour imprudent, tirée des Nouvelles françaises ou les Divertissements de la princesse Aurélie.

1687. Girault de Sainville, Philadelphe,

Voltaire, Zulime, tragédie.

Al. Dumas fils, la Princesse Georges, 1869..

TRAGÉDIE EN CINQ ACTES i

1. Grimod de La Reynière, dans le Censeur dramatique (1797), parle ainsi de l'habitude, prise seulement à son époque, de nommer sur l'affiche l'auteur de la pièce ;

« Nous n'approuvons pas l'habitude qu'on a prise de nommer sur l'affiche l'auteur de chaque pièce annoncée. Autrefois, on avait fait de cela une distinction très marquée. Les auteurs célèbres jouissaient seuls de ce privilège; encore ne s'accordait-il qu'à ceux qui n'étaient plus. Voltaire, dans sa vieillesse, était le seul auteur vivant nommé sur l'affiche de la Comédie-Française ; et personne sans doute ne pouvait se plaindre d'un honneur aussi bien mérité. D'ailleurs, le public d'alors était assez au fait du répertoire pour savoir toujours de qui était tel ou tel ouvrage, sans avoir besoin de l'apprendre de l'affiche. Si, quelque spectateur, par hasard, l'ignorait, il lui était bien facile de l'apprendre de ses voisins; cela établissait entre eux des conversations souvent utiles, et pour celui qui ne rougissait pas d'interroger et pour ceux qui étaient à portée d'entendre... Nous croyons donc qu'il eût été avantageux aux progrès de l'art de maintenir la distinction établie sur l'affiche entre les noms des auteurs. C'était un moyen d'émulation pour les jeunes écrivains, qui pouvaient ambitionner la gloire d'y être nommés un jour, sinon, comme Voltaire, de leur vivant, au moins lorsque la postérité aurait classé leurs talents et leurs ouvrages. L'usage actuel est, nous en convenons, plus commode pour les spectateurs modernes et satisfait davantage l'amour-propre des auteurs, qui lisent avec complaisance leurs noms sur les murailles. » (U, p. 215-217.)

Sur Grimod de La Reynière, voir l'intéressant livre de G. Desnoiresterres, Grimod de La Reynière et son groupe.

2. Sur la date exacte de la première représentation, voir Vlntroduction^ p. 30. La pièce n'est pas précédée d'une épître dédicatoire, comme tant d'autres de l'époque. Racine n'attendait pas pour vivre, comme Corneille, le prix d'une dédicace.

BAJAZET, frère du sultan Amurat^ M. Champmeslé2, ROXANE, sultane 3, favorite du sultan Amurat. M»»« d'Ennebaut*.

ATALÏDE, fille du sang ottoman s. M"« Champmeslé 6. ACOMAT, grand vizir "î. M. La Fleur».

OSMIN, confident du grand vizir. M. Hauteecche^. ZATIME, esclave de la sultane. M"«« Brécourt ^o. ZAÏRE, esclave d'Atalide. Poisson i^

La scène est à Constantinople, autrement dite Byzanee dans le Sérail du Grand Seigneur ^^.

* Avant le xyu» siècle, l'indication des personnages était donnée sous le titre : Entre-parleurs. La liste des acteurs ne figurait pas sur Tafflche

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