D'où sortent-ils alors ? » iulerroge F. Sarcey
7. Voilà toute la justification du rùlc cla Bajazet et de ses faiblesses, dont il est le premier à souffrir.
8. Ce langage est dur. C'est faire payer cher à la malheureuse Atalide une déloyauté que son amour seul lui suggérait.
AT ALI DE
Et moi, je ne vous quitte paa^. 760
Venez, cruel, venez, je vais vous y conduire; Et de tous nos secrets c'est moi qui veux l'instruire. Puisque, malgré mes pleurs, mon amant furieux ^ Se fait tant de plaisirs d'expirer à mes yeux, Roxane, malgré vous, nous joindra l'un à l'autre : 765
Elle aura plus de soif de mon sang que du vôtre ^ Et je pourrai donner à vos yeux effrayés Le spectacle sanglant que vous me prépariez*.
O ciel! que faites-vous?
AT ALI DE
Cruel ! pouvez-vous croire Que je sois moins que vous jalouse de ma gloire s? 770 Pensez-vous que cent fois, en vous faisant parler, Ma rougeur ne fût pas prête à me déceler?
Mais on me présentait votre perte prochaine.
Pourquoi faut-il, ingrat î quand la mienne est certaine. Que vous n'osiez pour moi ce que j'osais pour vous? 775 Peut-être il suffira d'un mot un peu plus doux 6; Roxane dans son cœur peut-être vous pardonne. Vous-même, vous voyez le temps qu'elle vous donne : A-t-elle, en vous quittant fait sortir le vizir '^? Des gardes à mes yeux viennent-ils vous saisir? 780
Enfin, dans sa fureur implorant mon adresse.
Ses pleurs ne m'ont-ils pas découvert sa tendresse? Peut-être elle n'attend qu'un espoir incertain Qui lui fasse tomber les armes de la main.
i. Atalide est repoussée avec perte. Elle napas eu plus de succès qu'Acomat Avec une mobilité toute féminine, elle abandonne son plan, et se jette à corps, perdu dans celui du prince. Elle veut même l'entraîner plus loin qu'il ne voudrait. La voilà devenue plus royaliste que le roi.