LA VILLE HAUTE
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construction des façades actuelles de l'hôtel de ville, qui offrent un ensemble très complet de la Renaissance suisse, très pénétrée d'influence italienne. Deux portes monumentales délicatement dessinées, ouvrent précieusement le soubassement très simple de l'édifice, qui offre familièrement aux passants de longs bancs de pierre hospitaliers. Intérieurement
L'Hotcl de Ville. Le Portique intérieur.
la cour est charmante. Un double portique formé de colonnes à plan elliptique l'enserre sur deux faces, et soutient d'un côté un escalier dont les deux étages ouverts, garnis de gros balustres de pierre, animent l'édifice du va-et-vient de sa vie intérieure. Les clefs de voûtes du portique rappellent les principaux événements de rhist<jire genevoise : César â Genève; la reconstruction de la ville par Aurelien ; la confirmation des droits régaliens par Frédéric Barberousse ; la réforme; l'escalade de 1602; — les relations avec Henri IV.
Ci E N K V E
A Textérieur à côté d'une plaque de bronze, qui commémorait la délivrance de la cité en 1535 à l'aide de l'armée Bernoise, et qui a été transportée depuis à la cathédrale de Saint-Pierre, se trouvait 1(; siège judiciaire où Ton rendit les sentences criminelles jusqu'en 1829. C'est là
que furent rendues les sentences contre Gruet-Servet, c'est là que le bourreau jeta dans les flammes le Contrat SociaJ et ÏJimile. Après une visite à l'Hôtel de Ville il semble que la légende qui veut que la Réformation ait été hostile à l'art doit être infirmée, car c'est au moment où Calvin était tout-puissant, qu'avec l'aide de réfugiés français on construisit la rampe de la Maison de "Ville et le Collège. Ces artistes réfugiés furent au xvT siècle les peintres verriers JMercier et Pellerin ; au XYiT siècle Petitot, Pattac; au xviii" siècle de Venues, Chéret, tous huguenots de France, à l'exception de deux, l'Italien César Giglio et le genevois Favre.
En face de l'hôtel de ville est une halle dont il est question dès 141 5.
C'est un curieux édifice, qu'on appelle aujourd'hui VArscnat parce qu'il abrite sous son rez-de-chaussée ouvert quelques pièces d'artillerie, et, au premier étage un musée de vieilles armures au milieu desquelles figure le « trophée de l'Escalade » - — souvenir de la dernière tentative faite par les ducs de Savoie pour s'emparer de Genève en 1602, rendu si populaire par le curieux mélange d'objets de toutes sortes qui le composent. Quel est le petit genevois qui ne connaît les incidents de cette fameuse « nuit de l'Escalade » : l'histoire de M'"*' Piaget lançant aux o-enevois la clef de l'allée de la rue de la Cité où les savovards avaient
pénétré par surprise, et celle de la mère Royaume coiffant, pour se défendre, un soldat d'une marmite? La légende a peut-être arrangé l'histoire, mais le « trophée » avec ses marteaux, ses pétards, ses lanternes
Cliché li'iissunnas.
Hôtel de Ville. La grande Grotte.
Dépôt des Archives.